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CNRS

Le Centre national de la recherche scientifique, plus connu sous le sigle CNRS, est le plus grand organisme public français de recherche scientifique

capture01-3-14.jpgJuridiquement, c'est un établissement public à caractère scientifique et technologique (EPST), il est placé sous la tutelle administrative du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Fondé par le décret-loi du 19 octobre 1939, afin de « coordonner l’activité des laboratoires en vue de tirer un rendement plus élevé de la recherche scientifique », le CNRS fut réorganisé après la Seconde Guerre mondiale et s'orienta alors nettement vers la recherche fondamentale.

En 2009, il employait environ 30 000 personnes : 26 100 permanents (11 700 chercheurs et 14 400 ingénieurs, techniciens et administratifs), ainsi que 4 000 contractuels. Son budget annuel est d'environ 3,3 milliards d'euros dont 500 millions de ressources propres. Le CNRS exerce son activité dans tous les domaines de la connaissance à travers 1100 unités de recherche et de service labellisés dont la plupart sont gérées avec d'autres structures (universités, autres EPST, grandes écoles, industries, etc.) pour quatre ans sous la forme administrative d'« unités mixtes de recherche ».

Le CNRS figure au quatrième rang mondial (après la NASA et deux autres instituts américains) et au premier rang européen (avant la Max-Planck-Gesellschaft et le CERN) selon le classement mondial « Webometrics », qui mesure la visibilité sur le web des instituts de recherche. Le CNRS figure au premier rang mondial selon l'institut Scimago qui intègre institutions de recherche et universités dans son classement fondé entre autres sur la production scientifique, le nombre de citations, la collaboration internationale, à partir de la base Scopus intégrant plus de 18 000 revues scientifiques. Il figure au deuxième rang des contributeurs à la revue Nature en 2010.

Historique

Le CNRS est né le 19 octobre 1939, de la fusion entre une agence de moyens, la Caisse nationale de la recherche scientifique et une grande institution de laboratoires et de chercheurs, le Centre national de la recherche scientifique appliquée.

La fusion est favorisée par la Seconde Guerre mondiale : les autorités françaises, ne souhaitant pas reproduire les erreurs commises lors de la Première Guerre mondiale (tous les scientifiques avaient été mobilisés, souvent comme cadres dans l'infanterie ou l'artillerie, ce qui aboutit à la disparition d'une forte proportion de jeunes savants), affectent des chercheurs au CNRS. Cette fusion ne suscita donc aucun écho dans la presse. Au commencement, une partie des recherches étaient menées pour les besoins de l'armée française. Menacé par le Régime de Vichy qui finalement le maintient confirme à sa tête le géologue Charles Jacob, le CNRS est réorganisé à la Libération. Frédéric Joliot-Curie en est nommé directeur et le dote de nouvelles Allocations de recherche.

L'arrivée de De Gaulle au pouvoir en 1958 ouvre une période qualifiée d'« âge d'or de la recherche scientifique » et du CNRS : le budget du CNRS double entre l'exercice de 1959 et 1962.

En 1966 sont créées des unités associées, ancêtres des UMR. Il s'agit de laboratoires universitaires, soutenus par le CNRS, grâce à ses moyens humains et financiers. En 1967 est fondé l'Institut national d'astronomie et de géophysique, qui deviendra en 1985 l'Institut national des sciences de l'univers (INSU). L'Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (IN2P3) est créé à son tour en 1971.

Rôle et organisation

Le CNRS est classé comme établissement public à caractère scientifique et technologique (EPST) et placé sous la tutelle administrative du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche ; il est actuellement régi par les articles L. 321-1 à L. 321-6 du code de la recherche et par le décret no 82-993 du 24 novembre 1982, modifié en dernier lieu par le décret no 2007-195 du 2 février 2007.

Le CNRS a pour missions :

  • d'évaluer, d'effectuer ou de faire effectuer toutes recherches présentant un intérêt pour l'avancement de la science ainsi que pour le progrès économique, social et culturel du pays ;
  • de contribuer à l'application et à la valorisation des résultats de ces recherches ;
  • de développer l'information scientifique, en favorisant l'usage de la langue française ;
  • d'apporter son concours à la formation à la recherche et par la recherche ;
  • de participer à l'analyse de la conjoncture scientifique nationale et internationale et de ses perspectives d'évolution en vue de l'élaboration de la politique nationale dans ce domaine.

Pour l'accomplissement de ces missions, le Centre national de la recherche scientifique peut notamment :

  • créer, gérer et subventionner des unités de recherche ;
  • contribuer au développement de recherches entreprises dans les laboratoires relevant d'autres organismes publics de recherche, des universités et autres établissements d'enseignement supérieur, des entreprises nationales, des entreprises et des centres de recherche privés ;
  • mettre en œuvre des programmes de recherche et de développement technologique ;
  • recruter et affecter des personnels de recherche dans la limite des emplois autorisés par la loi de finances ;
  • prendre en charge des déplacements et des séjours de personnels en tout lieu où les appellent les missions du centre ;
  • construire et gérer, le cas échéant, dans le cadre d'accords nationaux ou internationaux, des grands équipements de recherche ;
  • constituer des filiales et prendre des participations ;
  • participer, notamment dans le cadre des groupements d'intérêt public, à des actions menées en commun avec des services de l'État, des collectivités locales ou d'autres organismes publics ou privés, français ou étrangers ;
  • participer à l'élaboration et à la mise en œuvre d'accords de coopération scientifique internationale et de coopération pour le développement;
  • assurer l'élaboration et la diffusion de la documentation scientifique et la publication des travaux.

On peut distinguer trois rôles fondamentaux du CNRS dans la recherche :

  • Financement du fonctionnement de la recherche: Le CNRS finance 1170 laboratoires de recherche, dont 98 unités propres et 1072 unités mixtes de recherche (UMR), partagées avec un établissement d'enseignement supérieur, un autre organisme de recherche, une fondation ou une entreprise. Le CNRS participe à leur budget et à leur dotation en personnel, parfois à leurs locaux. Le Comité national du CNRS évalue tous les quatre ans ces unités de recherche, cette évaluation conditionne son apport financier, et peut donner lieu à la réorganisation ou à la rupture du contrat d'association avec l'unité.
  • Emploi et gestion de personnels de recherche: Le CNRS rémunère des chercheurs, ingénieurs et techniciens, qui travaillent en règle générale dans les unités de recherche du CNRS ou dans les unités qui y sont associées. Les chercheurs sont évalués par le Comité national tous les deux ans. Certains peuvent être également « mis à disposition » d'un autre établissement dans le cadre d'un projet de recherche.
  • Financement de projets de recherche : le CNRS sélectionne et finance des projets de recherche spécifique, auquel des chercheurs de tous statuts sont habilités à prendre part.

Ce triple rôle contribue à la difficulté de définir la part du CNRS dans la recherche en France. En pratique, un chercheur du CNRS travaille très souvent dans un laboratoire d'une université, n'importe où en France : ceci conduit généralement à une complication et un manque de lisibilité des affiliations dans les publications des chercheurs français. Il faut aussi distinguer la recherche financée par le CNRS, et celle des chercheurs du CNRS. Enfin, du fait en particulier de l'intégration du CNRS et de la recherche universitaire, les résultats de la recherche seront souvent le fruit d'une collaboration entre chercheurs du CNRS et d'autres organismes, ou universitaires. Ces dernières années, la politique suivie a été d'augmenter la part des associations entre le CNRS et les universités, ce qui a contribué à accroître la confusion des rôles et a entraîné une certaine pression corporatiste de la part des professeurs d'université. L'habilitation à diriger des recherches, délivrée par les universités, tend à devenir un point de passage obligé dans la promotion des chercheurs du CNRS.

Instituts

Le CNRS comporte dix instituts dont trois nationaux :

  • Institut de chimie (INC)
  • Institut Écologie et environnement (INEE)
  • Institut de physique (INP)
  • Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (IN2P3)
  • Institut des sciences biologiques (INSB)
  • Institut des sciences humaines et sociales (INSHS)
  • Institut national des sciences mathématiques et de leurs interactions (INSMI)
  • Institut des sciences informatiques et de leurs interactions (INS2I)
  • Institut national des sciences de l'univers (INSU)
  • Institut des sciences de l’ingénierie et des systèmes (INSIS)

Chaque institut gère la politique scientifique de son domaine.

Comité national de la recherche scientifique

C'est l'instance du CNRS chargée de l'évaluation de la recherche scientifique des unités de recherche financées par le CNRS, ainsi que, individuellement, de chaque chercheur rémunéré par le CNRS. Il est divisé en 40 sections, plus 7 sections interdisciplinaires, focalisées sur des domaines de recherche. Chaque section est composée de 21 membres, qui sont spécialistes du domaine scientifique concerné, et viennent de différents horizons (chercheurs au CNRS, dans d'autres EPST ou EPIC, dans le secteur privé, enseignants-chercheurs, chercheurs étrangers…). Un tiers d'entre eux est nommé par le ministère de la Recherche, deux tiers sont élus par l'ensemble des personnels de recherche du domaine (chercheurs, enseignants-chercheurs et ingénieurs, personnels techniques et d’administration des organismes publics et universités français), afin de permettre un contrôle des orientations scientifiques et de garantir l'indépendance de la recherche. Il n'existe pas de code déontologique et méthodologique de l'évaluation professionnelle au CNRS ; chaque section du Comité national de la recherche scientifique publie lors de son renouvellement les critères qui seront employés pour mener l'évaluation des chercheurs et des laboratoires. Les mots-clés fréquemment rencontrés comprennent la « production » scientifique, l'adéquation des recherches entreprises avec le contexte scientifique, leur rayonnement national et international, le rôle dans la formation de docteurs, l'animation et la valorisation scientifique. Les critères bibliométriques (nombre de publications dans des revues ou chez des éditeurs considérés comme pertinents) sont également utilisés, mais en regard de ces aspects qualitatifs.

Unités de recherche et de services

Le CNRS possède 98 laboratoires de recherche, dits unités propres de recherche (UPR) ou unités de service et de recherche (USR). Il participe également au financement et à la dotation en personnels de 1223 laboratoires de recherche associés à des établissements d'enseignement supérieur (pour 90 % d'entre eux) ou à d'autres organismes de recherche, sous différents types de contrat d’association :

On fait peu ou pas du tout de recherche dans les unités de service, et en conséquence le personnel de ces unités comporte très peu de chercheurs, voire aucun, mais plutôt des personnels ingénieurs, techniciens et administratifs. Parmi ces unités figure l'Institut de l'information scientifique et technique, spécialisé dans la conservation et la diffusion de publications scientifiques, y compris via internet.

Certaines structures dépendent aussi de l'un des deux instituts du CNRS :

  • l'Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (IN2P3) ;
  • l'Institut national des sciences de l'univers (INSU), qui est notamment muni d'une division technique chargée de l'élaboration ou de la maintenance de différents matériels expérimentaux de terrain, allant du navire scientifique à la sonde spatiale.

CNRS et les distinctions

De nombreux chercheurs ayant reçu des prix internationaux ont été au cours de leur carrière membres du CNRS ou bien ont travaillé dans un laboratoire associé au CNRS. Peu d'entre eux ont cependant été durablement membres du CNRS, en effet, avant 1982, celui-ci n'accordait que des emplois non fonctionnaire, et une évolution de carrière comme professeur des universités était la norme. Par ailleurs, travailler dans un laboratoire associé au CNRS ne signifie pas appartenir au CNRS.

Prix Nobel

Plusieurs des prix Nobel français ont été employés par le CNRS, notamment en début de carrière, et la plupart ont travaillé dans des laboratoires universitaires associés au CNRS, mais un seul a effectué toute sa carrière au CNRS.

Parmi ceux qui en ont été salariés à un moment de leur carrière :

  • Prix Nobel de physique
    • 1966 : Alfred Kastler, École normale supérieure (directeur de recherche au CNRS de 1968 à 1972)
    • 1991 : Pierre-Gilles de Gennes, Collège de France, École supérieure de physique et de chimie industrielles
    • 1992 : Georges Charpak, École supérieure de physique et de chimie industrielles et CERN (chercheur du CNRS de 1948 à 1959)
    • 1997 : Claude Cohen-Tannoudji, Collège de France et École normale supérieure (attaché de recherches du CNRS de 1960 à 1962)
    • 2007 : Albert Fert, Unité mixte de physique CNRS/Thales, en commun avec Peter Grünberg (physicien allemand)
  • Prix Nobel de physiologie ou médecine
    • 2008 : Luc Montagnier, Professeur émérite à l'Institut Pasteur, Unité d'Oncologie Virale, directeur de recherches honoraire au CNRS et membre des Académies des Sciences et de Médecine. Prix en commun avec Françoise Barré-Sinoussi et Harald zur Hausen.
    • 2011 : Jules Hoffmann, Directeur de Recherches émérite, Institut de biologie moléculaire et cellulaire de Strasbourg.
  • Prix Nobel de chimie
    • 1987 : Jean-Marie Lehn, Université Strasbourg I et Collège de France (chercheur du CNRS de 1960 à 1966)

Médaille Fields

Parmi les mathématiciens français ayant obtenu la médaille Fields, seul Jean-Christophe Yoccoz semble n'avoir jamais été employé par le CNRS (il a cependant travaillé dans une unité associée au CNRS), mais aucun n'y a passé plus de 10 ans.

  • 1950 : Laurent Schwartz, université de Nancy (boursier du CNRS de 1940 à 1944 à l'université de Toulouse)
  • 1954 : Jean-Pierre Serre, Collège de France (attaché, puis chargé puis maître de recherches du CNRS de 1948 à 1954)
  • 1958 : René Thom, université de Strasbourg. (chercheur du CNRS de 1946 à 1953 ??)
  • 1966 : Alexandre Grothendieck, Université de Paris. (chercheur du CNRS ??)
  • 1982 : Alain Connes, Institut des hautes études scientifiques (stagiaire, puis attaché, puis chargé de recherches du CNRS de 1970 à 1974)
  • 1994 : Pierre-Louis Lions, université Paris-Dauphine (attaché de recherches du CNRS de 1979 à 1981)
  • 2002 : Laurent Lafforgue, Institut des hautes études scientifiques (chargé de recherches du CNRS de 1990 à 2000 à Paris-XI)
  • 2006 : Wendelin Werner, université Paris-Sud 11 (chargé de recherches du CNRS de 1991 à 1997 à Paris-VI puis ENS)

Distinctions décernées par le CNRS

Depuis 1954, le CNRS décerne chaque année trois types de médailles à des chercheurs travaillant en France :

  • Une médaille d'or du CNRS au chercheur qui a contribué de manière exceptionnelle au dynamisme et au rayonnement de la recherche française.
  • Une quinzaine de médailles d'argent pour distinguer un chercheur en début de carrière mais déjà reconnu pour la qualité et l'originalité de ses travaux.
  • Une quarantaine de médailles de bronze pour récompenser et encourager un jeune chercheur, spécialiste de talent dans son domaine.

Depuis 1992, le CNRS décerne aussi une autre récompense appelée Cristal du CNRS à ses techniciens, ingénieurs et personnels administratifs pour leur « maîtrise technique et leur esprit innovant ». Depuis 2011, le CNRS décerne une médaille de l'innovation pour honorer une recherche exceptionnelle sur le plan technologique, thérapeutique, économique ou sociétal.

CNRS en chiffres

  • Au 1er janvier 2003, il y avait 26 167 employés statutaires du CNRS.
  • Au 1er janvier 2004, ils étaient 26 080.
  • La dotation de l'État au CNRS s'élevait à 2 214 millions d'euros en 2004. Ses ressources propres s'élevaient à 513 millions d'euros (2007). À titre de comparaison, le budget de recherche de l'Université de Californie en 2004 était de 2 950 millions de dollars (800 millions de fonds propres).
  • L'échelle des salaires en janvier 2006 allait de 1 477 euros (salaire mensuel brut minimal d'un adjoint technique de la recherche début de carrière) à 6 243 euros (pour un directeur de recherche hors classe, fin de carrière). Les salaires mensuels bruts moyens des chercheurs étaient 5912 (DRCE), 4949 (DR1) 3903 (DR2), 3192 (CR1), 2459 (CR2) ; ceux des ingénieurs : 4468 (IRHC), 3897 (IR1), 3029 (IR2), 3845 (IEHC), 3180 (IE1), 2607 (IE2), 3228 (CMR), 2329 (AI) ; ceux des techniciens : 2300 (TCE), 2147 (TCS), 1920 (TCN), 1897 (AJTP), 1676 (AJT), 1625 (AGTP), 1574 (AGT). Une estimation du montant du salaire net peut être obtenue en retranchant 20 % au montant salaire brut.
  • Plus de 4 000 brevets actifs. Depuis 10 ans le CNRS figure dans la liste des 10 "entreprises ou établissements Français" qui déposent le plus de brevets (source INPI).

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CNES

Le Centre national d'études spatiales (CNES) est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) français

capture01-4-12.jpgChargé d’élaborer et de proposer au gouvernement la stratégie spatiale française, et de la mettre en œuvre. Le CNES dispose d'un budget de 1,865 milliards d'euros en 2010, ce qui reste le plus important en Europe malgré une relative stagnation au cours des dernières années. Il comprend la part reversée à l'Agence spatiale européenne (685 millions d'euros), qui est consacrée essentiellement aux missions scientifiques (astronomie, exploration du système solaire, étude de la Terre) et aux investissements dans les lanceurs. La part investie directement par le CNES porte dans l'ordre d'importance sur les lanceurs et la gestion de la base de lancement de Kourou (359 M€), les missions militaires (247 M€), scientifiques (169 M€), l'étude de la Terre généralement dans le cadre de coopérations binationales (105 M€), les développements autour des satellites de télécommunication et de navigation par satellite (42 M€). Le CNES est placé sous la tutelle conjointe des ministères de la Recherche et de la Défense. Il fut créé sous l'impulsion du général de Gaulle, le 19 décembre 1961.

Historique

Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Alliés s'intéressent aux travaux réalisés par les Allemands sur les fusées et chaque pays s'efforce de collecter un maximum d'informations techniques et de s'adjoindre l'aide de techniciens allemands ayant travaillé sur les V2. Pour la France, c'est le LRBA (Laboratoire de recherches balistiques et aérodynamiques) qui est chargé de mettre au point les premiers engins aboutissant à la fusée-sonde Véronique. Ces développements intéressent à la fois les scientifiques et les militaires. La guerre froide, le lancement de Spoutnik et la politique d'indépendance du Général De Gaulle placent bientôt la recherche spatiale dans les priorités du Gouvernement.

En 1959 est formé le Comité de Recherches Spatiales (CRS) chargé de coordonner les activités spatiales françaises. La même année, l'industrie aérospatiale crée la SEREB (Société pour l'étude et la réalisation d'engins balistiques) dont les réalisations militaires (Programme Pierres précieuses) aboutiront à la fusée Diamant, premier lanceur spatial français. Pour mener un véritable programme spatial, il manque un organe de coordination et d'animation. Il est créé le 19 décembre 1961 sous la forme d'un établissement public dénommé Centre national d'études spatiales (CNES). Sa première mission est de placer la France dans le club des puissances spatiales au côté de l'URSS et des États-Unis. Cet objectif est atteint le 26 novembre 1965 avec le lancement de Diamant A depuis le Centre interarmées d'essais d'engins spéciaux à Hammaguir (Algérie).

De 1961 à 1981, le CNES sera le moteur de l'Europe spatiale. Durant ces années, les structures indispensables à un programme spatial sont mises en place : lanceurs, satellites, ensemble de lancements, centres d'opérations et réseau de stations de contrôle, laboratoires, etc. alors que les autres États européens ont de fortes réticences pour s'engager. Parallèlement, une industrie spatiale compétente et dynamique voit le jour en France.

Dans les années 1980, l'Agence spatiale européenne (ASE, « European Space Agency » (ESA) de son nom anglais) que le CNES a contribué à créer et qu'il a dotée de la fusée Ariane devient une grande agence et de nombreux programmes à vocation internationale lui sont confiés. Le CNES représente la France à l'ESA et il recadre avec succès ses activités sur un programme national ambitieux beaucoup plus tourné vers les applications.

Grandes applications spatiales (1980-1995)

Dès 1974, le budget français consacré à l'espace (10 % du budget de recherche) est attribué majoritairement aux programmes européens. Ceci a pour conséquence le gel de plusieurs projets du CNES (Dialogue, Géole, Centre spatial guyanais, Diamant B-P4) et le transfert progressif vers l'ESA de programmes internes (Météosat, Ariane). Le CNES vit une période socialement et techniquement difficile. En quelques années, il va accomplir sa mutation grâce à l'équipe de direction menée par le Président Hubert Curien et le Directeur général Yves Sillard.

En 1977, les directives du Gouvernement mettent l'accent sur les missions prioritaires de l'établissement qui sont notamment :

  • Qualifier le plus rapidement possible la fusée Ariane et lancer sa production dans le cadre de l'Agence spatiale européenne. Le CNES finance les deux tiers du programme et assume par délégation la Direction industrielle pour le développement et la production.

Cet objectif est atteint le 24 décembre 1979 avec le lancement réussi d'Ariane 1 de la base de Kourou. Le lanceur est amélioré plusieurs fois pour aboutir à Ariane 4 qui assure très vite la majorité des lancements commerciaux. Jusqu'à 2003, 144 Ariane de ces premières générations ont été lancés (dont 116 Ariane 4) avec un taux de succès exceptionnel. Ariane 5, plus puissant, prendre la suite.

  • Faire l'étude interne d'un programme national de satellites d'observation de la Terre.

Ce sera le projet de satellite SPOT dont l'étude est réalisée au Centre spatial de Toulouse. Il semble bien que ce soit une compensation donnée aux équipes d'ingénieurs de Toulouse que la nouvelle politique a laissés sans programme majeur. La décision est néanmoins judicieuse puisque SPOT va devenir un programme phare du CNES. Cinq satellites ont déjà été lancés et le service est opérationnel depuis 1986. Les satellites militaires Helios sont dérivés des SPOT de dernières générations.

  • Contribuer à la création de structures nationales permettant à la France d'aborder dynamiquement les marchés à l'exportation qui se profilent.

Le programme spatial français et très vite le programme européen ont permis à l'industrie de développer des compétences dans le domaine des équipements composant les lanceurs et les satellites et aussi dans la maîtrise d'œuvre de ces ensembles complexes. Le CNES, maître d'ouvrage, a contribué à l'acquisition de ces compétences et il poursuit cette action notamment sur la Qualité-Fiabilité, les procédures de Management et la formation des jeunes ingénieurs aux techniques spatiales.

  • En télécommunications, malgré le succès de Symphonie, on n'envisage pas de poursuivre un effort national. On appuiera l'Europe et son programme ECS pour prendre en charge les radiocommunications (téléphone, télévision, transmission de données).

Cette décision est revue quelques années plus tard à la demande de la DGT et de TDF souhaitant garder leur autonomie dans ce secteur très concurrentiel. Le CNES lance alors au profit et selon les directives de ces administrations les programmes TELECOM et TDF. Sept satellites Télécom de deux générations sont lancés entre 1984 et 1996. Deux satellites de télévision TDF sont mis en orbite en 1988 et 1990. Dès la fin des années 80, l'aspect commercial prend le dessus et ce sont les opérateurs qui passent commande à l'industrie (Astra, Eutelsat,…).

Les activités du CNES en faveur de la recherche scientifique ne diminuent pas, mais les réductions de budget orientent les réalisations vers des programmes en coopération et vers des expériences embarquées sur des satellites de la NASA, de l'URSS et de l'ESA. On retiendra deux projets marquants qui sont Argos et TOPEX-Poséidon. Un programme très actif de fusées sondes et de ballons stratosphériques et troposphériques est poursuivi. Il permet aux laboratoires scientifiques de poursuivre leurs recherches et de maintenir des équipes compétentes.

Les années 1980 sont enfin pour le CNES le début des vols habités en coopération avec l'URSS (Jean-Loup Chrétien en 1982) puis les États-Unis (Patrick Baudry en 1985), ouvrant la voie à la médecine spatiale. C'est aussi l'engagement d'études et de travaux pour réaliser la navette Hermès qui doit être mise en orbite par le futur lanceur européen Ariane 5. Hermès, qui mobilise les efforts pendant huit ans, est finalement abandonné en 1993 alors que la recherche spatiale a perdu de son importance avec la fin de la Guerre froide et que la commercialisation des satellites d'application est bien établie.

Aujourd'hui, priorité à la société et à l'environnement

Pour le grand public, le CNES a un nom difficile à retenir et des activités mal connues. C'est pourquoi derrière ce sigle ont toujours été ajoutés quelques mots résumant l'image que l'Établissement souhaite donner de sa mission. Ce fut « Pour un Espace utile » quand sont apparues les premières applications, bientôt changé en « L'Espace au service de l'Homme » pour personnaliser le message. Quand vers 1990 l'accent a été mis sur les problèmes climatiques et la pollution, le CNES a annoncé « L'Espace au service de la Terre ». Ce thème a peu changé puisqu'en 2008, le CNES propose De l'Espace pour la Terre. Le CNES affiche ainsi une mission de service public en plus de son rôle de préparation et de mise en œuvre de la politique spatiale de la France au sein de l'Europe. Le siège du CNES est situé à Paris, et ses services définissent les grandes orientations stratégiques de l'entreprise et les programmes prioritaires.

Cinq grands programmes

Le CNES travaille en collaboration avec Arianespace (Évry) et l'Agence spatiale européenne (ESA), sur cinq domaines d'activité :

  1. Accès à l'espace (lanceurs)
  2. Terre, environnement et climat (Développement durable)
  3. Applications grand public
  4. Science et innovation
  5. Sécurité et Défense

Le Centre National d'Études Spatiales est à l'origine de quantité de projets spatiaux, même si ce n'est pas lui qui fabrique les lanceurs ou les satellites. Dans le cas des lanceurs, après avoir conçu la filière Ariane, le CNES agit aujourd'hui comme autorité de conception et de qualification pour le compte de l'État français qui est l'État de lancement. Le CNES joue aussi le rôle d'assistant au maître d'ouvrage, l'Agence spatiale européenne pour les nouveaux développements.

Lanceurs (accès à l'espace)

Le CNES, pour des raisons historiques, est l'agence spatiale européenne la plus impliquée dans le développement des lanceurs européens. Le CNES prend en charge une partie de la gestion de la base de lancement de Kourou et les investissements nécessaires pour accueillir les nouveaux lanceurs Soyouz et Vega. Il participe par ailleurs au développement de la version Ariane 5 ME, qui pourrait en 2018 remplacer Ariane 5 ECA et dispose de capacités plus importantes et de plus de souplesse grâce au moteur cryogénique Vinci. Enfin, il participe à la réflexion sur le futur lanceur européen en explorant plusieurs thématiques : évolution de la propulsion solide, avionique, propulsion kérosène/oxygène.

Terre, environnement et climat (Développement durable)

Le CNES participe à plusieurs missions de l'ESA en fournissant des instruments ou au niveau de l'exploitation des résultats. Elle mène par ailleurs des missions lourdes en coopération dans le domaine océanographique avec la NASA et développe des micro-satellites en coopération avec l'Inde et la Chine. Plusieurs projets de mission sont à différents stades d'approbation. Les missions auxquelles le CNES participe sont les suivantes :

  • Exploitation des données fournies par les satellites océanographiques franco-américains Jason, dont le dernier exemplaire Jason-3 doit être lancé en 2014.
  • Participation à la mission de l'ESA GOCE dédiée à la géodésie, lancée en 2009 et prolongée jusqu'à fin 2012.
  • Participation à la mission de l'ESA SWARM chargé de l'étude détaillée du champ magnétique terrestre, lancée en 2012.
  • Participation à l'exploitation du satellite de l'ESA SMOS de mesure de la salinité des océans et de l'humidité des sols. Ce satellite a été lancé en 2009.
  • Exploitation des données du satellite franco-indien Megha-Tropiques d'étude du cycle de l'eau dans les régions tropicales. Le satellite a été lancé en 2011.

Les projets en cours de développement sont ;

  • La mission franco-indienne Saral qui embarque pour la première fois dans une mission d'altimétrie utilisant un radar en bande Ka. Le satellite doit être lancé en 2012.
  • La mission franco-chinoise CFOSAT de mesure de la distribution des vagues de l'océan. La date de lancement prévue est 2015.

Les projets de mission sont

  • Le satellite MicroCarb qui serait chargé de mesurer le dioxyde de carbone dans l'atmosphère de la Terre.
  • La mission Merlin étudiée avec l'Allemagne consiste à mesurer la teneur en méthane.
  • SWOT : projet de mission franco-américaine d'altimétrie qui prolonge les données fournies par l'altimétrie océanographique (missions Jason) aux eaux continentales.
  • Biomass : projet de mesure de la biomasse pour une future mission du programme Living Planet de l'ESA.
  • Au niveau de l'instrumentation, le CNES étudie un successeur au sondeur infrarouge IASI développé pour le satellite météorologique européen MetOp.

Applications grand public

  • Satellites de télécommunications :
    • Développement de la plateforme Alphabus
    • Conception d'une charge utile flexible (projet Flip)
  • Navigation par satellite
    • Le CNES est l'un des concepteurs du système Cospas-Sarsat, programme international de recherche et sauvetage de véhicules maritimes, aéronautiques ou terrestres en tout point du globe. Initié en 1982, il est composé d'une constellation de satellites survolant en permanence la Terre à l'écoute des signaux émis par les balises de détresse. Les satellites de navigation européens Galileo emportent une charge utile Cospas-Sarsat ce qui va accroître les performances du système : les temps d'alerte seront réduits et la localisation portée à quelques mètres. Le CNES est chargé de valider le service SaR/Galileo et d'assurer sa mise en œuvre opérationnelle pour le compte de l'Agence spatiale européenne.
  • Études :
    • Programme MM2G (Multimédia de deuxième génération) : couverture complémentaire par satellite des besoins internet haut débit avec lancement d'un satellite vers 2015.
    • Couverture des besoins de mobiles à très haut débit à usage professionnel. Nécessite le déploiement de satellites non-géostationnaires avec des antennes de grand diamètre (20 mètres).
  • Participation au projet ESA d'évolution du système EGNOS

Applications scientifiques (sciences et innovations)

Les projets scientifiques et technologiques du CNES portent sur l'astronomie, l'étude du système solaire, la physique fondamentale et la mise au point de nouvelles techniques spatiales.

Astronomie :

  • Réalisation et mise en œuvre du télescope spatial Corot. Cette mission franco-européenne (participation du CNES de 70 %) est dédiée à l'analyse des mouvements sismiques des étoiles et la recherche d'exoplanètes. Lancée en 2006, la mission a été prolongée jusqu'en 2013.
  • Participation à l'observatoire spatial infrarouge de l'ESA Herschel lancé en 2009.
  • Participation à l'observatoire spatial submillimétrique de l'ESA Planck lancé en 2009.
  • SVOM est un projet franco-chinois à l'étude d'observatoire en rayons X.

Exploration du système solaire :

  • Picard, lancé en 2010, est un micro-satellite qui étudie le Soleil
  • Participation à la mission martienne de la NASA Mars Science Laboratory via les instruments embarqués ChemCam et SAM.
  • Participation à la mission conjointe ESA/Japon BepiColombo vers Mercure
  • Participation au projet conjoint ESA/NASA ExoMars
  • Participation au projet ESA Rosetta
  • Satellite Taranis d'étude des phénomènes énergétiques associés aux orages

Physique fondamentale :

  • Microscope : satellite destiné à vérifier le principe d'équivalence avec une précision inégalée (lancement prévu en 2015).
  • Pharao  : horloge atomique expérimentale embarquée à bord de la station spatiale internationale en 2013.

Technologie :

  • T2L2 : expérience de synchronisation d'horloge atomique par lien laser et satellitaire embarquée sur le satellite Jason-2 lancé en 2008.
  • Participation au projet suédois Prisma d'expérimentation sur les vols de satellites en formation.

Sécurité et défense

  • Helios : satellites de reconnaissance optique lancés entre 1995 et 2009.
  • Elisa  : micro-satellites d'écoute (Elint) lancés en 2011.
  • Athéna-Fidus : projet franco-italien de satellites de télécommunications militaires.
  • MUSIS : projet européen de satellite de reconnaissance militaire. La France est chargée de développer le composant optique champ étroit.

Budget

En 2010 le budget du CNES a été de 1,865 milliard d'euros dont 1 405 M€ fournis par l’État et 460 M€ issus de contrats externes. 685 M€ ont été dépensés dans le cadre du programme spatial de l'Agence spatiale européenne et 1 164 M€ dans le cadre de programmes multilatéraux. Le solde est versé à l'apport au fonds de roulement (15 M€).

Les dépenses au titre du programme multilatéral se ventilent de la manière suivante :

  • Lanceurs (accès à l'espace) : 359 M€
  • Sécurité et défense : 247 M€
  • Sciences spatiales et préparation de l'avenir : 169 M€
  • Terre environnement et climat : 105 M€
  • Applications grand public : 42 M€
  • Ressources mutualisées : 119 M€
  • Directions centrales : 49 M€

Le solde (74 M€) correspond à TVA et la taxe sur les salaires.

Filiales et participations

Le CNES a une participation majoritaire dans deux sociétés :

  • CLS (57,6 %) : gestion des systèmes Argos et Doris, réalisant un chiffre d'affaires de 57 7 M€. Les autres actionnaires sont la NASA et la NOAA.
  • Novespace (99,9 %) : société qui organise des vols paraboliques à bord d'un Airbus permettant de courtes phases d'apesanteur à des fins scientifiques. Le chiffre d'affaires en 2010 est 7 6 M€

Le CNES détient une participation de 34,81 % dans Arianespace, qui commercialise les lancements des fusées Ariane 5, Vega et certains des vols de Soyouz. Arianespace est une source de pertes récurrentes (part du CNES : 77 9 M€ en 2010).

Centre Spatial de Toulouse

Le Centre spatial de Toulouse s'étend sur une cinquantaine d'hectares dans la zone de Rangueil-Lespinet. Proche du site historique de Montaudran (Aéropostale), il est au centre d'un vaste complexe scientifique et universitaire à vocation aérospatiale où se trouvent notamment des Écoles (Université Paul Sabatier, ISAE (Sup Aéro), ENAC, IAS, INSA ..), des Laboratoires (CERT-ONERA, LAAS, CESR, OMP (LEGOS, DTP), GRGS, CESBIO  et des entreprises aérospatiales (EADS Astrium Satellites, Thales Alenia Space, Spot Image, CLS-Argos, Intespace

 Ses missions couvrent, à l'exception des lanceurs et de leurs lancements, l'essentiel des tâches techniques et d'assistance aux scientifiques qui sont de la responsabilité du CNES. On distingue dans ses activités :

  1. Le management des projets.
  2. Les études de recherche et technologie.
  3. Les centres d'opération pour les mises à poste et la gestion en orbite.
  4. Les moyens informatiques et d'études mathématiques.
  5. Les supports: Administration, logistique et Communication.

Le centre de Toulouse regroupe 1 737 personnes fin 2010 dont une majorité d'ingénieurs et cadres.

Centre Spatial Guyanais

Le Centre spatial guyanais (CSG) a été créé en 1964. Il est installé à Kourou dans le département de la Guyane.

Il est dénommé "port spatial" de l'Europe, depuis lequel les lanceurs Ariane, Soyouz et Vega sont envoyés dans l'espace. C'est une mission complexe, où le CNES met à la disposition de l'ESA et d'Arianespace une base spatiale fiable, sûre, et performante, et garantit au nom de la France la sécurité des biens et des personnes. Le site de Kourou possède une position géographique exceptionnelle, proche de l'équateur, qui autorise des lancements vers l'est (en bénéficiant de la vitesse d'entraînement de la Terre) ou le nord dans des conditions de sécurité maximales : le lanceur ne survole aucune terre avant 4 000 km.

Le centre de Kourou regroupe 277 personnes fin 2010.

Centre d'Évry - Direction des Lanceurs

La Direction des Lanceurs (DLA) s'installe dans la ville nouvelle d'Évry en 1974 à la fermeture de Brétigny-sur-Orge. Elle assure le développement des lanceurs Ariane et accompagne la phase de production industrielle pour le compte d'Arianespace. Elle est responsable du premier étage du lanceur Vega et est le maître d'œuvre du pas de tir de Soyouz en Guyane. Elle prépare l'avenir en travaillant sur les nouvelles générations de lanceurs et de systèmes de propulsion.

Le centre d’Évry regroupe 234 personnes fin 2010.

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IHES

Institut des hautes études scientifiques

Un institut privé français qui soutient la recherche avancée en mathématiques et en physique théorique. Il est situé à Bures-sur-Yvette, près de Paris.

L'IHÉS, fondé en 1958 par l'homme d'affaires et mathématicien Léon Motchane avec l'aide de Robert Oppenheimer et Jean Dieudonné, a pour objectif de rassembler les meilleurs chercheurs. Il accueille un petit nombre de professeurs permanents, nommés à vie, et environ 200 visiteurs par an pour des séjours de trois mois en moyenne. Il y a aussi un petit nombre de visiteurs de longue durée. La recherche n'est pas dirigée : chaque chercheur est libre de poursuivre ses propres objectifs. Les professeurs permanents doivent être présents au moins 6 mois par an.

Le choix du fonctionnement de l'IHÉS aurait été influencé par Oppenheimer, qui dirigeait alors l'Institute for Advanced Study (IAS) à Princeton. La forte personnalité d’Alexandre Grothendieck et la vaste portée de ses théories révolutionnaires ont profondément marqué les dix premières années de l'IHÉS. René Thom était un autre personnage marquant, ainsi que Dennis Sullivan, qui avait un talent particulier pour encourager les échanges fructueux entre les visiteurs.

L'IHÉS publie une revue mathématique, les Publications mathématiques de l'IHÉS, qui a acquis une très bonne réputation.

Personnalités

Parmi les grands mathématiciens qui furent ou sont professeurs permanents, on peut citer :

  • Alexandre Grothendieck,
  • Jean Bourgain,
  • Alain Connes,
  • Pierre Deligne (qui est ensuite parti à l'IAS),
  • René Thom,
  • Mikhaïl Gromov,
  • Laurent Lafforgue,
  • Maxim Kontsevich,
  • Ahmed Abbes
  • David Ruelle

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ÉCOLE SUPERIEURE D’ELECTRICITE « SUPELEC »

Plus communément appelée Supélec, est une grande école d’ingénieurs française privée associative, avec une mission de service public

 Elle est généraliste, bien qu’orientée vers les sciences de l’énergie et de l’information et des Systèmes. À l'origine située à Malakoff proche de Paris, Supélec possède à présent trois campus, à Gif-sur-Yvette, Metz et Rennes qui se différencient par leurs thèmes de recherche.

Au XXIe siècle, elle forme environ 475 ingénieurs par an, et assure également des missions de formation continue. Supélec est un membre actif de la conférence des grandes écoles (CGE).

En 2009, Supélec est en phase de rapprochement avec l’École centrale Paris. Cette alliance a débouché sur la création d'une option commune (l'option Energie), sur une coopération dans l'organisation d'un forum d'entreprise unique (Le forum Centrale-Supélec) ainsi que dans la conception d'une marque commune. Enfin, comme les Écoles centrales, Supélec fait partie du réseau international Top Industrial Managers for Europe (TIME).

En janvier 2007, Supélec décide de participer à un Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES), de nature académique, créé dans le Sud de l’Île-de-France : UniverSud Paris, avec pour objectif à long terme la construction d’une grande université à visibilité internationale renforcée. Ce PRES réunit d’ores et déjà environ 50 000 étudiants, 155 laboratoires de recherche dont 130 associés à des organismes de recherche, notamment les CNRS et INSERM. Les membres fondateurs d’UniverSud Paris sont les universités d'Évry-Val d'Essonne, Paris-Sud 1, Versailles Saint-Quentin en Yvelines (UVSQ), l'École Centrale, Supélec et l’ENS de Cachan. Parmi les grandes écoles du territoire sud francilien associées à UniverSud Paris, on peut citer HEC Paris, l'École polytechnique, AgroParisTech, et SupOptique.

Supélec fait partie du projet du campus du plateau de Saclay.

Depuis septembre 2007, Supélec est une grande école habilitée à délivrer le diplôme national de docteur. Elle a délivré, à ce titre, soixante-trois diplômes de docteur en 2009. A cette même date 269 doctorants effectuaient leur thèse dans les locaux de l'école.

Elle a également délivré, en 2009, 80 diplômes de master Recherche et soixante diplômes de mastères spécialisés.

L’école

L’École supérieure d’électricité a été fondée en 1894 par la Société internationale des électriciens, actuellement Société des électriciens et des électroniciens (SEE). Il s’agissait alors de former les ingénieurs pour l’industrie électrique en plein développement.

Elle ne devient l’Association Supélec qu’en 1987. Les quatre membres fondateurs de cette association sont la Société des électriciens et des électroniciens (SEE), la Fédération des industries électriques, électroniques et de communication (FIEEC), le groupe Électricité de France (EDF) ainsi que la Société des ingénieurs Supélec (renommée Amicale des ingénieurs Supélec en 1995).

Supélec est donc installée sur trois sites : Gif-sur-Yvette, Metz et Rennes. Chaque campus accueille à la fois les bâtiments d’enseignement et les résidences des élèves. La très grande majorité des élèves vivent sur les campus, d’où une vie associative particulièrement riche.

Anciens directeurs de l’école

L’École supérieure d’électricité est une association loi de 1901 avec une mission de service public. Le premier poste de recette est représenté par les contrats de recherche (25 %). Les subventions de l’État, avec qui elle signe des contrats quadriennaux, représentent respectivement 23 % pour le Ministère de l’Économie et des Finances et 22 % des recettes en 2009 pour le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Les frais de scolarité représentent 5 % des recettes totales1.

Modalités d’admission en cycle Ingénieur

Le recrutement des élèves-ingénieurs se fait principalement sur concours après les classes préparatoires aux grandes écoles. La voie d’accès principale est le concours Centrale-Supélec (filière de classes préparatoires MP, PSI, PC, PT, TSI), mais une partie des étudiants est issue de l’université et vient de DUT, de licences ou de masters scientifiques. L’exigence d’un très bon dossier et la réussite à un test en sciences est nécessaire à ces « admis sur titres » pour intégrer l’école.

Formation initiale

Supélec est habilitée par le ministre de l’enseignement supérieur, sur avis de la Commission des titres d'ingénieur, à délivrer à ses étudiants un titre d’ingénieur diplômé au terme d’une formation de trois années5.

Les deux premières années sont organisées en huit séquences de huit semaines. Durant ces huit séquences, l’étudiant acquiert diverses connaissances dans les domaines des sciences de l’information et de l’énergie électrique ainsi que des connaissances lui permettant de se préparer à la vie en entreprise (en national ou en international). Une partie du temps est aussi réservée au sport, à l’étude de langues étrangères vivantes et à l’élargissement de ses horizons grâce à des cours dit électifs portant sur des sujets variés.

  • Exemples de matières du tronc commun des deux premières années :
    • Mathématiques appliquées (probabilités, statistiques, analyse statistique des signaux aléatoires…)
    • Physique théorique (physique électronique des solides, physique quantique…)
    • Télécommunications (signaux et systèmes, électronique HF…)
    • Énergie (électrotechnique…)
    • Informatique (génie logiciel, architecture des systèmes informatiques…)
    • Économie, droit (micro-économie, droit de l’entreprise, gestion de projet…)
  • Les électifs sont très variés et vont de la physique nucléaire jusqu’à la finance en passant par le management ou la négociation de contrats.

Troisième année

La troisième année est plus particulière. Elle peut se dérouler à l’étranger pour les étudiants souhaitant acquérir un double diplôme grâce aux nombreux partenariats avec des universités étrangères.

Par ailleurs, l’école a noué de nombreux partenariats qui permettent en troisième année de faire :

  • son option de troisième année à l’École centrale Paris
  • un double diplôme ou un master à l’étranger (40 % des étudiants)
  • un double diplôme à l’École nationale supérieure d'arts et métiers (ENSAM)
  • un double diplôme à l’École nationale supérieure du pétrole et des moteurs (ENSPM)
  • un double diplôme à l’Institut national des sciences et techniques nucléaires (INSTN)
  • un double diplôme à l’École supérieure de commerce de Paris — Europe (ESCP Europe)
  • en parallèle le master Assurance et Gestion des Risques à Dauphine
  • en parallèle un master Recherche.
  • en parallèle le master Administration des Entreprises (MAE) à Institut d'administration des entreprises de Rennes — Institut de gestion de Rennes (IGR-IAE Rennes).

Quel que soit le campus (Gif, Rennes, Metz), le diplôme décerné est le même ; les étudiants sont d’ailleurs souvent appelés à changer de campus en troisième année afin d’y poursuivre l’option qui les intéresse. La cérémonie de remise des diplômes a lieu courant septembre.

Formation continue

Supélec propose un catalogue de formation continue, parmi lesquelles on peut citer plusieurs mastères spécialisés (formation d’un an).

  • Mastère spécialisé en logistique des grands systèmes : management des systèmes et des services sur leurs cycles de vie, traitant du Soutien Logistique Intégré (en partenariat avec Thales Université)
  • Mastère spécialisé en management et ingénierie des systèmes (en partenariat avec Ligeron)
  • Mastère spécialisé en réseaux informatiques et télécommunications
  • Mastère spécialisé en cybersécurité (mastère co-réalisé avec l’ENST Bretagne)
  • Mastère spécialisé en business consulting (mastère co-réalisé avec l’ESCP-EAP)
  • Mastère spécialisé en chargé d’affaires en technologies de l’information (mastère co-réalisé avec l’ESC Rennes)
  • Mastère spécialisé d’ingénieur d’affaires pour les nouveaux marchés de l’énergie (en partenariat avec le CEGOS)

Recherche

Supélec pratique la recherche amont et industrielle, notamment dans le cadre de la formation des élèves (projet de fin d’études effectué pour le compte d’une entreprise).

L’École a obtenu en 2007, en commun avec l’École centrale Paris, le label Carnot, un mode de financement de la recherche qui favorise les partenariats avec les entreprises, pour le groupement C3S (Centrale-Supélec sciences des systèmes).

Supélec est très investie dans le domaine de la recherche, elle est l’une des trois seules écoles en France avec l’ENS Ulm et l’École polytechnique à faire partie de deux réseaux thématiques de recherche avancée.

Partenariats

Échanges à l'étranger et doubles diplômes

La composante principale de l’action internationale de Supélec concerne les échanges d’étudiants. Ces échanges intéressent d’une part les élèves français effectuant une partie de leurs études à l’étranger (leur troisième année), d’autre part les étudiants d’origine étrangère venant étudier à l’école.

L’action internationale de Supélec se traduit également par la présence dans les laboratoires et services de l’École d’un nombre important de chercheurs, de professeurs et de doctorants étrangers.

Les élèves français peuvent effectuer un ou plusieurs stages à l’étranger, en entreprise ou dans un laboratoire universitaire, que ce soit le stage d’été en fin de première ou de deuxième année, le travail de fin d’études à l’issue de la dernière année, ou encore un stage long (un an) entre la deuxième et la troisième année. Les élèves entrés en première année ont également la possibilité d’effectuer la troisième année d’études à l’étranger dans près de 90 universités étrangères (dont le MIT, Columbia, Berkeley, Cambridge, Oxford, l’Imperial College et l'University College London à Londres et KTH à Stockholm). Selon l’institution d’accueil ou le choix de l’élève, ce séjour peut conduire à l’obtention d’un double diplôme (diplôme d’ingénieur Supélec et diplôme étranger : master américain, australien, canadien, japonais, singapourien, ou diplôme d’ingénieur en Europe). Dans ce cas la durée de la scolarité est allongée de six à douze mois.

Des accords particuliers entre Supélec et l’établissement messin du Georgia Institute of Technology (Georgia Tech Lorraine) permettent aux élèves effectuant leur troisième année sur le campus de Metz de suivre, en même temps que l’enseignement de Supélec, l’enseignement du master américain et d’obtenir ainsi les deux diplômes dans des conditions privilégiées.

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UNIVERSITE PARIS SUD

L'université Paris-Sud (université Paris XI) est une université créée le 1er janvier 1971 et située sur les départements de l'Essonne, des Hauts-de-Seine et du Val-de-Marne

 Elle comporte 127 laboratoires de recherche, cinq UFR, trois IUT, et une EPU (école d’ingénieurs). Elle est présidée par le professeur Jacques Bittoun.

L'université comporte plusieurs pôles, répartis sur les communes suivantes : Antony, Bures-sur-Yvette, Cachan, Châtenay-Malabry, Gif-sur-Yvette, Le Kremlin-Bicêtre, Orsay, Le Plessis-Robinson, Sceaux. Elle est le plus grand des membres du pôle de recherche et d'enseignement supérieur UniverSud Paris. À ce titre, elle fait partie du grand projet Campus du plateau de Saclay. Le campus scientifique d'Orsay est le plus grand campus scientifique de France et est aussi reconnu comme parc botanique.

Quatre lauréats de la médaille Fields ont fréquenté l'établissement, Laurent Lafforgue, Jean-Christophe Yoccoz, Wendelin Werner et Ngô Bảo Châu, ainsi que les prix Nobel de physique, Pierre-Gilles de Gennes et Albert Fert.

Siège de l'Université Paris-Sud 11, Orsay doit aux physiciens Frédéric et Irène Joliot-Curie de s'être développée au sein d'une « Silicon-Valley » à la française.

Dès les années 1940, les deux chercheurs avaient déjà envisagé une décentralisation de l'Université de Paris vers la banlieue sud. En 1942, Irène Joliot-Curie avait même signalé au recteur de l'Université l'existence d'un site potentiel sur le plateau de Saclay.

L'événement décisif survint quelques années plus tard, (en 1954) quand la France décida d'assortir sa participation au CERN d'un développement de sa propre recherche en physique nucléaire. Irène Joliot-Curie proposa la création de l'Institut de physique nucléaire d'Orsay et les travaux commencèrent dès 1955.

Elle mourut en 1956, et c'est Frédéric qui fut le premier directeur de l'Institut. Dans le même temps, se construisit le Laboratoire de l'accélérateur linéaire (LAL).

Parallèlement la situation des enseignements à la Sorbonne devenait de plus en plus critique et l'extension vers la halle aux vins tardait à se faire. C'est ainsi qu'en 1958 fut décidé le transfert à Orsay d'une partie des enseignements de la faculté des sciences de Paris.

En 1965 fut reconnue l'indépendance de la faculté des sciences d'Orsay et en 1970, l'application de la loi d'orientation de l'enseignement supérieur fit du centre d'Orsay l'une des composantes de l'Université Paris-Sud, enrichie par ailleurs des facultés de Médecine (UFR de Kremlin-Bicêtre), de Pharmacie (UFR de Chatenay-Malabry), de Droit et d'économie (UFR de Sceaux) et des IUT de Génie électrique et mécanique (Cachan), IUT de Chimie, Informatique, Mesures chimiques (Orsay) et IUT de Gestion et Commerce (Sceaux).

En janvier 2007, l’Université Paris-Sud 11 décide de participer à un Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES), de nature académique, créé dans le Sud de l’Île-de-France : UniverSud Paris, avec pour objectif à long terme la construction d’une grande université à visibilité internationale renforcée. Ce PRES réunit d’ores et déjà environ 50 000 étudiants, 155 laboratoires de recherche dont 130 associés à des organismes de recherche, notamment les CNRS et INSERM. Les membres fondateurs de UniverSud Paris sont les universités d'Évry-Val d'Essonne, Paris-Sud 11, Versailles Saint-Quentin en Yvelines (UVSQ), l'École Centrale, Supélec et l’ENS de Cachan. Parmi les grandes écoles du territoire sud francilien associées à UniverSud Paris, on peut citer HEC Paris, l'École polytechnique, AgroParisTech, l'ENSTA ParisTech et SupOptique.

Composantes

Unités de formation et de recherche

  • L'UFR de sciences est située intégralement sur le campus d'Orsay dans l'Essonne. Elle accueille près de 10 000 étudiants. La formation et la recherche couvrent les champs de la biologie, la chimie, l'informatique, les mathématiques, la physique, les sciences de la Terre et de l'Univers, ainsi que l'histoire des sciences. Créée sur proposition de Frédéric Joliot en mars 1955, comme extension de la faculté des sciences de Paris, L'UFR droit-économie-gestion a été créée en 1968, et a rejoint l'université Paris-Sud 11 en 1971. Forte de plus de 5 000 étudiants répartis sur deux sites (Sceaux et Orsay). Jérôme Fromageau en est l'actuel doyen. La faculté propose plusieurs masters et 39 spécialités en droit, en économie et en gestion. Elle regroupe sept centres de recherche  
  • L'UFR de pharmacie a été créée en 1972 au sein de l'université Paris-Sud 11. Elle accueille environ 3 500 étudiants sur le campus de Châtenay-Malabry dans les Hauts-de-Seine, dont près de 1 000 en première année. Dominque Porquet en est l'actuel doyen. Le numerus clausus du concours de première année est stable depuis deux ans. On forme dans cette UFR des pharmaciens des filières officine, industrie et internat. La filière industrie est assez sélective. Les bâtiments du campus de Châtenay-Malabry ont assez mal vieilli et font l'objet de rénovations dans l'attente d'une future localisation éventuellement liée à l'opération campus.
  • L'UFR de médecine est située au Kremlin-Bicêtre et dans le Val-de-Marne, mais la première année sélective se déroule sur le campus d'Orsay. Elle compte 3 400 étudiants dont environ 900 étudiants en première année et 500 étudiants par année de la deuxième à la sixième année ; les autres étudiants inscrits étant pour l'essentiel des internes en troisième cycle. Elle est aussi liée au CHU du Kremlin-Bicêtre.
  • L'UFR STAPS est située essentiellement sur le campus d'Orsay dans l'Essonne. Une division STAPS a été créé en 1985 et rattachée à l’UFR des Science, puis transformée en UFR STAPS dès 2003. Forte de 1 400 étudiants, cette UFR mène des recherches notamment sur la motricité humaine. Christine LE SCANFF en est l'actuel doyen.

École Polytechnique Universitaire

Polytech Paris-Sud, ou anciennement l'Institut de formation d'ingénieurs de Paris-sud (IFIPS), regroupe l'ensemble des formations d'ingénieurs de l'université Paris-Sud 11, et accueille plus de 500 étudiants essentiellement dans les domaines de l'informatique, de l'optronique, des matériaux et de l'électronique industrielle, principalement sur le site du plateau de Moulon dans l'Essonne. Le 1er janvier 2010 l'IFIPS est devenu membre du réseau Polytech et a pris le nom de Polytech Paris-Sud.

Instituts universitaire de technologie

  • L'IUT d'Orsay regroupe 3 départements : Département de chimie, Département d'informatique (département double, accueillant en première année 240 étudiants), et Département de mesures physiques (département double, accueillant en première année 200 étudiants). Le département Informatique de l'IUT d'Orsay prépare outre des DUT classiques en deux ans après le baccalauréat (possibilité d'effectuer la 2e année par apprentissage), à des DUT en 1 an (Année Spéciale) ainsi qu'à deux licences professionnelles en apprentissage : la licence PER (Programmation en Environnement Réparti) et la licence SRSI (Sécurité des Réseaux et Systèmes Informatiques). Enfin, il est possible d'y préparer un diplôme d'université dans le cadre de la formation continue : Programmation, Bases de Données et Réseaux. Près de 200 enseignants au total travaillent dans cet IUT.
  • L'IUT de Sceaux (Hauts-de-Seine) accueille 1 600 étudiants, formés à la gestion des entreprises, l'ingénierie du commerce et de vente, et au management. Il est le seul à proposer une orientation Marketing ou Commerce International à ses étudiants de Techniques de Commercialisation. Lionel Jospin y fut professeur vers les années 1970-1980, du temps du deuxième directeur, monsieur Darricau. Après la retraite de celui-ci, ce fut Alexandre Ramalho qui devint directeur général assisté dans son travail par Romain Lanfranchi (chef de conférence à l'école HEC de Paris, ayant obtenu un doctorat en culture corse).
  • L'IUT de Cachan accueille 1200 étudiants dans les domaines de l'électronique, de l'électrotechnique, de l'automatique, de l'informatique industrielle, de la mécanique, de la robotique et de la productique.

Écoles doctorales

L'université compte quinze écoles doctorales, et est associées à six écoles doctorales d'autres établissements :

  • Mathématiques de la région Paris-Sud
  • Dynamique et Physico-Chimie de la Terre et des Planètes
  • Sciences du Végétal : du gène à l'écosystème
  • Ondes et Matière
  • Cancérologie : Biologie - Médecine - Santé
  • Signalisations et Réseaux intégratifs en Biologie
  • Santé Publique Paris Sud, Paris-Descartes
  • Rayonnements et Environnement
  • Sciences et Technologies de l'Information des Télécommunications et des Systèmes
  • Innovation Thérapeutique : du Fondamental à l'Appliqué
  • Gènes, Génomes, Cellules
  • Informatique
  • Chimie de Paris-Sud
  • Sciences du sport, de la motricité et du mouvement humain
  • Sciences juridiques économiques et de gestion
  • Particules, Noyaux et Cosmos

2 574 étudiants sont inscrits en thèse pour l'année 2008-2009 et 481 thèses ont été soutenues en 2007-2008.

Le personnel d'encadrement

  • 3 000 enseignants-chercheurs et chercheurs
  • 3 200 personnels ingénieurs, techniques et administratifs
  • 80 personnels de Bibliothèque Universitaire

Les étudiants au 15 janvier 2009 :

  • 27 017 étudiants sont inscrits à l'université, dont :
    • 6 800 inscrits dans les licences
    • 4 500 inscrits dans les masters
    • 600 étudiants en formation d’ingénieur
    • 2 600 doctorants
    • 7 000 inscrits en Médecine et en Pharmacie
    • 2 600 inscrits dans le cadre de la formation continue diplômant et 600 dans le cadre de l’apprentissage
    • 4 500 étudiants de nationalité étrangère, en provenance de 125 pays
    • 3 700 inscrits dans les trois IUT
  • 29 128 inscriptions administratives ont été enregistrées (7,2 % d'inscriptions multiples)
  • 4 059 nouveaux bacheliers

La formation continue

  • une offre de 300 diplômes de tous niveaux ;
  • plus de 2 200 diplômés par an et près de 4 400 stagiaires en formation.

Le label qualité ISO 9001 version 2000 obtenue en 2005 pour l'ensemble de ses activités de formation continue a été renouvelé en décembre 2008.

Enseignement et recherche

Activités de recherche

  • 47 % des 567 331 m² de surfaces bâties (SHON) de l'université sont consacrées à la recherche.
  • 2 419 enseignants-chercheurs et chercheurs exercent dans les 122 unités de recherche de l'université Paris-Sud 11.

Les laboratoires

  • Mathématiques et informatique
    • Laboratoire de mathématiques (Bât 425)
    • Laboratoire de recherche en informatique LRI (Bât 650)
    • Laboratoire d'informatique pour la mécanique et les sciences de l'ingénieur LIMSI (Bat 508)
  • Physique et Sciences pour l'ingénieur
    • Centre de spectrométrie nucléaire et de spectrométrie de masse (CSNSM, Orsay)
    • Institut d'électronique fondamentale (IEF, Orsay)
    • Institut de physique nucléaire (IPN, Orsay)
    • Laboratoire de l'accélérateur linéaire (LAL, Orsay)
    • Laboratoire des collisions atomiques et moléculaires (LCAM, Orsay)
    • Laboratoire de physique des gaz et des plasmas (LPGP, Orsay)
    • Laboratoire de physique des solides (LPS, Orsay)
    • Laboratoire de physique théorique (LPT, Orsay)
    • Laboratoire de physiques théoriques et modèles statistiques (LPTMS, Orsay)
    • Laboratoire d'interaction des X avec la matière (LIXAM, Orsay)
    • Centre de recherche et d'ingénierie industrielle et pédagogique (IUT Cachan)
    • Laboratoires associés :
    • Laboratoire Charles Fabry de l'Institut d'optique (LCFIO, Orsay) (laboratoire de SupOptique, associé à l'UP-11 et au CNRS)
    • Laboratoire de génie électrique de Paris (LGEP, Orsay) (laboratoire de Supélec, associé à l'UP-11, l'UP-6 et au CNRS)
    • Laboratoire des signaux et systèmes (L2S, Gif-sur-Yvette) (laboratoire de Supélec, associé à l'UP-11 et au CNRS)
    • Laboratoire d'informatique pour la mécanique et les sciences de l'ingénieur (LIMSI, Orsay) (unité propre du CNRS associée à l'UP-11 et l'UP-6)
    • Laboratoire Aimé Cotton (LAC, Orsay) (unité propre du CNRS associée à l'UP-11)
    • Laboratoire de photophysique moléculaire (LPM, Orsay) (unité propre du CNRS associé à l'UP-11)
    • Fluides, automatique et systèmes thermiques (FAST, Orsay) (laboratoire de l'UP-6, associé à l'UP-11 et au CNRS)
  • Sciences de la Terre et de l'Univers
    • Institut d'astrophysique spatiale (IAS, Orsay)
    • OrsayTerre (Orsay)
  • Chimie
    • Institut de chimie moléculaire et des matériaux d'Orsay (ICMMO, Orsay)
    • Laboratoire de chimie physique (LCP, Orsay)
    • Centre de cinétique rapide (ELYSE, Orsay)
    • Biomolécule : Conception, Isolement, Synthèse (BioCIS, Châtenay-Malabry)
    • Chimie physique minérale et bioiorganique « Matériaux et santé » (Châtenay-Malabry)
    • Chimie organique (Châtenay-Malabry)
    • Laboratoire d'étude des techniques d'instrumentation et d'analyse moléculaire (LETIAM, Orsay)
  • Biologie, Médecine et Santé
    • Cardiologie cellulaire et moléculaire (Châtenay-Malabry)
    • Récepteurs et signalisation des interleukines (Châtenay-Malabry)
    • Transduction hormonale et régulation cellulaire (Châtenay-Malabry)
    • Pathogènes et fonctions des cellules epithéliales polarisées (Châtenay-Malabry)
    • Physico-chimie, pharmacotachnie, biopharmacie (Châtenay-Malabry)
    • Laboratoire de biochimie et biologie cellulaire (Châtenay-Malabry)
    • Groupe de recherche : barrières et passages des médicaments (Châtenay-Malabry)
    • Laboratoire de chimie analytique de Paris-Sud - (Châtenay-Malabry)
    • Écosystème microbien digestif et santé (Châtenay-Malabry)
    • Santé publique - environnement (Châtenay-Malabry)
    • Laboratoire de parasitologie - biologie et contrôle des organismes parasites (Châtenay-Malabry)
    • Botanique et mycologie (Châtenay-Malabry)
    • Biologie animale, insectes et toxines (Châtenay-Malabry)
    • Centre de génétique moléculaire (CGM, Orsay)
    • Laboratoire écologie, systématique et évolution (ESE, Orsay)
    • Institut de biochimie et de biophysique moléculaire et cellulaire (IBBMC, Orsay)
    • Institut de biologie animale, intégrative et cellulaire (IBAIC, Orsay)
    • Institut de biotechnologie des plantes (IBP, Orsay)
    • Institut de génétique et microbiologie (IGM, Orsay)
    • Station de génétique végétale du Moulon (SGV, Gif-sur-Yvette)
    • Laboratoire d'enzymologie et biochimie structurales (LEBS, Gif-sur-Yvette)
    • Institut Paris-Sud cytokines (IPSC, Kremlin-Bicêtre)
    • Institut Gustave Roussy, cytokine et immunologie de tumeurs humaines (Kremlin-Bicêtre)
    • Hémostase et biologie vasculaire (Kremlin-Bicêtre)
    • Épidémiologie cardiovasculaire et métabolique (Kremlin-Bicêtre)
    • Recherches épidémiologiques et statistiques sur l'environnement et la santé (Kremlin-Bicêtre)
    • Différenciation hématopoïétique normale et leucémique (Kremlin-Bicêtre)
    • Génétique et mécanismes des maladies du foie de l'enfant (Kremlin-Bicêtre)
    • Institut Gustave Roussy, hématopoïèse et cellules souches (Kremlin-Bicêtre)
    • Épidémiologie et bio statistique (Kremlin-Bicêtre)
    • Substitut du sang et pathologie moléculaire du globule rouge (Kremlin-Bicêtre)
    • Stéroïdes et systèmes nerveux : physiopathologie moléculaire et clinique (Kremlin-Bicêtre)
    • Glycobiologie et signalisation cellulaire (Kremlin-Bicêtre)
    • Ontogénèse de l’hématopoïèse (Kremlin-Bicêtre)
    • Génétique épidémiologique et structure des populations humaines (Kremlin-Bicêtre)
    • Épidémiologie, démographie et sciences sociales - santé reproductive, sexualité et infection VIH-INED (Kremlin-Bicêtre)
    • Physiologie cardiovasculaire et thymique (Kremlin-Bicêtre)
    • Unité de recherche en résonance magnétique médicale (U2R2M, Orsay et Kremlin-Bicêtre)
    • Physico-chimie et pharmacologie des macromolécules biologiques (Kremlin-Bicêtre)
    • Institut Gustave Roussy, génétique oncologique (Kremlin-Bicêtre)
    • Interactions moléculaires et cancer (Kremlin-Bicêtre)
    • Recherches en épidémiologie des cancers (Kremlin-Bicêtre)
    • Laboratoire de microbiologie (Kremlin-Bicêtre)
    • Institut Gustave Roussy, radiosensibilité des tumeurs et tissus sains (Kremlin-Bicêtre)
    • Virus hépato tropes et cancer (hôpital Paul-Brousse, Kremlin-Bicêtre)
    • Virus, neurone et immunité (Kremlin-Bicêtre)
    • Biologie des interactions cellulaires en néphrologie et uro-andrologie (Kremlin-Bicêtre)
    • Groupe de recherche universitaire sur les maladies vasculaires pulmonaires (Kremlin-Bicêtre)
    • Hormones, gènes et reproduction (Kremlin-Bicêtre)
    • Laboratoire de physicochimie et pharmacologie des macromolécules biologiques (Kremlin-Bicêtre)
    • Laboratoire génétique oncologique (Kremlin-Bicêtre)
    • Psychopathologie (Kremlin-Bicêtre)
    • Recherches cliniques et épidémiologiques, métabolisme, mode de vie (Kremlin-Bicêtre)
  • Sciences de l'Homme et des Humanités
  • Sciences de la société

Scientométrie

En 2011, l'Université Paris-Sud est placée au 40e rang mondial du classement mondial des universités ; elle occupe le premier rang français, et le dixième européen. Dans le domaine général Sciences et Mathématiques, Paris-Sud conserve sa première place des universités françaises, en 17e rang mondial. Dans le secteur Médecine-Pharmacie, Paris-Sud rentre dans le top 100, où se trouvent seulement deux autres universités françaises : Paris Descartes (Paris 5) et l'UPMC (Paris 6). Dans les classements disciplinaires, Paris-Sud est en 20e position mondiale en physique, et toujours première française. En mathématiques, Paris-Sud progresse d’une place en étant cette année au 8e rang mondial. Cela dans le cadre de la nouvelle évaluation de l'université de Shanghai proposant un classement selon cinq champs disciplinaires qui couvre une grande partie de la connaissance scientifique.

Enseignants et anciens enseignants, chercheurs

  • Étienne-Émile Baulieu, Prix Albert Lasker et ancien président de l'académie des sciences
  • Jean-Pierre Bibring
  • Albert Fert, prix Nobel de physique en 2007
  • Pierre-Gilles de Gennes, prix Nobel de physique en 1991
  • Henri Kagan, associé au Prix Nobel de chimie de 2001
  • Laurent Lafforgue, médaille Fields 2002
  • Serge Latouche
  • Jean-François Le Ny
  • Wendelin Werner, médaille Fields 2006
  • Jean-Christophe Yoccoz, médaille Fields 1994
  • Ngô Bảo Châu, médaille Fields 2010

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IPAG

L’institut de Planétologie et d’astrophysique de Grenoble

Né en janvier 2011. Il résulte de la fusion de deux laboratoires: le Laboratoire d'AstrOphysique de Grenoble (LAOG) et le Laboratoire de Planétologie de Grenoble (LPG)

Ce nouveau laboratoire rassemble l'essentiel des recherches en astrophysique et planétologie sur le campus Grenoblois.

Statut

Est une unité mixte de recherche du CNRS et de l'UJF. Il est l'un des laboratoires d’INSU et d’OSUG.

Compositions

Compte environ 150 personnes. Il est composé de chercheurs, d'astronomes, d'ingénieurs et techniciens et de personnels administratifs. L'ensemble de ces personnes est réparti en 5 équipes de recherches et d'un groupe technique.

Recherche scientifique

La recherche scientifique effectuée au sein de ce laboratoire suit plusieurs axes de recherche:

  • La formation stellaire et planétaire (équipe Fost) depuis l'effondrement du nuage interstellaire jusqu'à la physique et la chimie (équipe Astromol) des disques circumstellaires.
  • Les phénomènes d'accrétion et d'éjection des objets stellaires jeunes et des objets compacts (équipe sherpas) où les énergies mises en œuvre sont énormes.
  • Les sciences planétaires avec l'étude des interactions Soleil-Terre, les sub-surfaces planétaires, les astéroïdes et la chimie sur la matière primitive (équipe planéto).
  • Une recherche instrumentale de pointe pour répondre aux besoins de la communauté scientifique en termes d'instrumentation pour l'exploration de l'univers proche et lointain (équipe cristal). Cela va de la haute résolution angulaire (optique adaptative et interférométrie), aux développements de nouvelles technologies (spéctromètre intégré, capteurs).

L'IPAG abrite aussi le centre Jean-Marie Mariotti qui développe des logiciels de traitement du signal interférométrique.

Développement Instrumentaux

Fort de sa recherche instrumental, l'IPAG est un acteur majeur européen impliqué dans bon nombre d'instruments dédiés à la recherche astronomique.

Instrumentation sol

Nom

Année de mise en service

Domaine

Lieu

NAOS

 

2002

Optique adaptative de NACO

VLT - Chili

AMBER

 

2004

Interférométrie infrarouge à 3 télescopes

VLTI - Chili

WIRCAM

 

2005

Caméra grand champ infrarouge

CFHT - Hawaï

PIONIER (VLTI)

2010

Interférométrie à 4 Télescopes

VLT - Chili

SPHERE

2012

Spectro-imageur infrarouge avec optique adaptative

VLT - Chili

GRAVITY

 

2014

Interférométrie 4 télescopes

VLTI - Chili

Instrumentation spatiale

Nom

Année de mise en service

Mission

Instrumentation

Rosetta

 

2004

Comète 7P/Churyumov-Gerasimenko in 2014

RADAR

ASSERT

 

 

RADAR

 


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