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AGENCE SPATIALE DU ROYAUME UNI

L'Agence spatiale du Royaume-Uni (UK Space Agency) est un regroupement de plusieurs ministères et organismes du Royaume-Uni, ayant pour but de coordonner les activités spatiales civiles du pays (comme l'observation de la Terre, les communications et la localisation par satellite).

Histoire

Le seul satellite que le Royaume-Uni lance par ses propres moyens l'est en 1971, en Australie. Créé en 1985, le Centre spatial national britannique (BNSC) fait office d'agence spatiale et prend part à de nombreux programmes européens, (comme Galileo), et internationaux. En 2007, la Royal Society demande publiquement au gouvernement de mettre en place une véritable agence spatiale, comme la NASA, pour remplir les fonctions du Centre1. Lord Drayson annonce sa création le 10 décembre 2009.

Le 1er avril 2010, le Centre spatial national britannique (British National Space Centre) change de nom et de logo et se nomme désormais Agence spatiale du Royaume-Uni (UK Space Agency). La présentation de la nouvelle Agence a lieu au Centre de conférences Reine Elizabeth II, le 23 mars 2010, par le secrétaire aux affaires Peter Mandelson, le ministre britannique de la science et de l'innovation, Lord Paul Drayson et l'astronaute britannique de l'Agence spatiale européenne Timothy Peake, en présence du directeur général de l'Agence spatiale européenne (ESA), Jean-Jacques Dordain, et Andy Green, président-directeur général (PDG) de Logica. Timothy Peake est nommé ambassadeur de l'Agence, il aura pour tâche d'inciter les scientifiques à travailler dans le domaine spatial.

« L'Agence spatiale du Royaume-Uni donnera à ce secteur le muscle dont il a besoin pour réaliser ses ambitions. L'industrie spatiale britannique a défié la récession. Elle peut croître jusqu'à 40 milliards £ par an et Créer 100 000 emplois en 20 ans ».

Structure

L'Agence spatiale du Royaume-Uni fonctionne sur la base du partenariat volontaire de dix départements, agences et conseils de recherche du gouvernement britannique. À la différence des agences spatiales à part entière, comme il en existe dans d'autre pays, le quartier général de l'Agence spatiale du Royaume-Uni réunit environ trente fonctionnaires civils détachés, par rotation, par les partenaires. Le personnel de l'UKSA compte environ 235 personnes. Le Département des affaires, de l'innovation et du savoir-faire (BIS) est le département d'accueil et fournit l'équipe politique centrale, y compris le directeur général. Le directeur général actuel, le Dr. David Williams, est le premier à avoir fait l'objet d'un recrutement externe.

Le personnel de l'Agence spatiale du Royaume-Uni représente le Royaume-Uni dans les différents conseils de l'Agence spatiale européenne (ESA) et à son Comité directeur.

Depuis janvier 2009, l'Agence spatiale du Royaume-Uni a son siège à Swindon, dans le Wiltshire, dans le même bâtiment que le Conseil des établissements scientifiques et technologiques (Conseils de recherche) et que le Bureau de stratégie technologique. Elle est placée sous l'autorité du ministre de la science et de l'innovation, Paul Drayson.

Partenaires

  • Département des affaires, de l'innovation et du savoir-faire (Department for Business, Innovation and Skills), puis Bureau pour la science et la technologie (Office of Science and Technology).
  • Département des transports (Department for Transport).
  • Ministère de la défense (Ministry of Defence).
  • Bureau des affaires étrangères et du Commonwealth (Foreign and Commonwealth Office).
  • Département de l'environnement, de l'alimentation et des affaires rurales (Department for Environment, Food and Rural Affairs).
  • Département de l'enfance, des écoles et de la famille (Department for Children, Schools and Families).
  • Bureau de stratégie technologique (Technology Strategy Board).
  • Conseil de recherche sur le milieu naturel (Natural Environment Research Council).
  • Conseil des établissements scientifiques et technologiques (Science and Technology Facilities Council).
  • Office météorologique (Met Office).
  • Laboratoire Rutherford Appleton.
  • Conseil de recherche en physique des particules et en astronomie (Particle Physics and Astronomy Research Council).

Programmes

La part civile du programme spatial britannique se concentre sur la science spatiale, l'observation de la Terre, les télécommunications par satellites et la navigation globale (par exemple, le Système de positionnement global GPS et Galileo). La plus récente version de la stratégie spatiale civile du Royaume-Uni, qui définit les buts du BNSC, est publiée en février 2008. Il est à noter que le BNSC a une politique opposée aux vols spatiaux humains et ne participe pas à la Station spatiale internationale.

L'agence ne disposant pas de lanceurs propres, les lancements sont effectués par des lanceurs Ariane, Soyuz-Fregat, Rockot, Delta II et le système de transport spatial de la NASA.

Participation à l'Agence spatiale européenne

L'Agence spatiale du Royaume-Uni est le troisième plus important contributeur financier au budget général de l'Agence spatiale européenne, avec une part de 17,4 %. La dévaluation de la livre sterling, en 2005, a conduit à augmenter la charge financière des autres Etats membres, qui ont dû mettre en place un programme de financement. L’UKSA participe à son programme scientifique et à l'initiative d'exploration robotisée du programme Aurora. Des financements sont également attribués au programme de télécommunications ARTES de l'ESA, afin d'étendre la technique de charge utile employée, par exemple, pour les satellites d'Inmarsat, l'opérateur de téléphones portables par satellite basé au Royaume-Uni. Les partenaires de l'Agence spatiale du Royaume-Uni participent au financement d'un projet du secteur privé, dirigé par Avanti Communications, dont le but est de construire un satellite appelé HYLAS et destiné à fournir des communications à bande large aux utilisateurs ruraux et éloignés.

Les projets actuels dans le domaine des sciences spatiales comprennent LISA Pathfinder, pour lequel l'industrie du Royaume-Uni est le premier contractant et les universités du Royaume-Uni construisent des éléments de charge utile et la mission d'astrométrie Gaia. L’industrie britannique fournit les détecteurs, l'avionique, les logiciels et l'électronique de traitement de données Le Royaume-Uni contribue aussi à la construction de l'instrument SPIRE pour l'Observatoire spatial Herschel et au procédé de refroidissement et au détecteur de la mission Planck d'étude du fond cosmologique en microondes.

Dans le domaine de l'observation de la Terre, les projets comprennent la mission d'établissement de profils de vents ADM-Aeolus de l'ESA, pour laquelle l'industrie du Royaume-Uni est le principal contractant, et Cryosat 2, programme dirigé par un scientifique du Royaume-Uni, le professeur Duncan Wingham, de l'University College de Londres. Cryosat 2 a pour mission d'apporter des informations sur l'amincissement des masses glaciaires arctiques, sous l'effet du changement climatique. Il est lancé jeudi 8 avril 2010, à 14 h 57 GMT, par une fusée Dnepr (un missile balistique intercontinental), à partir du cosmodrome de Baikonour, au Kazakhstan.

En février 2009, l'Agence spatiale du Royaume-Uni, l'ESA et Reaction Engines Limited annoncent un partenariat financier public-privé destiné à explorer les techniques clés du moteur SABRE, destiné à l'avion spatial Engin à réaction Skylon.

Les activités récentes (2010) de l'Agence comprennent le programme Mosaic de petits satellites, qui a conduit au lancement de la mission d'observation à haute résolution TopSat de l'Obsevatoire européen et de la Constellation de suivi des désastres. Le 10 novembre 2010, l'Agence annonce le début du programme pilote CubeSat. L'Agence apporte également son soutien, aux côtés du Conseil des établissements scientifiques et technologiques, du Centre national de science, technologie, génie et mathématique (National STEM Centre) et le Specialist Schools and Academies Trust (SSAT), au Bureau européen de ressources pour l'éducation à l'espace du Royaume-Uni (ESERO-UK), lancé à l'Institut de physique de Londres, le 13 octobre 2010. Ce Bureau est cofinancé par l'Agence spatiale européenne et le Départment de l'éducation. Il a pour tâche de fournir des informations en sciences, génie, mathématiques et exploration spatiale, aux professeurs et aux étudiants.

ExoMars

Le 11 juin 2010, l'Agence spatiale du Royaume-Uni annonce qu'elle va financer le développement du véhicule martien ExoMars. 11,7 millions d'euros (10 500 000 livres) sont consacrés au développement des instruments qui doivent permettre de détecter l'existence de la vie, présente ou passée, sur Mars. Ce véhicule doit être lancé en 2018, dans le cadre d'une mission conjointe de l'ESA et de l'Administration nationale de l'aéronautique et de l'espace américaine (Nasa). Un véhicule américain est prévu pour l'accompagner. ExoMars est construit et testé par la compagnie britannique EADS Astrium, à Stevenage, dans le Hertfordshire. D'autres sociétés, comme Systems Engineering and Assessment Ltd (SEA) et Vorticity and Fluid Gravity Engineering Ltd (FGE) travaillent également au projet. Au Royaume-Uni, plus de 200 scientifiques sont impliqués. Le véhicule aura pour mission l'étude des conditions martiennes. Il sera muni d'un radar permettant d'observer le sous-sol et d'une sonde capable de procéder à des excavations jusqu'à 2 mètres de profondeur

« La technologie pionnière au niveau mondiale du Royaume-Uni jouera un rôle majeur dans ce projet international ExoMars. Nos scientifiques vont accroître notre connaissance de la planète rouge et aider à produire des applications pour ces technologies ici, qui bénéficient à la société et à l'économie. C'est passionnant de voir les ingénieurs du Royaume-Uni travailler à la plus ambitieuse mission martienne jamais tentée »

L'Agence est chargée de la construction de deux des neuf instruments scientifiques qui équiperont le véhicule : le Processeur de détection de la vie (Life Marker Chip) et la caméra panoramique (Panoramic Camera). Deux autres instruments sont à sa charge, pour cette mission, un spectromètre laser Raman (Raman Laser Spectrometer) et un diffractomètre à rayons X (X-Ray diffactometer).

Le Processeur de détection de la vie est un instrument qui utilise des techniques de diagnostic médical et doit détecter des composés organiques liés à l'existence de la vie, dans le passé ou le présent. Il est mis au point par l'université de Leicester, celle de Cranfield (Pr. David Cullen) et le Collège impérial de Londres. L'équipe est placée sous la direction du Pr. Mark Sims, de l'université de Leicester.

La construction de la caméra panoramique est placée sous la supervision du Pr. Andrew Coates, du Laboratoire de sciences spatiales Mullard (Mullard Space Science Laboratory) du Collège universitaire de Londres. Un expert en robotique fait également partie de l'équipe, le Pr. Dave Barnes, de l'université d'Aberystwyth.

Le spectromètre laser Raman permet de déterminer la structure des molécules. L'équipe britannique charfgée de son élaboration est dirigée par le Dr. Ian Hutchinson, de l'université de Leicester, le Pr. Howell Edwards, de l'université de Bradford University coordonnant l'équipe scientifique. Ce programme, placé sous la supervision de l'Espagne, implique aussi le Laboratoire Rutherford Appleton (Rutherford Appleton Laboratory) du Conseil des établissements scientifiques et technologiques (Science and Technology Facilities Council) de Harwell, dans l'Oxfordshire.

Enfin l'équipe de mise en œuvre du diffractomètre à rayons X est sous la houlette de l'Italie. L'instrument est destiné à étudier la structure des minéraux déjà connus sur Mars, comme les argiles, les carbonates et les sulfates, et à déterminer s'ils ont été soumis à des altérations par l'eau et ont la possibilité d'abriter la vie. Le Dr. Ian Hutchinson et le Dr. Richard Ambrosi, tous deux de l'université de Leicester, sont chargés de la mise au point du détecteur, le Dr. Hutchinson étant le chercheur principal adjoint du programme.

Calendrier

  • 2011 - Simulateurs des logiciels instrumentaux.
  • 2013 - Qualification des instruments modèles.
  • 2014 - Construction des instruments réels.
  • 2018 - Lancement de la mission.
  • 2019 - Atterrissage et début de la mission scientifique.

Télescope spatial James Webb

Pour le Télescope spatial James Webb, un consortium britannique, dirigé par le Centre de technologie de l'astronomie du Royaume-Uni (UK Astronomy Technology Centre) construit la partie européenne de l'Instrument infrarouge moyen (MIRI). Le télescope doit être lancé en septembre 2015. Il doit succéder au télescope spatial Hubble. Sa principale mission sera l'observation des plus anciennes galaxies de l'Univers, à l'aide d'un miroir de 6,5 mètres de diamètre, en béryllium Be. Le coût final de la mission est évalué entre 4,7 et 5 milliards d'euros.

Campus de Harwell

En novembre 2008, le Centre spatial national britannique annonce de nouvelles contributions à l'ESA et un accord de principe avec l'Agence spatiale européenne pour installer un centre de cette dernière sur le Campus de sciences et d'innovation de Harwell (Harwell Science and Innovation Campus), dans l'Oxfordshire. L'établissement de l'ESA à Harwell est ouvert officiellement le 22 juillet 2009. Son nom est Centre européen de robotique et de changement climatique (European Robotics and Climate Change Centre). Le 23 mars 2010, l'annonce est faite qu'un nouveau centre, le Centre international d'innovation spatiale (International Space Innovation Centre), va être construit sur le campus de Harwell. Il sera chargé de l'exploitation des données des satellites d'observation de la Terre, notamment avec l'objectif de comprendre le changement climatique et d'en anticiper les conséquences. Une autre de ses tâches sera d'améliorer la sécurité et la résistance des satellites dans l'espace. Le coût de construction de ce centre s'élève à 47 millions d'euros (40 millions de livres), dont 60 % sont couverts par l'État et 40 % par l'industrie.

Financement

La plus grande part du budget spatial civil britannique, de 314 millions d'euros (268 millions de livres) est fournie par le Département du commerce et de l'industrie (jusqu'à ce que le DTI soit démantelé, en 2007) ou contrôlée par les partenaires, plutôt que par l'Agence spatiale du Royaume-Uni. Environ les trois-quarts (76 % en 2008-2009) de ce budget vont directement à l'Agence spatiale européenne. En 2004, le budget du quartier général du Centre spatial national britannique est approximativement de 600 000 euros (500 000 livres).

En mars 2010, l'Agence spatiale a indiqué que son budget s'établissait à 310 millions d'euros (265 millions de livres), consacré à 85 % au financement de programme ESA, et que l'emploi induit est de 19 100 personnes au Royaume-Uni.

Budget (millions d'euros)

2005-2006

2008-2009

2010-2011

242

313,67

310

L'industrie spatiale au Royaume-Uni

En 2009, l'Angleterre emploie 24 900 personnes dans les activités spatiales, pour un chiffre d'affaires, en 2010, de 8,9 milliards d'euros (7,5 milliards de livres). 90 % de ce chiffre concerne les télécommunications. La croissance annuelle moyenne est supérieure à 10 %. 260 entreprises sont actives dans ce secteur. L'objectif de l'Agence est que le secteur emploie 100 000 personnes, avec un chiffre d'affaires de 47 milliards d'euros (40 milliards de livres) en 2030.

 

UNIVERSITE D’OXFORD

L’université d'Oxford est la plus ancienne université britannique. La date de sa fondation n’est pas connue précisément. Les traces les plus anciennes d’une activité d’enseignement à Oxford datent de 1116 environ avec l’arrivée de l’écolâtre Thibaud d'Étampes.

C’est l’une des plus prestigieuses universités du monde. Elle forme, avec son éternelle rivale l’université de Cambridge (qui pour sa part fut fondée par des professeurs et étudiants réfugiés de la peste qui régnait à Oxford au XIIIe siècle), la quasi-totalité des élites politiques et intellectuelles du Royaume-Uni depuis des centaines d’années et représente la quintessence, avec Cambridge, du système universitaire élitiste anglais.

L’université a en fait vraiment commencé à se développer à partir de 1167, lorsque Henri II interdit aux étudiants anglais de suivre les cours de l’Université de Paris. Elle est avec Cambridge, l’université la plus prestigieuse du Royaume-Uni.

Elle accueille un peu plus de 18 000 étudiants, qui sont répartis dans 38 collèges et 6 Permanent Private Halls (fondations religieuses).

La plupart d’entre eux sont installés dans de beaux bâtiments anciens au cœur de la vieille ville d’Oxford. Sur le square Radcliffe se trouve la Radcliffe Camera (1747), qui abrite une salle de lecture de la Bibliothèque bodléienne, une des plus riches bibliothèques du monde. La Bodléienne est une des bibliothèques de dépôt légal du Royaume-Uni qui reçoivent, un exemplaire de chaque livre édité dans le Royaume-Uni.

L’Ashmolean Museum, fondé en 1659, est le plus ancien musée du Royaume-Uni ; son département des antiquités conserve notamment la chronique de Paros, le masque funéraire d’Olivier Cromwell, et les pièces ramenées de Cnossos par John et Arthur Evans. Le musée contient aussi des dessins de Raphaël, Michel-Ange et Léonard de Vinci, des tableaux de Piero di Cosimo, John Constable, Claude Lorrain et Pablo Picasso, et des habits arabes portés par Lawrence d'Arabie.

Histoire

La date de fondation de l’université d’Oxford n’est pas connue précisément, mais il existe des témoignages d’une forme d’enseignement à Oxford datant de 1096.

L’expulsion des étrangers de l'université de Paris en 1167 conduit beaucoup d’étudiants anglais à s’établir à Oxford. L’historien Giraud de Barri enseigne à partir de 1188, et le premier maître étranger connu, Emo de la Frise, rejoint l’université en 1190. Le responsable de l’université est appelé chancelier à partir de 1201, et les maîtres sont reconnus comme universitas ou corporation en 1231. Les étudiants s’associent en deux « nations » sur la base de leurs origines géographiques : l’une représentant le nord (dont les écossais) et l’autre le sud (dont les irlandais et les gallois). Les origines géographiques continueront durablement à influencer beaucoup d’affiliation des étudiants lorsque l’adhésion à un college ou à hall deviendra usuelle à Oxford.

En 1636, le chancelier William Laud, archevêque de Cantorbéry codifie les statuts de l'université sous une forme qui restera largement inchangée jusqu'au milieu du XIXe siècle. Laud est également à l’origine de la charte définissant les droits de Oxford University Press et apporte une contribution significative à la bibliothèque Bodléienne, la bibliothèque principale de l’université.

Au milieu du XXe siècle, beaucoup de professeurs réputés, chassés par le nazisme ou le communisme se sont réfugiés à Oxford.

Nombreux sont ceux qui, ayant étudié à l’université d’Oxford, se sont illustrés en politique britannique, sciences, médecine ou littérature. Plus de quarante lauréats de prix Nobel et plus de cinquante dirigeants mondiaux sont liés à l'Université d'Oxford.

Organisation et structure

En tant qu’université collégiale, la structure oxfordienne peut sembler confuse au néophyte. L’université est une fédération : elle comprend plus de quarante halls et collèges autonomes, autour d’une administration centrale régie par le Vice-Chancelier. Les départements universitaires sont établis au sein de cette structure ; ils ne dépendent d’aucun collège en particulier. Ces départements fournissent des équipements pour l’enseignement et la recherche, déterminent les syllabi et les lignes générales de l’enseignement, font de la recherche, et proposent conférences et séminaires. Les collèges proposent à leurs gradués une formation pédagogique. Les membres d’un département universitaire sont répartis entre plusieurs collèges ; bien que certains collèges aient leurs domaines de prédilection (par exemple, le Nuffield College est spécialisé en sciences sociales), la plupart des collèges présentent un mélange d’académistes et d’étudiants de différents domaines. Les commodités telles que les bibliothèques sont fournies par chacun de ces degrés dans la structure globale : par l’université centrale (la Bodleian ), par les départements (bibliothèques départementales, comme l'English Faculty Library), et par les collèges (chacun d'entre eux propose à ses membres l'accès à une bibliothèque pluridisciplinaire).

Administration

Le dirigeant officiel de l’université est le chancelier (actuellement Lord Patten de Barnes), bien que comme dans la plupart des universités britanniques ce titre soit honorifique plutôt que la marque d’une participation à la gestion quotidienne de l’université. Le chancelier est élu par les membres de la Convocation, un corps constitué de tous les diplômés de l’université, et garde son titre toute sa vie.

Ces quatre divisions sont la Division des Lettres, la Division des Sciences Sociales, la Division des Mathématiques, de la Physique et des Sciences de la Vie, et la Division de Médecine.

L’université d’Oxford peut être considérée comme une université publique dans le sens où elle reçoit d’importants subsides du gouvernement, mais aussi comme une université privée dans le sens où elle est entièrement autogérée, et pourrait tout à fait choisir de devenir complètement privée en refusant les subsides dont elle bénéficie.

Enseignement et diplômes

L’enseignement des étudiants non diplômés est centré sur le tutorat, où de un à quatre étudiants discutent leur travail de la semaine une heure durant avec un membre du personnel universitaire. Il peut s’agir d’un essai (en Lettres, souvent en sciences sociales, parfois en mathématiques, physique et sciences de la vie) ou d’un énoncé de problème (souvent en mathématiques, physique et sciences de la vie, parfois en sciences sociales). Les étudiants ont en général une ou deux de ces séances par semaine, et peuvent être pris en charge par des membres du personnel universitaire de leur propre collège comme d’un autre, en fonction de leurs besoins. Ce système de tutorat est complété par des conférences, des cours et des séminaires, qui sont organisés par leur département. Quant aux étudiants diplômés, ils suivent plutôt des cours et des séminaires, bien que leur formation soit surtout centrée sur les recherches individuelles.

Année universitaire

L’année universitaire est divisée en trois périodes, déterminées par le Règlement. La période St-Michel dure d'octobre à décembre ; la période Hilary de janvier à mars, et la période de la Trinité d'avril à juin.

Au cours de ces périodes, le Concile détermine pour chaque année des périodes de cours effectifs de huit semaines chacune. Ces périodes sont plus courtes que celles de la plupart des autres universités britanniques. En outre, il est attendu des étudiants qu’ils travaillent beaucoup durant leurs vacances (vacances de Noël, de Pâques et grandes vacances).

En interne tout du moins, les dates au cours d’une période sont souvent formulées en fonction du début de la période, ainsi la première semaine d’une période est-elle désignée "première semaine", et la dernière, "huitième semaine". La numérotation des semaines continue après la fin de la période, puis recommence à rebours de la période suivante, ainsi, la "semaine moins une" (minus first week) et la "semaine zéro" (noughth week) précèdent la première semaine d'une période. Les semaines commencent le dimanche. Les étudiants doivent être sur place à partir du jeudi de la semaine zéro.

Admission

Oxford ne fixe aucune limite d’âge, inférieure comme supérieure, quant à l’admission de ses étudiants. Historiquement, il était courant que les garçons entrent à l'université entre quatorze et dix-neuf ans. Jeremy Bentham, qui y entra en 1761 à l'âge de treize ans, était considéré comme anormalement jeune.

Aujourd'hui, l’âge habituel d’entrée tourne autour de dix-sept ans, bien que la majorité des étudiants en aient dix-huit ou dix-neuf. Les étudiants adultes, en minorité dans la plupart des collèges, sont très nombreux au Collège Ruskin. Le Collège Harris Manchester est réservé aux étudiants ayant au moins 21 ans. En théorie, il est possible d’entrer à l’université aussi jeune que l’on soit à condition de satisfaire les exigences d'entrée, ainsi Ruth Lawrence entra-t-elle à l'Université d'Oxford en 1983, à l'âge de douze ans.

La plupart des collèges présentent en outre certaines variantes quant aux initiatives et procédures d'admission.

Les étudiants adultes et ceux à temps partiel sont soutenus par l’Oxford University Department for Continuing Education. La plupart des étudiants à temps partiel fréquentent le Kellogg College, même si quelques autres collèges les acceptent aussi.

Bourses d'étude et support financier

De nombreuses formes de soutien financier existent pour ceux qui veulent étudier à Oxford. Les Oxford Opportunity Bursaries, introduites en 2006, sont des bourses que l’université peut offrir à tout étudiant britannique. D’un montant potentiel de 10 235 livres pour trois ans, c’est la bourse d’études la plus généreuse offerte par une université britannique. De plus, les collèges offrent également des bourses à leurs étudiants si cela s’avère nécessaire. En ce qui concerne les études approfondies, l’université propose également diverses bourses pour tous les parcours, des bourses Rhodes aux nouvelles Bourses Weidenfeld.

Réputation

En 2009, l’université a été classée seconde au monde en ce qui concerne les arts et lettres, troisième en matière de sciences de la vie et de biomédecine, et cinquième en sciences naturelles. Oxford est en outre seconde au monde en terme d’employabilité de diplômés. Selon le Times Higher Education World Reputation Rankings de 2011, basé sur une enquête auprès de 13 338 académiciens sur 131 pays, ce qui est la plus grande enquête jamais menée en milieu universitaire, Oxford fait partie des six meilleures universités, réputées 'globally recognised super brands. Oxford est une des quatre universités britanniques qui appartiennent au Groupe Coimbra, une des quatre universités britanniques de la Ligue européenne des universités de recherche, et une des trois universités britanniques à appartenir à l’un et l’autre. C’est aussi la seule université britannique à appartenir au groupe Europaeum.

Classements

Dans les classements mondiaux, elle apparaît dans des bonnes positions. Ainsi dans plusieurs Palmarès universitaires, elle se classe souvent dans le top 10.

Personnalités célèbres

Certains savants notables comme Robert Hooke, Stephen Hawking, Richard Dawkins, Frederick Soddy, Tim Berners-Lee, co-inventeur du World Wide Web, et Dorothy Hodgkin ont étudié à Oxford. Robert Boyle, Albert Einstein, Edwin Hubble, Erwin Schrödinger ont eux aussi passé du temps à l'université.

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L’UNIVERSITE DE CAMBRIDGE

L’université de Cambridge est la deuxième plus ancienne université britannique (la première étant l'université d'Oxford). Elle fait partie des Ancient universities.

C'est l'une des plus prestigieuses universités du monde. Elle forme, avec l’université d'Oxford, la quasi-totalité des élites politiques et intellectuelles du Royaume-Uni depuis des centaines d'années et représente la quintessence du système universitaire élitiste anglais.

Histoire

Cambridge fut fondée en 1209 par des universitaires fuyant Oxford après un différend avec les dirigeants locaux. Toutefois, le collège le plus ancien encore existant à Cambridge est Peterhouse, fondé en 1284. Ce fut en 1318 que l'université obtint du pape Jean XXII le droit de délivrer des diplômes. Cambridge signifie "Pont sur la Cam" qui est la rivière qui traverse la ville. À la différence d'Oxford où la ville précéda l'université, la ville de Cambridge n'existait pas au moment de la création de l'Université. C'est la raison pour laquelle il est assez agréable d'y faire ses études, car pour se rendre de son Collège au lieu d'étude, il est très courant de traverser des parcs et des champs où l'on peut encore voir du bétail.

On appelle Tripos les examens menant au diplôme de licence en arts (Bachelor of Arts, ou B.A. – le premier diplôme de Cambridge regroupant arts et sciences). Bien que l'université offre aujourd'hui des cursus dans de nombreux domaines, elle était essentiellement centrée sur les mathématiques jusqu'au XIXe siècle et l'étude de ce sujet était obligatoire pour obtenir son diplôme. Les étudiants ayant obtenu les honneurs de premier rang en mathématiques sont appelés wranglers. Le Tripos de mathématiques était extrêmement disputé et il a contribué à faire émerger quelques noms très célèbres dans le monde de la science en Angleterre, comme Kelvin, Stokes et Maxwell. Cependant, quelques étudiants célèbres comme Hardy n'aimaient pas le système, pensant que les étudiants étaient plus intéressés par l'accumulation d'honneurs et de prix plutôt que par le sujet lui-même. Malgré la diversification de sujets de recherche et d'enseignement, Cambridge garde sa prédominance mathématique. L'Institut Isaac Newton, qui fait partie de l'université, est considéré comme l'institut national de recherche en mathématiques et physique théorique.

Les enseignements forment, jusqu'au sein des collèges, une série de facultés disciplinaires auxquelles s'ajoutent des facultés globales rattachées directement à l'administration centrale de l'université. Au total, on en compte près de 150, aux côtés d'autres formes d'organisation plus marginales qu'on pourrait comparer aux instituts français. Facultés et instituts sont groupés en départements formant six Schools. Chaque école dispose de son organisation propre, où domine un conseil formé des délégués des différentes institutions constituantes. Ce sont les écoles de :

  • Sciences humaines
  • Biologie et vétérinaire
  • Médecine
  • Sciences sociales
  • Physique
  • Technologies

Au sommet se trouve l'Université à proprement parler, qui dispose elle aussi d'une dotation propre. Elle se compose d'une série de conseils (grand conseil, sénat, conseil général des facultés) et d'une série d'officiers (chancelier et vice-chancelier, intendant et vice-intendant, ainsi que le commissaire). Le sénat, réuni avec les officiers et de rares personnalités extérieures forme la Regents House, qui est l'organe dirigeant l'université. Aujourd'hui, le chancelier de l'université est le duc d'Édimbourg et le vice-chancelier est le professeur Leszek Borysiewicz. Si le premier est le président honoraire de l'université, c'est le second qui en assure de fait la présidence. Les dotations cumulées des collèges et de l'université s'élèvent à 4,1 milliards de livres, ce qui fait de Cambridge l'université la mieux dotée d'Europe.

Bibliothèque

L'université de Cambridge possède une bibliothèque de plus de 12 millions de volumes, comprenant de nombreuses collections remarquables et documents anciens. C'est une des cinq bibliothèques de dépôt légal du Royaume-Uni.

Scientométrie

Les universités d'Oxford et Cambridge, dont les noms sont souvent regroupés sous l'appellation Oxbridge, sont réputées être les deux meilleures universités du Royaume-Uni. Ensemble, elles sont à l'origine d'une proportion substantielle des plus grands scientifiques, écrivains et politiciens britanniques. Les deux universités sont membres du Russell Group of universities (un réseau de grandes universités de recherche britanniques), du groupe de Coïmbre (une association des plus grandes universités européennes) et de la LERU (League of European Research Universities).

Comme toutes les universités anglaises, c'est une institution relativement autonome, formée d'un certain nombre de collèges et de fondations privées qui lui sont affiliées. L'université enseigne la philosophie, les langues modernes et anciennes, mais elle est principalement centrée sur les problèmes de la recherche et de l'enseignement scientifique.

Admissions

Les universités d'Oxford et de Cambridge sont les deux institutions les plus sélectives du Royaume-Uni. Pour le cycle undergraduate, qui mène à l'obtention d'un B.A. (Bachelor of Arts) ou un BSc (Bachelor of science), il n'est pas possible de porter sa candidature aux deux universités. De facto, aucun étudiant anglais n'étudie à Cambridge à défaut d'avoir été admis à Oxford, et inversement.

Depuis les années 1960, le processus d'admission est fondé sur la méritocratie et est soumis à un triple processus de sélection.

Les candidats doivent soumettre leurs résultats académiques et des recommandations de professeurs. À l'issue d'un premier processus de sélection, ils sont conviés à des entretiens oraux visant à tester leur motivation et leur niveau académique. Au niveau "undergraduate", l'admission définitive est subordonnée aux résultats des candidats à l'équivalent du baccalauréat. L'équivalent d'une mention Très Bien, la note "AAA" au A-level est exigée des candidats. Pour un étudiant francophone, une mention Très Bien du baccalauréat français ou du collège Québécois est nécessaire.

De plus, depuis quelques années, les directeurs d'études de certains domaines techniques comme les mathématiques exigent que les candidats passent un examen spécialisé (appelé STEP papers).

Il existe néanmoins un débat patent sur le processus d'admission des universités en Grande-Bretagne et l'on se demande si les étudiants provenant d'écoles publiques ont suffisamment de chances d'être acceptés, l'écart de niveau entre ces institutions et les établissements du système anglais privé étant souvent relativement élevés.

Évaluation des étudiants

Dans le système universitaire britannique, le niveau d'un étudiant ne se juge pas uniquement par rapport à l'établissement dans lequel il a étudié. À Cambridge, comme dans toutes les autres universités, les étudiants sont en effet classés en 4 classes (1st, 2:1, 2:2 et 3rd). Les étudiants s'étant classés dans les deux premières classes ( "1st" et "2:1") sont considérés comme les plus brillants. Ce classement est crucial lorsque les diplômés recherchent un emploi.

Légendes et mythes

Il existe de nombreux mythes associés à l'université de Cambridge et son histoire, certains devant être considérés moins sérieusement que d'autres.

L'un des mythes les plus célèbres est lié au Mathematical Bridge (pont des mathématiques) du Queens'College, qui aurait été construit par Isaac Newton avec pour objectif qu'il tienne sans vis ni boulons. Il aurait ensuite été démonté par des étudiants trop curieux et incapables de le remonter. Cette histoire n'est pas véridique, dans la mesure où le pont a été construit 22 ans après la mort de Newton. On pense que la légende vient du fait que les premières versions du pont tenaient avec des clous et des vis peu visibles, ce qui n'est pas le cas pour la version actuelle du pont qui utilise écrous et boulons bien plus voyants.

Divers

Cambridge jouit d'un partenariat avec le Massachusetts Institute of Technology (MIT) qui a donné lieu à la création du Cambridge-MIT Institute. L'université est très attachée aux entreprises de haute technologie situées dans la région de Cambridge (cet ensemble est appelé Silicon Fen). L'université et la Silicon Fen ont largement été financées par plusieurs grands noms de la technologie, comme Gordon Moore (Intel Corporation) et Bill Gates (Microsoft). En 2000, Bill Gates a mis en place les Gates Scholarships visant à aider les étudiants en dehors du Royaume-Uni à étudier à Cambridge.

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