Referencement gratuit

CNSA

La China National Space Administration (CNSA) est l’agence spatiale en charge du programme spatial de la Chine. Elle est membre de la Asia-Pacific Space Cooperation Organization opérationnelle en 2008.

capture01-5-7.jpgHistoire

Bien que le programme spatial chinois existe depuis 1956, l'agence spatiale chinoise ne fut créée qu'en 1993 lorsque le Ministère de l'industrie aérospatiale a été scindé en deux entités : la China National Space Administration (CNSA) et la China Aerospace Corporation (CASC). La première avait la responsabilité de la politique, tandis que la seconde était responsable de l'exécution. Cet arrangement s'est avéré peu satisfaisant, étant donné que ces deux organismes étaient, en fait, une seule grande agence, partageant à la fois personnel et gestion.

Dans le cadre d'une restructuration massive en 1998, la CASC fut divisée en plusieurs petites compagnies nationales. L'intention visée semble de recréer un système similaire à celui de l'Occident dans lequel ces entités sont des sous-traitants, propriétés du gouvernement, mais non pas gérées par celui-ci.

Administration

L'actuel administrateur de l'agence est Chen Qiufa, nommé en 2010. Jin Zhuanglong et Luo Ge ont été nommés vice-administrateurs en 2005.

Centres spatiaux

  • Centre spatial de Jiuquan, créé en 1958, en Mongolie-intérieure ;
  • Centre spatial de Taiyuan, dans la province du Shanxi ;
  • Centre spatial de Xichang, dans la province du Sichuan ;
  • Centre spatial de Wenchang, qui sera opérationnel en 2013.

Programme spatial chinois

Lanceurs: Longue Marche 1D, Longue Marche 2 (Feng Bao 1, 2A, 2B, 2C, 2D, 2F), Longue Marche 3 (3A, 3B, 3C), Longue Marche 4 (4A, 4B, 4C)• Longue Marche 5

Missions habitées: Programme ShenzhouShenzhou • Shenzhou 1 (1999) • Shenzhou 2 • Shenzhou 3 • Shenzhou 4 • Shenzhou 5 • Shenzhou 6 • Shenzhou 7• Shenzhou 8 • Shenzhou 9 • Shenzhou 10 • Shenzhou 11

Stations spatiales:Tiangong 1 (2011) • Tiangong 2 (2013 ?) • Tiangong 3 (2014-2016 ?)

Sondes spatiales:Programme chinois d'exploration lunaire(2007-) • Chang'e 1 (2007) • Chang'e 2 (2010) • Yinghuo 1 (2011) (microsatellite embarqué par Phobos-Grunt) (2011) • Chang'e 3 (2013)• Chang'e 4 (2014 ?) • Chang'e 5 (2017 ?)

Satellites:Scienceet technologieDong Fang Hong I (1970) • SJ (1971-) • Tsinghua 1 (2000) • NS 1 (2004) Double Star (2007) • BanXing (2008) • CX 1 (2003-2008)• Zheda Pixing 1 (2007)• HXMT (2012) • CFOSAT • Space Solar Telescope • KuaFu

Observation de la Terre:CBERS (1999-2007) • ZY (2004-) • China-DMC+4 (2005) • Yaogan (2006-2008) • SY (2004-2008) • Haiyang (2002-) • HJ1 (2008-2009)

Météorologiques:Feng-Yun : FY1 (1988-2002) • FY2 (1997-) • FY3 (2008- ) • FY4 (2015)

Télécommunications:DFH-2 (1984) • DFH-2A (1986-1991) • DFH-3 (1994-1997) • Tianlan (2008-) • Sinosat 2 (2006) • Sinosat 3 (2007) • Sinosat 4 (2011)

Système positionnement:Beidou

Centres de lancement:Jiuquan • XiChang • Taiyuan • Wenchang

Elle est rentrée dans le cercle très fermer des nations qui ont envoyé un humain dans l’espace par leurs propres moyens

La Chine a été très critiqué par la destruction dans l’espace de 2 satellites Chinois qui ont éparpillé plusieurs milliers de déchets dangereux dans l’orbite base de la terre

L'ambitieux programme spatial dévoilé par la Chine

Les projets d'envoi d'un Chinois sur la lune ou de fusées à carburant propre capables de propulser de lourdes charges

Alors que le second satellite d'exploration lunaire chinois poursuit son travail en orbite, des informations commencent à circuler concernant les ambitions de la Chine relatives à Mars. Celles ci n'ont pas encore été dévoilées, mais les experts étrangers disposent de présomptions de plus en plus solides.

La première phase des projets est connue. En 2011, l'orbiteur martien Yinghuo 1 sera lancé dans le cadre de la mission russe Phobos-Grunt. Il s'agira d'un petit satellite qui sera positionné sur une orbite elliptique. Son objectif sera d'étudier la faible atmosphère martienne. Il devrait apporter des éléments permettant de comprendre pourquoi l'atmosphère origine de Mars, qui aurait pu générer des conditions favorable à la vie sur la planète, s'est dissipée il y a plus de 4 milliards d'années.

Approximativement 2 années plus tard, une nouvelle fenêtre de tir favorable s'ouvrira. La Nasa entend en profiter de son côté pour lancer un orbiteur chargé lui aussi d'étudier l'atmosphère martienne. Toute laisse pensée que la Chine ne voudra pas laisser passer l'occasion.

Elle dispose en effet de l'expérience acquise par l'orbiteur lunaire Chang'e 1 qui a réalisé une cartographie complète de la Lune. Elle vient par ailleurs de lancer avec succès Chang'e 2. Il s'agit d'une copie de Chang'e 1, équipée d'instruments plus performants. L'engin; positionné en orbite lunaire basse, se comporte bien. Les ingénieurs chinois estiment disposer avec les Chang'e d'un système générique efficace et désormais éprouvé. Chang'e 2, après la Lune, pourrait être rerouté sur une orbite héliocentrique destinée à tester les communications et les modalités de contrôle dans l'espace profond.

Selon l'expert australien Morris Jones, le bus de Chang'e pourrait ensuite être transformé afin d'obtenir un orbiteur martien. Il faudrait pour cela modifier les antennes et les systèmes de télémétrie et de radiocommunication en les adaptant aux longues distances. Il faudrait aussi durcir l'ensemble afin de le protéger des rayonnements cosmiques.

En ce qui concerne le lancement, qui nécessitera des fusées à plus grande capacité de charge que les actuelles Long March 3A et 3C, une Long March 3B (plus puissante malgré son rang dans l'alphabet) équipée de boosters pourrait faire l'affaire. Il s'agirait alors d'une Long March nomenclaturée 3B/E, la seule disponible en 2013, avant de nouvelles générations de la famille Long March 5 prévue pour après 2015.

Le futur orbiteur martien pourra être équipé d'instruments up-gradés à partir de ceux déjà testés lors des mussons précédentes. Concernant le réseau de suivi et de maintenance nécessaire, il semble que la Chine envisage de faire appel à la coopération de l'Agence spatiale européenne et à son réseau de suivi (tracking) dans l'espace profond.

Cet ambitieux programme, à conduire dans des délais relativement courts, et alors que l'alunissage d'un robot est prévu pour 2012, montre que les ambitions spatiales de la Chine sont considérables. Elle n'est pas encore au niveau d'avancement acquis par les européens et moins encore par la Nasa, mais elle manifeste l'intention ferme de l'atteindre rapidement.

Aux Occidentaux et plus particulièrement aux Européens de conserver leur avance. Faut-il rappeler une nouvelle fois que de telles expéditions, contrairement à ce que pense l'opinion publique courante, fournissent l'occasion de développer des technologies et même des emplois dont l'Europe aurait bien besoin.

A la suite d'informations diffusées récemment par la télévision chinoise, des données plus complètes sont désormais disponibles concernant les projets de laboratoire spatial, ou station spatiale, que la Chine compte mettre prochainement en service. Il s'agira d'un équipement orbital plus petit que la Station Spatiale Internationale IST, mais dont la Chine se réservera l'usage.

Un premier module dit Tiangong 1 devrait être lancé en 2011. Ce sera un petit vaisseau spatial cylindrique pressurisé, dont l'intérieur n'a pas été décrit. Il sera rejoint et accosté fin 2011 par un module de transport inhabité de type Shenzhou 8. En 2012, un module Shenzhou 9 sera ajouté, emportant un premier équipage.

Rappelons que Shenzhou, « vaisseau divin » en chinois, est une capsule spatiale qui fut la première à emmener un taïkonaute en orbite le 15 octobre 2003. Son développement débuta en 1992 et quatre vols de test inhabités eurent lieu entre 1999 et 2002. Un second vol, Shehzhou 5, eut lieu en octobre 2005, emmenant deux taïkonaute. L'intention déjà affichée était de préparer la mise en place d'une station permanente.

Si ce programme se déroule conformément au planning, il représentera un exploit scientifique non négligeable, compte-tenu du fait que la Chine aura brulé les étapes pour rattraper la Nasa et la Russie dans ce domaine sensible. La présence d'équipage sur une station orbitale impose en effet, sauf à prendre des risques qui seraient d'un mauvais effet politique, de multiplier les sécurités.

A quoi serviront ces équipements? Les observateurs occidentaux se posent la question, d'autant plus que sur les schémas qui ont été diffusés, on distingue deux cylindres identiques au centre de la station, entre le module de service et le module d'habitation. Il s'agit de deux télescopes pointant vers la Terre en parallèle. Ceci permettrait d'obtenir des images stéréoscopiques, mais leur proximité ne donnerait pas une bonne résolution.

On pourrait imaginer au contraire que pointés sur le même objectif, l'un en donnerait une image à haute résolution et l'autre le situerait dans un paysage plus large, faisant apparaître le « contexte » (context camera). Ils pourraient aussi opérer à des longueurs d'onde différentes, en lumière visible et en infrarouge, par exemple. L'observation multi spectrale permet de détecter des détails qui n'apparaissent pas autrement, types de minerais ou de végétation observés par exemple. Des télescopes plus petits avaient déjà été embarqués lors de la mission Shenzhou 5

Ces télescopes devraient être commandés de la Terre, la station étant inhabitée. La présence d'un équipage crée des vibrations incompatibles avec de bonnes images. Les spécialistes occidentaux s'interrogent évidemment, sans pouvoir apporter de réponse vue le secret-défense observé par la Chine, sur le rôle futur de ce puissant observatoire orbital permanent. L'observation fine des continents et des mers présente un intérêt stratégique évident, même si elle se limite à des éléments climatologiques ou hydrologiques.

La Chine dévoile un ambitieux programme spatial

Les autorités de Pékin considèrent le programme spatial chinois comme emblématique de la montée en puissance du pays, sur le plan technique, scientifique et économique. Elles y voient aussi la preuve du succès du Parti communiste qui a transformé ce pays, autrefois éprouvé par la famine, en puissance mondiale.

"Mission sur la Lune à l'horizon", clamait la Une du China Daily, évoquant le "pas de géant" inclus dans le Livre blanc publié. Le Global Times insistait sur le fait que la Chine était en orbite pour "réaliser son ambition de construire une station spatiale d'ici à 2020". Le Quotidien du peuple publiait pour sa part l'intégralité du Livre blanc, dans lequel la Chine indique qu'elle va accroître ses chances d'envoyer un homme sur la Lune et de construire une station spatiale.

Dans le Livre blanc détaillant le programme, l'agence spatiale chinoise indique que les fusées Longue Marche "utiliseront un carburant non toxique et non polluant". Ces fusées de nouvelle génération seront capables de propulser dans l'espace de lourdes charges : les Longue Marche 5 pourront placer sur orbite des charges de 25 tonnes, a indiqué le porte-parole de l'Administration spatiale nationale chinoise (CNSA), Zhang Wei."Il est impressionnant que la Chine atteigne la prochaine étape de mise en orbite de charges lourdes, cruciale pour réaliser son objectif de conception d'une station spatiale d'ici 2020", a indiqué Morris Jones, un expert indépendant en conquête spatiale, basé à Sydney.

La Chine a déjà réalisé trois vols habités dans l'espace. Le dernier, en septembre 2008, avait envoyé trois taïkonautes chinois dans l'espace à bord de la fusée Longue Marche 2F. Lors de cette mission, appelée Shenzhou VII, Zhai Zhigang, un des passagers de la fusée, avait effectué la première sortie dans l'espace de l'histoire de la Chine.

L'agence spatiale chinoise avait déjà indiqué que son programme pour les cinq ans à venir comprenait notamment l'établissement d'une base de lancement sur l'île de Hainan (Sud), le lancement de sondes lunaires (déjà entamé) et la poursuite des recherches en vue de l'envoi d'un Chinois sur la Lune.

Mais le Livre blanc ne donne toujours pas de calendrier précis sur l'envoi d'un homme sur la Lune. Depuis que la Chine est devenue, en 2003, le troisième pays du monde, derrière l'Union soviétique et les Etats-Unis, à envoyer des hommes dans l'espace par ses propres moyens, le programme de vols habités chinois est au centre de toutes les attentions.

Les sondes lunaires Chang'E, dont la deuxième a été envoyée l'an dernier, font partie d'un programme d'exploration qui devrait aboutir à la construction d'un laboratoire spatial en 2016 et à l'envoi de spationautes chinois sur le satellite de la Terre, à côté de la construction d'une station spatiale vers 2020.

Important en termes d'image, le programme de vols habités chinois a été lancé au début des années 1990 grâce à des achats de technologie russe. Contrairement aux autres domaines spatiaux comme l'astrophysique ou l'observation de la Terre, il est contrôlé par l'armée et reste à l'écart de la coopération internationale.

Pékin répète à l'envi que son programme spatial a des visées pacifiques. Des affirmations dont doute l'analyste Morris Jones. "Partout dans le monde, les technologies spatiales sont utilisées pour les communications militaires et pour déployer des satellites espions. La Chine n'est pas différente des autres", a-t-il estimé.

Les programmes à venir

Le Livre blanc sur les activités spatiales publié le 22 novembre 2000 expose une stratégie à court terme (dix ans) et une stratégie à long terme (vingt ans). L’un des objectifs des vols habités et d’une station spatiale est de développer des stratégies militaires basées dans l’espace. Toutefois, à ce stade, on ne peut que spéculer sur les applications militaires exactes envisagées par les Chinois.

Les scientifiques chinois prédisent l’envoi d’une mission chinoise sur la lune d’ici 2010 et préparent des missions vers Mars. « Nous pourrons embarquer sur une première mission non habitée d’ici deux ans et demi, a affirmé Ouyang Ziyuan, le directeur scientifique du programme lunaire, si le gouvernement approuve le projet aujourd’hui ». Huang Chunping, le responsable du programme des fusées Longue Marche, a déclaré que « la Chine a désormais résolu la plus grande partie des problèmes relatifs à la technologie spatiale habitée, et aura la capacité de marcher sur la Lune d’ici trois à quatre ans ». Dans quinze ans, la Chine sera au plus haut niveau mondial de la technologie spatiale. Elle a le projet de construire et de mettre en orbite sa propre station spatiale. L’autorisation de commencer sa conception a été obtenue en février 1999 et une chambre d’essai a depuis été construite. En mars 2002, Zhang Qingwei, le président de CASC, déclare que la Chine se prépare à finaliser le développement d’un nouvel engin de lancement capable de transporter en orbite une station spatiale de 20 tonnes qui sera « lancée à un moment approprié au cours de ce siècle ».

La Chine a bâti sa capacité de lancement sur la base de ses missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) et sur la technologie américaine. Le vol spatial habité doit donc être vu dans le contexte de bénéfices intégrés civils et militaires. Dans le projet à court terme (jusqu’à 2010), l’observation civile-militaire intégrée et les capacités de télédétection de l’espace se verront sans doute accorder la priorité. La mise en place d’un système indépendant de navigation et de positionnement par satellite, si critique pour les missions militaires, ainsi que les capacités de contrôle à partir de l’espace sont mentionnées. La Chine exporte sa technologie de satellite entre autres au Pakistan, en Iran et en Thaïlande. La contribution du programme spatial chinois au programme de missile balistique intercontinental est difficile à mesurer. La famille de fusées Longue Marche comporte 12 types différents d’engins de lancement capables de placer des satellites sur orbite proche de la terre (LEO), sur orbite géostationnaire (GEO) et sur orbite héliosynchrone. Bien qu’impressionnantes, ces capacités ne se traduisent pas nécessairement par une meilleure expertise dans le domaine des ICBM.

Au cours des trente dernières années, la Chine a lancé plus de 50 satellites chinois. On suppose que la Chine soit également active dans la recherche sur les satellites, notamment les technologies antisatellite (ASAT), mais il est difficile d’évaluer l’état d’avancement des recherches. Les programmes chinois relatifs aux satellites et à l’espace sont un mélange pratiquement indiscernable d’éléments civils et militaires, et les recherches sont menées dans des installations à la fois militaires et commerciales. Alors que la Chine vient à compter sur ses propres systèmes de satellites civils et militaires, elle sera en proie aux mêmes vulnérabilités que les Etats-Unis. Il n’est pas certain que le développement de cette technologie représente un grand intérêt pour la Chine, et le gouvernement a apparemment engagé des ressources considérables pour les programmes liés à l’espace et aux satellites. Depuis plusieurs années elle conduit des recherches sur les technologies ASAT, mais son niveau d’engagement pour la production et le lancement d’ASAT et d’armes satellites est incertain

Les objectifs de développement à court terme (pour la décennie à venir) sont les suivants :

Fondation d’un système d’observation terrestre par satellite qui opèrera de façon durable et stable. Les satellites météorologiques, les satellites de détection des ressources, les satellites océaniques et la constellation de satellites pour le contrôle de l’environnement et des fléaux constituent un système durable et stable d’observation terrestre qui peut se charger de l’observation stéréoscopique et du contrôle en état dynamique de la terre, de l’atmosphère et de l’océan en Chine, des régions voisines, voire du globe ;

Fondation d’un système de radiodiffusion et de télécommunication par satellite géré par la Chine. Soutien actif du développement des satellites de radiodiffusion et de télécommunication à usage commercial, étude et fabrication de satellites géostationnaires de télécommunication caractérisés par une longue durée de fonctionnement, une sécurité et une grande capacité et de satellites d’émissions télévisées en direct, afin de créer essentiellement un secteur industriel chinois de télécommunication par satellite ;

Création d’un système indépendant de guidage et de localisation par satellite ;

Élévation intégrale du niveau d’ensemble et de la capacité des fusées porteuses chinoises ;

Réalisation de vols spatiaux habités, création d’un système quasi complet de recherches et d’essais consacré au projet de vols spatiaux habités ;

Fondation d’un système national complet et coordonné de mise en service de la télédétection par satellite. Construction de divers systèmes d’application terrestre de télédétection par satellite selon un plan unifié ;

Développement des sciences spatiales et exploration des profondeurs de l’espace extra-atmosphérique [par le] développement de satellites d’une nouvelle génération pour l’exploration scientifique et les essais techniques ».

Les objectifs de développement à long terme (d’ici une vingtaine d’années) sont les suivants :

Achèvement de l’industrialisation et de la commercialisation des technologies spatiales et leur application. L’exploitation et l’utilisation des ressources spatiales devraient satisfaire les besoins étendus de l’édification économique, de la sécurité de l’Etat, du développement scientifique et technique et des progrès sociaux et permettre de renforcer davantage la puissance nationale ;

Achèvement, conformément au plan unifié de l’Etat, des constructions dans le domaine de l’infrastructure spatiale multifonctionnelle et multi orbitale, composée de différents systèmes de satellites; construction d’un système d’application terrestre de satellites qui peut établir une coordination entre le fonctionnement des engins spatiaux et celui des équipements terrestres, pour former un réseau reliant la terre et l’espace, complet et constant, opérant à long terme et de manière stable ;

Fondation d’un système chinois de vaisseaux spatiaux habités; développement de recherches scientifiques d’une certaine envergure dans le domaine de l’habitation de l’espace par l’homme et des essais techniques ; 

Obtention de résultats plus nombreux dans le domaine des sciences spatiales afin d’occuper une place relativement importante sur le plan mondial et de développer une détection et une étude des profondeurs de l’espace particulières 

Une meilleure surveillance à partir de l’espace pourrait modifier l’équilibre militaire en Asie. Il est possible que la Chine ait déjà accès à un radar sophistiqué de détection par satellite pouvant détecter, surveiller et cibler des installations militaires et à la technologie de brouillage anti-GPS (Global Positionning System).

L’Agence spatiale européenne et l’Union européenne ont développé conjointement le programme de navigation par satellite Galileo qui rivalisera et dépassera peut-être les performances du GPS américain. Prévu pour être opérationnel d’ici 2008, Galileo permettra aux utilisateurs (avions, bateaux, véhicules de transports, randonneurs, etc.) d’obtenir leur position au mètre près. Galileo est conçu pour une utilisation civile et se présente comme une véritable alternative au monopole du secteur militaire dans l’espace extra-atmosphérique. La Chine a déjà investi lourdement dans ce projet. Un accord a été signé à Pékin en septembre 2003 entre l’Union européenne et la Chine sur la participation de celle-ci au programme Galileo. A propos du projet euro-chinois Galileo, Loyola de Palacio, le vice président de la Commission européenne en charge des transports et de l’énergie a déclaré que « l’accord entre l’UE et la Chine représente davantage qu’assurer un avenir prometteur à Galileo et les intérêts commerciaux européens : il permet la participation de la Chine à l’Entreprise Commune Galileo et à une contribution financière substantielle de près de 200 millions d’euros.

L’attitude des Etats-Unis à l’égard de la Chine est liée aux applications potentiellement militaires de son programme spatial habité. Toutefois, après cinquante ans de vols spatiaux, il est aujourd’hui bien établi que les satellites de reconnaissance sont beaucoup plus efficaces que les missions habitées quand il s’agit d’utiliser l’espace à des fins militaires. Dans tous les cas, il semble raisonnable de supposer que les investissements consacrés à la recherche spatiale civile– tels que la participation au projet de station spatiale internationale et peut-être à des missions conjointes sur la Lune et sur Mars est autant d’argent qui n’est pas consacré à une utilisation militaire de l’espace.

On avance souvent que les techniques spatiales ne sont pas foncièrement nuisibles. Il s’agit là d’une hypothèse forte. L’envergure du programme militaire chinois et les progrès technologiques réalisés peuvent être mesurés par l’ampleur de ses programmes commerciaux. Les aspects commerciaux des lancements spatiaux chinois sont la responsabilité de la China Great Wall Industry Corporation depuis la fin des années 1980. Le budget de la Chine consacré à l’espace était estimé à un milliard de dollars américains en 2001. Les Etats-Unis ont resserré leur contrôle sur les exportations d’équipements sensibles, et Washington a interdit aux sociétés américaines de lancer leurs satellites à partir du territoire chinois. Les technologies spatiales ont un certain nombre d’implications pour la sécurité internationale qui semblent devenir de plus en plus significatives à la lumière de deux facteurs : l’un est l’accroissement des niveaux de technologie acquis par les principaux Etats qui se sont affirmés dans la mise au point de technologies spatiales ; l’autre est l’accès de plus en plus important à ces technologies par des Etats « émergents » dans le domaine spatial. En même temps, le rôle des applications extra-atmosphériques a considérablement évolué au cours des dernières décennies, ce qui a inévitablement influencé le développement de la doctrine militaire et les diverses utilisations directes et indirectes de ces technologies.

Les satellites lancés par la Chine sont utilisés dans la diffusion, les communications, l’observation météorologique et océanographique, la navigation et le positionnement, la lutte contre les catastrophes, l’agriculture. La CASC a présenté cinq séries de satellites qui comprennent les satellites de communication Dongfanghong (l’Orient est rouge), les satellites météorologiques Fengyun (vent et nuages), les satellites d’exploration scientifique Shijian (, pratique) et les satellites de télédétection Ziyuan (ressources). La CASC est également responsable de la construction et du lancement du satellite d’essai de navigation Beidou (étoile polaire du nord). Les activités de recherche et de développement contribueront à l’amélioration de ces satellites au cours des décennies à venir. Dans le domaine des communications, la CASC envisage d’accélérer la recherche et le développement afin d’accroître la capacité, l’efficacité, la largeur de bande et la durée d’utilisation de ses satellites pour atteindre le niveau international.

Dans la série des satellites de télédétection, les développements à venir concernent la création de satellites dits de ressources terrestres qui disposeront d’imageurs dotés d’une plus grande résolution dans plus de bandes spectrales et d’une plus grande durée de vie.  L’objectif poursuivi est le contrôle de la désertification et de l’évolution des cultures, le suivi des catastrophes naturelles et de la pollution atmosphérique, de l’urbanisation, et enfin des usages cartographiques. Dans le domaine de la microgravité, la CASC utilisera les satellites récupérables pour mener des expériences relatives à la vie dans l’espace, les nouveaux matériaux et l’environnement spatial. La Chine a également conduit plus de 500 essais de microgravité en biologie aérospatiale sur cinq satellites et deux vaisseaux. Elle possède un grand nombre de nouvelles variétés de cultures et se situe au premier rang mondial en termes de culture de micro-organismes dans l’espace. A l’heure actuelle, plusieurs pays concentrent leurs efforts pour le développement de petits satellites qui se sont avérés très rentables dans la communication mobile et dans l’exploration des ressources naturelles. Depuis que la Chine a lancé son premier satellite Dongfanghong I en 1970, l’Académie chinoise de technologie spatiale a réussi à lancer plusieurs types de satellites, dont neuf petits satellites. Le « SJ-5 » lancé en 1999 a notamment permis à la Chine de se placer au premier rang mondial pour ce type de satellites. La CASC a adopté une mesure importante pour poursuivre la réforme et s’adapter à l’économie de marché : la création d’Aerospace Dongfanghong Sattelite Co., une société financée conjointement par la CASC et l’Académie chinoise de technologie spatiale, permettra d’accélérer l’industrialisation de la production

Le lancement par la Chine du premier vol habité en octobre 2003 est davantage le signe d’une compétition que d’une coopération dans le domaine spatial. En un sens, la Chine est aujourd’hui en avance sur l’Europe et se situe à un niveau comparable à celui des Etats-Unis et de la Russie. Elle est aussi le premier pays en voie de développement à accéder au statut de puissance spatiale. Par ailleurs, elle tente de participer aux activités de recherche liées à la Station spatiale internationale (SSI). Sans la participation de la Chine, la SSI ne sera pas un véritable programme international. Le programme spatial chinois doit beaucoup à la Fédération russe. Toutefois, il est difficile d’affirmer que le premier vol chinois habité n’aurait pu avoir lieu sans l’aide de la Russie ; il aurait peut-être simplement eu lieu plus tard.

Le but premier des activités spatiales chinoises est de satisfaire la demande croissante en termes de construction économique, de sécurité nationale, de développement des sciences et techniques et de progrès social, et de protéger les intérêts nationaux. Dans un pays comme la Chine, tout ce qui est lié au domaine militaire bénéficie d’un soutien politique plus fort que ce qui n’a pas d’application militaire. La Chine possède un programme complet et développé d’exploitation de l’espace. Jusqu’à présent, elle s’est concentrée presque entièrement sur le développement de ses capacités spatiales dans une perspective socio-économique nationale. Au cours des deux dernières décennies, la Chine s’est engagée sous différentes formes dans des coopérations bilatérales, régionales, multilatérales et internationales, notamment dans le domaine des lancements commerciaux qui ont donné d’excellents résultats. La question des débris spatiaux représente un défi important pour une plus grande expansion des activités spatiales. Les administrations chinoises concernées accordent une grande attention à ce problème et mènent des recherches sur ce thème avec d’autres pays depuis le début des années 1980. Par ailleurs, la Chine a participé à divers projets de coopération multilatéraux, tels que le Comité sur les satellites d’observation de la Terre, la Décennie internationale des Nations Unies pour la prévention des catastrophes  et le programme Physique solaire et terrestre internationale.

Les domaines couverts par le programme spatial chinois pour le nouveau millénaire suscitent beaucoup de curiosité et d’admiration. Les missions réussies de Shenzhou V et VI ont atteint les objectifs visés en termes de légitimité intérieure et de prestige international. A l’époque de la mondialisation et des technologies de l’information et de communication (TIC), l’industrialisation et la marchandisation de l’espace sont des domaines essentiels. La Chine devra former davantage de talents en technologie informatique, notamment dans le secteur des logiciels à utilisation spatiale. La privatisation, l’association public-privé et le tourisme spatial risquent de devenir des questions à l’ordre du jour. L’avenir dira comment évoluera le programme spatial chinois, mais l’histoire montre que la Chine possède déjà la volonté politique et les compétences technologiques pour atteindre les profondeurs de l’espace par ses propres moyens.

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L'ACADEMIE CHINOISE DES SCIENCES

L’Académie chinoise des sciences (chinois : 中国科学院; pinyin : Zhōngguó Kēxuéyuàn), est l’académie nationale pour les sciences naturelles de République populaire de Chine. Elle dépend du Conseil des affaires de l'État de la République populaire de Chine. Elle a son siège à Pékin, avec de nombreux instituts ailleurs en Chine.

L’Académie chinoise des sciences (ACS) a cinq sections (mathématiques, physique, chimie, sciences de la terre, et technologie) et onze branches à Shenyang, Changchun, Shanghai, Nankin, Wuhan, Guangzhou, Chengdu, Kunming, Xi'an, Lanzhou et au Xinjiang. L'ACS a aussi 84 instituts, une université (l’Université de science et technologie de Chine à Hefei, Anhui), deux collèges, quatre centres de documentation et d’information, trois centres de support technologique et deux unités d’édition. Ces branches et bureaux de l'ACS se trouvent dans vingt provinces et municipalités de Chine. L'ACS a investi dans, ou créé plus de quatre cent trente entreprises de hautes technologies dans onze industries. Huit de ces compagnies sont cotées en bourse.

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