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LES LOIS UNIVERSELLE

LES LOIS UNIVERSELLE

Il semblerait que notre Univers a exactement les propriétés requises pour que l’homme – ou plus généralement la vie – puisse apparaître….

La vie serait-elle le but de l’Univers ?  D’un point de vue métaphysique, on pourrait énoncer que l”Univers possède les propriétés nécessaires à l’apparition de la vie car telle est sa raison d’être, une hypothèse qui porte le nom de principe anthropique

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Une loi physique

Se définit par le gouvernement d’un phénomène et sa répétition, ce qui assure un principe de régularité et de stabilité. Il y a trois définitions de la loi qui ne se contredisent pas mais se complètent :

Celle qui permet à un état d’exister (loi de création et donc de répétition à l’identique)

De se maintenir dans son être (loi de conservation)

Et d’évoluer (loi d’évolution). Dès lors, une loi peut tout aussi bien concerner un phénomène unique ou répétitif qu’une mutation

Une loi sera d’autant plus générale qu’elle commandera à un plus grand nombre de phénomènes, et sera d’autant plus fondamentale qu’elle se rapprochera des conditions premières et des propriétés de l’espace-substance. Ainsi, la loi d’association électromagnétique des particules dépendra-t-elle de celle qui fonde la vitesse de la lumière, les principes de la photosynthèse des plantes de l’existence du soleil lequel dépend  etc…

Ce principe de hiérarchisation des lois de la nature est à la base de celui de complexification qui implique que l’élément le plus complexe soit sous la dépendance du plus simple. Ainsi la molécule dépend des atomes constitutifs, la cellule de la molécule, le règne vivant de complexes cellulaires etc.

Une procédure de changement d’état en l’absence de laquelle rien ne serait, la substance de l’espace demeurant en son être immobile et informe. Ce qui existe est soumis à ces lois physiques qui commandent son paraître et maintiennent son individuation selon une durée.

Cependant, il n’en peut être de même de la substance éternelle puisque son paraître n’a pu dépendre d’aucune procédure d’émergence. Son (être-là) est absolument nécessaire : la substance de l’espace n’a pu trouver antérieurement refuge dans un autre lieu que l’espace lui-même, dans aucun néant précédant son être-là. Aussi, RIEN ne saurait être avant l’espace-substance lui-même car il semble dans la logique du monde que le lieu du phénomène doive être avant ce phénomène.

N’ayant pas de cause originelle, étant sa propre cause, la substance de l’espace n’obéit ni n’est soumise à aucune loi causale. Tout au contraire, c’est à partir de sa seule et unique propriété éternelle (la densité absolue) que vont dériver toutes les autres lois de l’univers.

Par (l’être-là) d’une substance immuable, nous sommes assurés d’une stabilité de l’Univers, d’un repos à partir duquel le mouvement est rendu possible : sans définition d’un état de repos fondamental, on ne peut définir le principe du mouvement.

Dès lors s’ouvre à la connaissance la première loi physique, celle qui permet le passage du repos au mouvement et par conséquent de (l’être-là) inerte et informe de la substance de l’espace à l’étant individualisable, de (l’être-là) à l’existant. Cette première loi est celle qui commande la vitesse invariante et absolue de la lumière et qui a pour cause la densité de l’espace substance.

Du principe fondamental de constance et d’immutabilité de l’Univers prématériel dérive ceci que les constantes essentielles qui commandent les lois de la matérialité sont elles-mêmes immuables et que nous ne saurions constater les fluctuations de celles-ci. Ainsi la vitesse de la lumière ne peut varier puisqu’elle résulte de la densité absolue d’un milieu qui est celui de la substance de l’espace. De même, la création de particules résultant d’un changement d’état de la prématérialité, est-elle totalement déterminée par la densité de ce milieu. Enfin, les constantes G, h, e qui sont celles de la gravitation et de l’électromagnétisme dépendent-elles du moment cinétique des particules (spin) lequel est à relier à la vitesse de la lumière. Ainsi les constantes physiques, d’où dérivent les lois physiques, reçoivent-elles leur propriété première d’immuabilité des propriétés de l’espace-substance : l’une ne saurait varier sans que la totalité des lois de l’univers en soit bouleversés.

Aussi, comme l’espace-substance est dans son principe immobilité absolue et qu’un changement supposerait une cause totalement interne pour y introduire une variation, nulle mutation ne semble envisageable. C’est donc bien la preuve a contrario qu’il est impossible que l’espace-substance puisse évoluer : l’espace-substance qui occupe tout lieu de l’espace ne peut introduire d’autres espaces qui en modifieraient la densité ni ne peut s’étendre sur « autre chose » que lui-même.

Dès lors, de l’intangibilité de l’espace-substance on peut conclure à l’immuabilité et éternité des lois et constantes directement dérivées de ses propriétés. Nous sommes donc assurés d’une stabilité absolue et d’une présence éternelle d’un univers.

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Le propre d’une loi de création

Est de permettre de passer de l’inexistant à l’existant. En ce sens, cette loi est assimilable à la cause, à l’ensemble des conditions nécessaires pour exister, que ces conditions soient prévisibles ou non, en nombre limité ou infini. La loi causale interdit toute parution spontanée, toute mutation sans que « quelque chose » en soit à l’origine, que cette cause soit externe à un étant ou apparemment interne à celui-ci, compréhensible par un entendement ou non. En effet, si « rien » n’était à l’origine d’une existence, d’une mutation, d’un changement d’état, rien ne serait changé, rien ne paraîtrait : l’action du « rien » sur un étant, l’exercice d’un force nulle sur un corps ne produirait aucun effet, aucun mouvement.

Une loi d’existence ou de mutation peut regrouper un ensemble de causes qui se constitue en projet unique ou en une cause unique.

Seule la matérialité au sens large (matière, ondes et photons) peut être créée et donc exister. La substance de l’espace prématérielle et éternelle, bien que constituée en objet physique, n’existe pas sur le mode de la matérialité. Tout existant est nécessairement doté d’une substance prématérielle. (L’onde EM et le photon composés de la substance de l’espace peuvent exister comme état de transition entre la prématière et la matière). Toute matérialité n’existe qu’autant qu’elle conserve, renouvelle ou acquiert de l’énergie d’un mouvement.

Il n’y a pas de création sans mouvement. Il n’y a pas de mouvement sans énergie. L’énergie est le principe premier qui commande à l’ensemble de l’existant. L’énergie fait être la matérialité mais n’est pas un existant : c’est une essence immatérielle éternelle qui n’est saisissable que dans le mouvement.

Il n’y a pas de création ex nihilo. La substance de l’espace seule est incréée. Chaque étant naît d’un autre que lui-même comme procédant d’une mutation, d’un changement d’état de ce qui le précédait.

Si aucun étant ne peut naître de lui-même, il est porté par un autre étant qui doit l’engendrer selon des modalités multiples des règnes et des espèces. Tout étant nouveau était contenu dans quelques propriétés de celui qui le précédait. En conséquence, tout ce qui Est garde certaines propriétés de ce qui le précédait. S’il est soumis au temps selon une durée, il doit donc pouvoir disparaître. S’il peut naître et disparaître, il est soumis au principe du cycle : si les conditions de son paraître se retrouvent réunies, il doit surgir à nouveau. Tout ce qui existe est temporel et soumis au cycle de la naissance, croissance et disparition. Inversement, ce qui n’est pas temporel n’existe pas. En conséquence, le Temps Est Existence.

Ce qui entre dans le temps est un étant individué dont la création peut être reproduite de sorte que le cycle création/destruction ait lui-même les caractères de l’éternité. En effet, tout étant (minéral, organique, vivant) possède la faculté de se reproduire (ou d’être reproduit). Ainsi, la création de matière obéit-elle à des principes et des lois particulières qui assurent sa reproduction.

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Lois et principes de la création/reproduction

Permettent également la présence d’un étant dans le temps selon une durée, relèvent de la catégorie de l’éternité. En effet, s’il en allait autrement, le créé ne serait pas soumis au cycle mais à l’unicité de l’évènement. Or, si la création est continue, c’est bien qu’il existe des lois et des conditions dont on peut supposer que si elles rencontrent leurs conditions de réalisation, nous assisterons à la reproduction du phénomène créatif. Et ainsi, ces lois et principes qui attendent leurs conditions présentent tous les caractères de l’éternité bien que n’ayant aucune traduction dans la matière du réel en tant que lois et principes : elles constituent la faculté de la matérialité de passer de la potentialité de l’essence à son actualité.

Les notions de cycle et d’essences éternelles signifient que lorsque les conditions sont réunies pour la production d’un phénomène, celui-ci passe à l’existant. Ces conditions résultent de la rencontre entre au moins deux étants dont l’association a pour effet d’engendrer un être ou des propriétés nouvelles. Ainsi de la rencontre entre la graine, la terre et l’eau, le soleil, pour engendrer la plante ; De même, tous les assemblages d’atomes de la table de Mendeleïev sont-ils des rencontres entre particules, une association de propriétés engendrant des êtres nouveaux. L’essence éternelle d’un étant signifie qu’il doit à chaque fois paraître si la rencontre a lieu et qu’il est contenu potentiellement non dans chacun d’eux mais dans leur rapport. Ainsi la naissance de deux particules à partir d’un photon suppose un rapport entre ce photon et la prématière, une mise en commun de leurs propriétés respectives.

Le cycle ou création permanente, suppose que la procédure de production soit reconduite éternellement, qu’elle se donne comme « loi éternelle » de l’Univers. S’il en était autrement, il faudrait en déduire que la totalité de la masse universelle ait été créée sinon en un jour tout du moins en un certain nombre de séquences désormais achevées.

Par là le cycle création/annihilation et retour à la substance de l’espace serait interrompu. Un photon pourrait éternellement poursuivre sa course s’il ne rencontre aucun obstacle, sans jamais perdre son énergie ni affaiblir sa longueur d’onde.

Le principe du cycle dépend de celui plus général de la conservation d’énergie et du caractère à la fois illimité et limité de la quantité totale d’énergie. Il dépend également de celui de la temporalité puisque tout étant n’est pas éternel et doit faire retour à la substance de l’espace puisqu’un mouvement rectiligne infini est impossible. Aussi, puisque qu’une production suppose la possibilité de sa reproduction, celle-ci est incluse dans les procédés fondamentaux du mouvement et de la conservation de l’univers.

Il faut ainsi relier ce principe universel à celui à l’œuvre dans toutes les espèces vivantes qui comportent un mécanisme reproducteur (spores, graines, œuf, ovule etc.). La reproduction inscrit un étant temporel et éphémère dans la durée et participe ainsi du principe d’éternité. Le cycle est donc tout à la fois le mouvement qui sort un étant de l’éternité en le temporalisant, mais par la reproduction dans son principe infini, il le rapporte au non temporel, à une essence éternelle.

S’il n’y avait pas de lois physiques constantes les évènements de la nature seraient totalement aléatoires, aucune répétition ne serait possible. Inversement un univers où rien n’évoluerait serait totale immobilité, chaque étant demeurant identique à lui-même de toute éternité. Par ailleurs, s’il n’y avait pas de phénomènes plus aléatoires que d’autres, la nature serait également répétitive et non soumise à l’évolution. L’évolution, le changement, le surprenant, est toujours rupture avec la répétition et s’effectue à partir d’une base stable permettant de mesurer l’avant de l’après de la mutation.

Toute mutation suppose défini un invariant que sont les propriétés qui individualisent cet étant. Il faut distinguer mutation et changement d’état par lesquels ces propriétés primaires sont transformées par l’action d’un facteur mutant aboutissant à l’acquisition de propriétés nouvelles. Ainsi le passage du photon à la matière, de l’état liquide à l’état solide, de l’animal à l’homme. La frontière entre mutation et changement d’état est une question de degré.

Tout changement d’état suppose conservées quelques propriétés et substance de l’état précédent. Le changement d’état du photon à la matière conserve la substance de l’espace, celui d’animal à l’homme implique la continuation de certaines propriétés de l’animalité.

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Le principe d’évolution est directement déductible de celui de la création

Chaque existant pour paraître et demeurer doit avoir les propriétés qui lui permettent de s’adapter aux conditions du lieu de son émergence. Il est également redevable de ceux du mouvement, de complexité et de non reproduction strictement à l’identique (causalité forte).

Toutes les lois de la nature sont causales et donc tous les phénomènes sont déterminés. L’indétermination résulte de notre incapacité à comprendre toutes les causes qui interviennent simultanément, et selon différentes intensités. Plus les causes sont multiples, plus l’indétermination sur le résultat est grande.

Par définition, une nouveauté est d’autant plus radicale et surprenante qu’elle est moins prévisible, moins déductible d’une chaîne de causalité, qu’elle est moins « attendue par avance » comme pouvant être construite à partir d’un concept « déjà-là ».

L’évolution est par définition progressive et se comprend selon des ordres d’intensité. Une mutation progressive se situe entre deux changements radicaux d’état qui constituent le point d’origine et d’arrivée d’une évolution.. Ainsi des ruptures d’état entre prématière et matière, entre matière et pensée, entre animalité et l’homme.

Le principe de sélection dérive de celui du nécessaire rapport de forces entre étants par lequel chacun tend à atteindre son maximum de puissance et de volonté d’être et de durer. La transformation constante de l’état des rapports entre étants (changements de l’éco-système) contraint toute nouvelle création à développer des qualités qui lui permettent de s’adapter à l’évolution du milieu.

Aucun étant n’est éternel (sauf la substance de l’espace). La particule et le rayonnement doivent pouvoir s’annihiler et faire retour à la substance de l’espace. Tout existant doit paraître, exister selon une durée limitée et disparaître. Inversement, ce qui n’est pas soumis au temps n’existe pas et relève des principes de l’éternité.

Entrer dans le temps signifie être doté d’une durée qui n’est pas éternelle et que chaque individu doit disparaître comme contrepartie de son paraître. L’existant, puisque soumis au temps, l’est également au cycle naissance/mort. A chaque étant doit par conséquent être associée une procédure de création qui est celle de sa reproduction. L’électron, qui surgit du sein de la substance de l’espace doit donc pouvoir s’y annihiler à nouveau. Il en va de même par conséquent des étoiles et galaxies qui au terme d’un très long refroidissement finissent par se fondre dans cette substance. Ainsi, le règne minéral tout autant que le végétal ou animal doit-il être soumis au temps et à l’individuation.

Tout étant qui est se présente comme individué et a fait l’objet d’une création. Cette création est entrée dans le temps dans l’assise d’une durée. Cette création est donc ouverture/donation de son temps d’existence : la durée. A chaque étant est donné/reçu une durée d’existence, plus ou moins longue : plus d’une centaine de milliards d’années pour la matière particulaire/minérale, quelques milliardièmes de seconde pour certains objets/corps éphémères.

On peut donc affirmer que le temps est donné dans et par l’existence de sorte qu’il soit impossible de les dissocier : le temps EST existence, l’existence implique le temps consubstantiellement. (Exis-temps)

A contrario ce qui n’est pas soumis au temps, à l’individuation, au cycle mort/renaissance ne peut ex-ister au sens d’extraction, de changement d’état d’une substance en une autre selon des procédures de création. La substance de l’espace puisque incréé, uniforme et éternelle ne saurait donc ex-ister mais peut cependant ETRE puisqu’elle se manifeste comme objet physique continu sous forme d’ondes électromagnétiques par exemple ou de rayonnements permanents de fond de l’univers.

Aussi, tout ce qui Est n’ex-iste pas nécessairement mais tout ce qui ex-iste EST nécessairement. La substance de l’espace EST mais n’ex-iste pas alors même que tout étant individué peut Etre et ex-ister. La substance de l’espace Est au sens où La matière Est puisque en elle se conserve densifiée la substance de l’espace et ex-iste puisque émanée d’un ailleurs d’elle-même, elle doit son existence par ex-traction de cet ailleurs, d’un état antérieur. La substance de l’espace Est et demeure inchangée, continue (non séparable et insécable), éternelle et infinie, sans devenir propre, sans énergie interne qui ne résulte d’un différentiel avec la matière ou d’une action de celle-ci.

Toute création suppose le passage d’un état antérieur à un autre 

La cause est « ce » qui fait passer, le principe de surgissement et de mutation par laquelle une essence se mue en une autre essence. Le principe de causalité signifie que tout a une cause, ce qui implique qu’aucun phénomène n’est sui generis, qu’il ne peut y avoir de fait sans que celui-ci puisse être rattaché à un acte externe qu’il le produit (ou à une mutation interne cad à un changement du rapport externe de ses constituants).

Il se peut que cette cause ne soit pas déterminable ou qu’elles soient nombreuses à produire un effet donné, mais toujours un effet reste attaché à sa cause. A contrario, l’être-là d’un étant absolument sans cause supposerait son absolue et totale indépendance de l’ensemble des constituants de l’univers. Aussi ne peut-on définir qu’un seul être sans cause : l’espace substance éternel et incréé. Sa « présence » comme substance immatérielle n’est redevable d’aucune causalité antérieure puisque toujours (là).

Dès lors, le principe de causalité ne trouve pas son fondement dans la régularité des lois physiques par laquelle un effet a toujours la même cause mais celui-ci est à rechercher dans celui de création. A supposer un chaos absolu où aucune loi physique ne régulerait celui-ci, le simple fait pour un phénomène de paraître implique qu’il se trouve lié à sa cause productrice qui se montrerait dans le même temps.

Ce ne sont donc ni l’habitude ni la répétition par laquelle dés qu’il y a  X,  il faut s’attendre à Y qui fondent le principe de causalité, mais celui-ci est une condition absolument nécessaire de tout existant. La cause étant dérivée du principe du mouvement et de la création d’un phénomène, son absence renvoie à un monde totalement immobile.

Cependant, au sens strict (causalité forte), la répétition d’un effet à partir de la même cause n’est jamais possible puisque les conditions de l’action varient. Une même cause produit le même effet si toutes les conditions de sa répétition sont strictement identiques. Or la répétition absolue du même phénomène est impossible (écarts dans le temps, le lieu). Aussi ce qui demeure, c’est la vérité d’une essence éternelle de la physis : tout phénomène qui surgit a une cause. L’effet est intimement lié dans le temps immédiat de son paraître à la cause qui l’a produit.

Le principe de causalité

Relève d’une nécessité absolue pour le fonctionnement de l’univers en l’absence duquel aucune relation entre étants ne serait possible. C’est parce que tous  les étants sont en relations plus ou moins proches et directes que l’action de l’un est possible sur l’autre. En l’absence de toute relation, la cause cesserait, et l’étant ainsi totalement isolé serait totalement inerte et éternellement lui-même. Dés lors l’action de la cause n’a de sens que si deux étant sont, antérieurement à son exercice, en relation : c’est donc la relation qui fonde et justifie le principe de la causalité généralisée (ou la mise en relation peut être l’exercice propre de la cause).

La répétition du même, de l’objet, de l’idée, de l’évènement, est absolument impossible puisqu’il y aura toujours un caractère qui sera le différentiel. Cette existence d’une différence absolue fonde le principe d’identité dans son absolu.

Dans cette optique, il n’y aurait pas d’histoire répétitive possible : chaque évènement serait pure originalité. Cela ne veut pourtant pas dire que des étants (sujet, idées, évènements) puisse présenter certains caractères identiques qui peuvent laisser penser qu’ils sont semblables. Ce qui se répète, c’est le quasi identique. Le texte, la langue, le mot qui se lisent ou se répètent semblent également participer d’une structure fixe et récurrente accessible à de multiples lecteurs ou locuteurs comme apparemment invariable. Mais, il ne s’agira jamais du même lecteur, jamais du même locuteur qui utilisera le même mot dans des contextes, des temps et des lieux différents. La loi scientifique, basée sur la reproduction, ne mesure jamais exactement le même phénomène qui apparaît dans un temps du cosmos ayant évolué. Il n’intervient pas dans l’histoire générale de l’univers exactement à la même place, dans une identique structuration locale ou globale.

Dans chaque étant universel il y a présence de l’éternel répétition de l’essence, du quasi identique et apparition dans le temps de l’absolue originalité, de la non répétition radicale.

Sans individuation il n’est pas de catégorisation possible ni de classification. Un individu c’est ce qui est séparé ou peut être séparé et s’oppose au continu. La substance de l’espace, bien que constituée en objet physique susceptible d’action et de réaction est continue mais ne peut être isolée comme individualité et n’est pas au sens strict un existant. Un individu est un composé de substance (matérielle ou prématérielle) et doté d’une essence propre par lequel son être parvient à l’existant et y demeure. Seuls les individus existent.

Un individu se définit par l’ensemble des propriétés qui le constitue (composition, forme, position dans l’espace et le temps, séparabilité etc) qui permette de le distinguer des autres étants. La particule est l’ultime élément de la matière qui ne peut être sécable sauf à disparaître. Un individu peut être un assemblage de multiples parties. Une onde résulte de la mise en mouvement d’un milieu continu mais peut avoir une individualité. Il en va de même du photon détectable bien que lié à son onde. La disparition d’un individu intervient par la dispersion des éléments qui le composent ou son annihilation s’il s’agit d’une particule. Un individu ne peut être hypothétique, virtuel ou potentiel : il doit nécessairement passer à l’existant. Les idées ne peuvent être considérées comme des individus proprement dits. L’Esprit n’existe pas au sens de la matérialité et doit s’incarner dans un corps pour constituer une individualité.

Un individu, pour entrer dans le savoir, doit être nommé : l’identification a pour corollaire la nomination. Il existe s’il produit des effets mesurables ou observables, même si sa détection directe est rendue impossible par les conditions de l’observation.

Un individu peut changer, évoluer au cours du temps ; Mais pour demeurer lui-même comme individu, il ne faut pas qu’il ait subi un changement d’état plus ou moins radical. Ainsi du passage de la graine à l’arbre, du vers au papillon. Il existera cependant des cas frontières où l’individu peut demeurer malgré son évolution (ex : passage du fœtus à l’homme).

Pour une particule de matière, ex-ister consiste à s’extraire, selon certaines lois physiques, de la substance de l’espace informe et homogène pour se constituer comme individu séparé et distinct situé dans l’espace et disposant d’une durée de vie. Exister, pour un étant quelconque donc c’est tout à la fois entrer dans le temps limité en brisant son éternité et devenir un objet autonome en se séparant de l’uniforme et de l’indistinct, ce qui fonde la possibilité d’établir une relation entre l’individu et la totalité.

Les propriétés qui définissent un individu déterminent les relations que celui-ci peut entretenir avec son extériorité. Ce n’est donc pas un ensemble des relations possibles (une structure préexistante) qui définit l’individu par la combinaison singulière de ces relations. C’est à partir d’une identité construite qu’on peut définir les différences. Seuls les individus passent à l’existant.

Il se déduit du principe d’individuation.

Définir un individu cela signifie a contrario qu’il ne saurait être un autre. Cette définition rend impossible la stricte identité entre deux étants. Ceux-ci, à supposer que leurs propriétés soient parfaitement identiques (ex 2 grains de sable), diffèrent par leur position dans l’espace. Si cet espace est occupé par la suite par un étant de même nature, ils différeront par leur position dans le temps.

Ceci entraîne comme conséquence, quant à l’évènement, qu’il ne peut jamais se reproduire à l’identique puisque ne pouvant avoir lieu dans le même temps. Ceci explique la radicale nouveauté de tout phénomène : un évènement peut se reproduire à l’identique mais, s’il n’a pas lieu dans le même temps, le contexte dans lequel il plonge aura nécessairement changé. Son action, ses relations avec les autres étants seront différentes et son interprétation devrait évoluer en conséquence. L’interdit sur la réplication du même conduit à faire de l’événement et du paraître de l’étant en général une nouveauté absolue.

Mais cette nouveauté absolue ne signifie nullement qu’un phénomène soit essentiellement hasardeux ou inouï parce que totalement surprenant. Un acte parfaitement répétitif et prévisible est nouveau relativement au contexte/temps dans lequel il paraît qui est lui-même en changement. (Ainsi, le mouvement régulier de la lune n’a pas la même signification dans l’antiquité grecque ou à l’époque moderne de l’aventure spatiale, son interprétation symbolique varie également selon les croyances et religions. De plus, l’astre nocturne ne se lève jamais sur une humanité identique d’un jour à l’autre).

Les principes d’identité et de non contradiction conduisent à ceci comme autre conséquence : aucun individu n’est le contraire ni le négatif d’un autre.

Tout étant existant individué se trouve en relation avec d’autres que lui-même qui lui sont extérieurs. Le minéral aussi bien que le végétal ou le vivant émettent des signes, agissent et réagissent. Chaque étant entretient nécessairement un rapport avec les autres en la forme d’actions ou de réactions. Dès lors puisque en relation ils sont également en communication et émettent ou réagissent comme autant de signes par lesquels se marquent leur existence en mouvement (couleur, forme, etc.). Ces signes sont enregistrés par différents organes perceptifs et un étant quelconque émet ou réagit à son tour par les organes réactifs dont sa constitution dispose. De là on peut conclure que tout ce qui est en relation communique par un langage propre de signes. Le langage humain n’est donc qu’un mode particulier du langage universel où tout communique avec tout. Avec le principe de complexité et d’évolution, nous passons du réflexe à la réflexion et du cri articulé au langage verbal et de celui-ci à la réflexion conceptuelle, sans que l’on puisse imaginer une quelconque rupture radicale, une apparition ex nihilo.

Dés lors, c’est souvent à tort qu’on a pu dire que la « fonction interrogative » était le propre de l’humain qui se distinguait du reste du vivant par sa capacité à poser des questions, notamment de nature « métaphysique » sur le sens et les finalités de l’Etre. L’interrogation est l’acte premier de la découverte de l’extériorité qui questionne ainsi sur la nature de l’objet avec lequel un étant entre en contact par différents organes (toucher, ouie, odeur, regard). C’est l’acte premier par lequel s’effectue « l’impression » du réel sur un organisme quelconque, qui doit par la suite la traiter,  la mémoriser et trouver la réponse adéquate. Il va de soi que le questionnement s’étend sur un champ de plus en plus large à mesure que la masse des informations cumulées par l’expérience et les capacités d’action s’accroissent. Entre les touchers interrogatifs des protozoaires et le questionnement sur la totalité de l’univers, nous trouvons une même fonction à l’œuvre qui s’est accrue, amplifiée, diversifiée pour aboutir à de grandes conceptions philosophiques et scientifiques comme réponses à ce principe d’interrogation qui trouve dans l’esprit sa forme pour l’heure la plus accomplie.

Tout existant est dans une situation d’action et de réaction par rapport à un milieu. Le repos est un état où s’équilibrent les forces d’action et de résistance. Ce rapport de forces engendre ceci comme conséquence que le repos n’est jamais qu’une situation provisoire et que le déséquilibre est à l’origine du mouvement. Ce déséquilibre est produit par l’excès d’une force sur une autre.

Toute force tend à réaliser son absolu pour atteindre sa limite.

La puissance d’un étant n’est pas illimité mais tend toujours vers cette limite. Tout étant va chercher également à atteindre cet absolu autorisé par son essence. La volonté d’être, de croître, de se développer est toute entière dépendante de ce principe vital essentiel. Il est donc dans la nature qu’il n’y ait d’autre résistance à une puissance qu’une puissance opposée. La volonté de puissance qui gouverne l’histoire de l’Esprit n’est que la traduction de ce principe fondamental à l’œuvre dans la nature. Tout étant détient, de par la nature de son essence, une certaine puissance d’être, une capacité à se déployer et à se reproduire. Cette puissance suppose un excès de la force sur la résistance.

Dès lors, le contraire, le négatif est toujours ce qui s’oppose à l’expression/extension d’une force, d’une volonté.

Le mouvement est rendu possible non par la disparition du négatif opposé mais par la permanence de l’opposition au sein d’une dualité. La mort, la disparition de l’opposé est alors accomplissement total de l’un des pôles, qui engendre sinon la mort du vainqueur mais la perte du sens de son combat. Ainsi, la maître n’a de sens que relativement à l’esclave car si celui-ci le maître n’a plus aucun « objet » sur lequel exercer son pouvoir.

Ce principe signifie que la matérialité s’organise à partir du rassemblement d’individus simples pour former des individus de plus en plus complexes.

Il conduit à l’hétérogénéité par multiplication des possibles quand s’accroît le nombre de combinaisons. Il est à la base de la diversification des genres et des espèces et repose intégralement sur le tableau de classification périodique des éléments de mandeleïv. Il commande à la hiérarchie des étants et des essences et au principe d’évolution. Il se définit également en complément avec  les principes d’individuation, de relation, d’association.

Puisque dotés d’énergie d’existence et toujours en rapports les uns avec les autres, les multiples étants s’assemblent en unité comprenant des éléments de plus en plus nombreux. Cette cohésion implique une complexité croissante à mesure que ces éléments sont disparates et quand s’accroît le nombre de combinaisons possibles. Le principe de complexité conduit à celui d’hétérogénéité par multiplication des possibles. Il est à la base de la diversification des genres et des espèces et repose intégralement sur le tableau de classification périodique des éléments de Mandeleïv. La complexité implique une hiérarchisation, du plus simple au plus compliqué. Cette hiérarchisation est hors de tout jugement de valeur puisque tout ce qui est, justifie sa nécessité par le fait d’exister. La complexité signifie qu’un étant est doté de propriétés multiples, lui permettant d’agir et de réagir de façon de plus en plus diversifiée. Partant de la totale indifférenciation de la substance de l’espace, la création différencie 3 particules élémentaires permanentes dont l’association constitue la base de la matérialité. A partir d’un certain nombre d’atomes de cette matérialité se diversifient les règnes minéral, végétal et animal qui se distinguent selon une hiérarchie de complexité croissante ce qui signifie une augmentation de leurs capacités d’action et de réaction.

Pour le vivant, la complexité s’organise effectivement à partir de la constitution du programme génétique qui a pour base une combinatoire à partir de 4 « lettres » de bases (C,G,T,A). Cependant, la complexité ne veut nullement dire un accroissement quantitatif systématique des éléments. Il faut entendre la capacité d’un étant de répondre de façon multiple et variés aux conditions changeantes du milieu voire à agir sur celui-ci pour le détourner à ses fins. L’homme n’est pas le vivant organiquement le plus complexe mais il s’agit de l’espèce qui s’est donné les moyens de répondre avec le plus de diversité, qui a su s’adapter et créer des conditions « artificielles » de son existence matérielle. S’agissant d’une complexité liée à la multiplicité des stimuli/réponse, celle-ci ne peut qu’avoir pour origine le système réflexes dont l’aboutissement est le cerveau de l’homme.

La totalité de ces principes sont les lois fondamentales de tout l’existant sans lesquelles l’Univers ne pourrait être, demeurer et devenir. Ils n’existent nulle par comme matérialité et pourtant ils gouvernent tout le cosmos. Ce qui n’est pas matériel tout en ne relevant pas de la pré matérialité ne peut qu’être immatériel.

L’esprit, comme principe immatériel est donc seul habilité à comprendre l’immatérialité des essences. Tout étant se compose de la matière brute qu’organise et individualise l’essence.

Les principes universels s’appliquent à toutes les catégories d’étants. Ils constituent l’unité de l’univers. Ils sont par définition au fondement des principes particuliers à chaque genre ou espèce.

Qu’est-ce qu’un possible dont l’occurrence ne se produit jamais ?

A priori, on ne saurait affirmer qu’un possible ne peut jamais être dans un temps infini qui est celui de l’éternité. Il en va de même de l’absolument improbable qui possède toujours une chance d’être dans ce champ illimité de l’éternité. Il faut alors différencier le possible de l’absolument inconnu puisque ce dernier ne saurait être prévu, conceptualisé, faire l’objet d’un compte statistique puisque son essence ne peut être appréhendée. La pure potentialité enferme dans son principe le Tout autre, l’impossibilité de la reproduction à l’identique de ce qui est déjà connu.

Cependant, le potentiel tel qu’il est défini ne saurait échapper à la loi de causalité puisque son paraître ne peut résulter d’une création sui generis. Il est possible rétrospectivement de remonter au système des causes qui l’a engendré.

Ainsi, si une idée nouvelle surgit elle doit emprunter quelques éléments conceptuels qui la précédaient tout en s’exprimant de façon tout à fait originale, comme pure création. De même, il parait impossible d’imaginer une substance autre que la prématière ou la matière qui n’aurait strictement rien à voir avec ces deux précédentes substances. Le monde de la prématérialité et de la matérialité constitue un totalité fermée d’où rien d’extérieur ne saurait s’y rajouter. Dés lors, la nouveauté radicale ne peut provenir que d’une recombinaison d’étants déjà existants, la complexité imprévisible intervenant pour susciter apparemment du « radicalement » nouveau. Cependant, il n’est pas mauvais, pour préserver le dynamisme de l’esprit de création et maintenir ardente la joie de l’attente de la nouveauté, de la rupture, de la révolution, que le potentiel puisse être posé volontairement comme ce qui toujours peut advenir.

Mais si on considère le potentiel comme ce qui rompt le répétitif et s’annonce en rupture de l’ancien, c’est tout le processus de l’évolution, avec ses coefficients d’improbabilités qui est contenu dans ce concept.

Le hasard

Pur n’est pas imaginable puisqu’il suppose une complète indépendance du phénomène relativement aux conditions de son surgissement. Il parait peu vraisemblable que le hasard des mutations génétiques dote brutalement un chêne de pieds lui permettant de se déplacer. Chaque étant  (humain, corps, objet) n’est pas dirigé par le hasard, ce qui supposerait un total dérèglement de son comportement, des lois de son état, de sa conservation, de ses objectifs propres et motivations. Une plante obéit aux lois de son espèce, un homme est dirigé par des impératifs personnels, la lune est condamnée pour l’heure à suivre son orbite etc. .

Dés lors le hasard n’intervient que dans la rencontre entre deux étants dont les déterminismes sont indépendants. Ainsi, l’individu qui change son itinéraire habituel car il doit effecter un achat oublié et qui meurt à la suite de l’explosion d’une bombe posée par un terroriste. Dans cet exemple, qu’est-ce qu’un champ des possible et où intervient le hasard de la rencontre ? A priori, il semble impossible qu’un tel évènement ait lieu dans la préhistoire puisque ni le terrorisme, ni les bombes n’existaient en ce temps là, pas plus que notre pauvre passant ne pouvait se faire écraser par un cheval au temps de la circulation automobile. Ainsi, le hasard d’une rencontre entre ces deux phénomènes (passant/bombe) n’est possible que dans une situation politico-technique d’une époque donnée. C’est cette situation qui constitue un champ de possibles où le hasard va pouvoir jouer.

Qu’en est-il alors de ce qui peut paraître comme la pure découverte, le surgissement impromptu d’une idée novatrice, ce qui relève de la « véritable création ». Là aussi, nous avons la rencontre surprenante entre deux ou plusieurs idées/observations jusque là restées indépendantes et que le cerveau du créateur, dans une illumination géniale rapproche. Ainsi Newton qui relie la chute de la pomme et la gravitation universelle. Mais là aussi, la rencontre entre ces deux phénomènes était intégrée dans le champ des possibles de la réflexion de Newton qui avait préparé le terrain de cette découverte puisque en situation d’interrogation et de recherche. Il est certain que le paysan de l’époque attaché à sa glèbe ne pouvait en aucun cas être situé dans le champ des possibles pour effectuer cette découverte.

Ainsi le jeu du hasard ne peut intervenir que dans une situation déterminée qui ouvre un champ de possibles, lequel comprend un nombre plus ou moins grand d’évènements indépendants – mais dépendants de la situation – susceptibles de se rencontrer. Ainsi, une situation de troubles politiques ouvre une situation où des opérations terroristes sont possibles. De plus un terroriste ne va pas poser une bombe dans un endroit désert mais recherchera un lieu très fréquenté. Consécutivement, une fraction de la population habitant ou traversant accidentellement ou habituellement ce lieu est susceptible d’être victime d’un attentat.

Qu’en est-il maintenant du hasard dans les sciences et notamment en physique quantique qui en use et abuse ? A priori, on peut dire que moins un corps dispose de possibilités d’action et de réaction, plus ses déterminismes sont stricts, et moins il est soumis au hasard. Inversement, plus un nombre élevé de rencontres est possible entre étants, plus le hasard d’une rencontre est important. Par ailleurs, l’indétermination est l’exact inverse de la science et l’on peut dire que le hasard est le nom de notre ignorance dont on ne peut se prévaloir pour fonder quelque loi physique que se soit. Le hasard ne peut intervenir dans une expérience que s’il est absolument impossible de reproduite à l’identique les conditions de l’expérimentation. Si on imagine un dispositif extrêmement précis où un dé est placé dans une certaine position, si les conditions du jet sont strictement identiques, toujours le même numéro qui sortira. Il devrait en aller de même pour la projection d’un seul électron dans les fentes de Young. Si les conditions initiales doivent être les mêmes, celles internes et finales du dispositif doivent être également identiques. Dés lors, si on reproduit exactement la même expérience, le hasard ne peut intervenir. Aussi, on ne peut évoquer le hasard dans la trop fameuse « théorie » de brisure spontanée de symétrie. Si un phénomène choisit une direction plutôt qu’une autre, c’est qu’une cause déterminée mais non déterminable en a été à l’origine.

De tout ceci on peut conclure que ni la nature, ni les humains, ni aucun étant ne sont déterminés par les prétendues lois du hasard. Soit que celui-ci joue dans un champ de possibles dans le cas de rencontre entre phénomènes indépendants, soit que nous ne parvenons pas à maîtriser la totalité des évènements agissant dans une expérience : dans tous les cas, la nature et les humains sont parfaitement rationnels puisqu’ils obéissent à leurs lois propres. D’une façon générale on peut dire que le principe de causalité est absolument absolu : à une même cause ou système de cause répond toujours le même effet.

La physique quantique a destitué le principe de réalité et d’individualité puisque un même objet peut être tantôt perçu comme onde ou comme corpuscule : dés lors la nature de l’objet tout autant que sa réalité dépendrait des modalités de l’observation, il n’y aurait plus de réalité en dehors de l’observateur.  Aussi, il possible de déclarer que c’est la mesure qui crée le réel et l’électron par exemple peut être décrit par une série d’équations sur ses positions et mouvements sans qu’on ait à s’interroger sur sa réalité propre comme objet physique. De même, une vision statistique conduit à considérer cet électron comme partout et nulle part. Il en va de même du « vide quantique » lieu d’un nombre considérable de phénomènes mais qui n’est pas considéré comme un existant doté de propriétés singulières.

La constante physique

Est une quantité physique dont la valeur numérique est fixe, c’est-à-dire qu’elle possède une valeur dont on a remarqué qu’elle semblait constante et indépendante de tous paramètres utilisés.

Contrairement à une constante mathématique, une constante physique implique directement une grandeur physiquement mesurable.

Il existe 2 types de constantes physiques :

Sans dimension (sans unité) qui ne dépendent pas du système de poids et mesures utilisé, elles ont donc la même valeur dans tous les systèmes d’unité possibles.

La constante de structure fine qui régit la force électromagnétique assurant la cohérence des atomes et des molécules (α=7,297×10-3).

Avec dimensions (avec unités) qui auraient évidemment des valeurs différentes dans des systèmes différents.

La masse de l’électron 9,109×10-31 kg.

Il en existe plusieurs dizaines.

  • Les constantes de la physique se subdivisent aussi en différentes catégories :
    • Les constantes universelles (vitesse de la lumière, constante de gravitation et constante de Planck).
    • Les constantes électro-magnétiques (permittivité dilélectrique du vide-constante électrique, constante de Coulomb, charge élémentaire de l’électron…).
    • Les constantes atomiques et nucléaires (constante de structure fine, masse du proton, masse de l’électron, masse des quarks, masse des bosons…).
    • Lesconstantes physico-chimiques (unité de masse atomique, nombre d’Avogadro, la constante de Boltzmann, la constante de Faraday, la température du point triple de l’eau…).
    • Les constantes astronomiqes (masse du soleil, rayon du soleil, masse de la Terre, rayon de la Terre…).
    • Les unités de planck (masse de Planck, longueur de Planck, temps de Planck, température de Planck…). Elles sont définies de façon à ce que les constantes universelles que sont la vitesse de la lumière, la constante de gravitation et la constante de Planck valent 1.

Les constantes fondamentales

En physique la notion de constante fondamentale peut prendre deux significations :

  • une grandeur fixe sans dimension (sans unité) intervenant dans les équations de la physique.
  • une grandeur fixe dont la valeur ne peut pas être prédite par la théorie.

Dans la première catégorie :

  • Il s’agit de constantes physiques sans dimension qui ne dépendent pas du système de poids et mesures utilisé.
  • A la différence des constantes mathématiques qui ne possèdent pas non plus de dimension, les valeurs de ces constantes fondamentales physiques particulières sans dimension ne peuvent pas être calculées par les mathématiques, elles sont déterminés pas la mesure physique.
  • Dans le modèle standard de la physique, on considère qu’il existe 26 (initialement 19) constantes physiques fondamentales sans dimension, comme par exemple:
    • la constante de structure fine qui régit la force électromagnétique assurant la cohérence des atomes et des molécules (α=7,297 x 10-3).
    • les masses des particules fondamentales (relatives à la masse de Planck): six quarks, six leptons, le boson de Higgs, le boson W, et le boson Z.
  • De nouvelles constantes devraient probablement être nécessaires pour décrire les propriétés de la matière noire et l’énergie noire.

Dans la seconde catégorie :

  • il s’agit de constantes physiques possédant une dimension mais considérées comme constantes universelles.
  • leurs valeurs ne sont connues que par la mesure expérimentale.
  • elles on été mises en avant par le National Institute of Standards and Technology (NIST).
  • elles sont souvent utilisées comme facteur de conversion afin d’homogénéiser une équation, c’est-à-dire à n’utiliser que des grandeurs sans unité.
  • on admet souvent qu’il en existe trois :
    • la vitesse de la lumière : c = 299 792 458 m/s
    • la constante de gravitation : G =6,67428.10-11 m3.kg-1.s-2
    • la constante de Planck : h=6,626 068 96.10-34J.s
      • utilisée pour décrire la taille des quantas, correspond à la plus petite mesure indivisible – l’énergie rayonnante est discontinue. Les quanta sont alors les « grains » composants cette énergie.
      • Elle joue un rôle central dans la mécanique quantique et a été nommée d’après le physicien Max Planck.
      • Elle relie notamment l’énergie d’un photon à sa fréquence : E=h
  • Mais on ajoute aussi parfois d’autres constantes universelles comme la permittivité diélectrique du vide (aussi appelée constante électrique).

On voit donc qu’en physique les constantes fondamentales représentent un sous-ensemble de l’ensemble des constantes physiques décrites auparavant.

Les valeurs numériques d’un certain nombre de constantes physiques à dimension peuvent être normalisées à 1, si les unités de temps, longueur, masse, charge, et température sont choisi adéquatement. Le système d’unité résultant est ce qu’on appelle le système d’unités naturelles.

  • On voit par exemple que les valeurs numériques de la vitesse de la lumière, de la constante de gravitation, des constante de Planck, Coulomb, et Boltzmann sont toutes 1 lorsqu’elles sont exprimées dans le système d’unités de Planck.
  • On obtient ce résultat en combinant c, G et h de différentes manières afin de produire des quantités que nous appelons la “longueur de Planck”, le “temps de Planck” et la “masse de Planck”, dont les dimensions sont une longueur, un temps et une masse “pures”.
  • Dans ces unités, c, G et h ont pour valeur numérique 1.

De plus un certain nombre de constantes physiques sont sans dimension et ne peuvent pas non plus être éliminées des systèmes d’unités :

  • Leurs valeurs sont déterminées expérimentalement.
  • La plus connue est la constante de structure fine α, il n’y a aucune théorie qui explique pourquoi elle possède la valeur qu’elle a.

La liste des constantes fondamentales sans dimension augmente lorsque les expériences mesurent de nouvelles relations entres différents phénomènes physiques, et décroit lorsque la physique théorique démontre comment certaines d’entre elles peuvent être calculées à partir d’autres plus fondamentales.

On voit aussi que la chimie se réduit de plus en plus à la physique au fur et à mesure que les propriétés des atomes et molécules peuvent être calculées par le modèle standard de la physique. Et c’est l’objectif de la physique théorique de trouver les principes fondamentaux pour que le plus grand nombre de constantes fondamentales sans dimensions puissent être calculées plutôt que estimées empirquement.

Martin Rees dans son livre Just Six Numbers décrit 6 constantes sans dimension dont il juge les valeurs comme fondamentales pour décrir la structure de l’Univers. L’idée de la grande Théorie des Toutes unificatrices devrait idéalement pouvoir réduire le nombre de constantes fondamentales à zéro. L’objectif des physiciens est justement de trouver une théorie qui n’aurait pas besoin de poser la valeur de constantes fondamentales.

La question qu’on se pose est donc de savoir combien de ces constantes résultent purement de considérations mathématiques, et combien représentent autant de degrés de liberté pour de possibles théories physiques valides ?

La constante de structure fine α sans dimension

Est une combinaison de la charge de l’électron e, la vitesse de la lumière c, et la constante de Planck h. Au premier abord, on serait tenté de penser qu’un monde où la vitesse de la lumière serait plus lente serait différent. Mais c’est une erreur ! Si les valeurs de e, c et h avaient changé, mais la valeur de la constante de structure fine α reste inchangée, ce nouveau monde serait en terme d’observation pas distinguable de notre monde actuel. La seule chose qui compte dans la définition de mondes différents est la valeur des constantes sans dimension.

Si la force de gravitation était plus puissante, elle serait capable d’accumuler plus de gaz lors la formation stellaire et seules des étoiles massives se formeraient.

  • Or, ces dernières ont une durée de vie beaucoup plus courte que notre Soleil.
  • La vie n’aurait donc pas à sa disposition les milliards d’années qui lui ont été nécessaires pour se développer sur Terre.

Au contraire, si la force de gravitation était plus faible, seules des étoiles peu massives se formeraient.

  • Il n’y aurait pas d’explosion de supernova et aucun élément plus lourd que l’hydrogène ou l’hélium n’apparaîtrait.
  • Or, une vie uniquement fondée sur ces deux éléments est très difficile à imaginer.

Si l’interaction électromagnétique était plus forte, les liens entre noyaux et électrons à l’intérieur des atomes seraient plus solides et plus difficiles à défaire.

  • Or, c’est en partageant certains de leurs électrons que les atomes créent des liaisons chimiques et s’organisent en molécules.
  • Si cela devenait trop difficile, toute chimie serait impossible, ce qui empêcherait la vie de se développer.

Si l’interaction électromagnétique était plus faible, les liens entre électrons et noyaux seraient moins solides.

  • Ceci rendrait les atomes très fragiles et empêcherait probablement la chimie de la vie.

Si l’interaction nucléaire forte était plus puissante, protons et neutrons seraient beaucoup plus disposés à s’associer.

  • Ils formeraient systématiquement des éléments lourds.
  • Il n’y aurait par exemple pas d’hydrogène, donc pas d’eau, ce qui défavoriserait sérieusement la chimie de la vie.

Si cette interaction nucléaire était moins intense, protons et neutrons seraient moins enclins à s’assembler.

  • Il n’y aurait pas d’élément plus lourd que l’hydrogène, donc pas de vie.

Dans le cas de l’interaction nucléaire faible, le problème se poserait principalement après le Big Bang, à l’époque où une partie des neutrons se désintègrent en protons, juste avant la nucléosynthèse primordiale.

Si l’interaction faible était plus puissante, plus de neutrons seraient transformés en protons, et il y aurait par conséquent moins d’hélium dans l’Univers.

  • Ceci empêcherait plus tard la formation de certains éléments lourds nécessaires à la vie.

Au contraire, si l’interaction était plus faible, les neutrons ne se désintégreraient pas et la nucléosynthèse primordiale conduirait à un Univers rempli d’hélium.

  • L’hydrogène, ingrédient indispensable à la vie, serait absent.

Multivers et principe anthropique

Ca amène donc la question des univers multiples (multivers), chacun d’entre eux avec des valeurs différentes pour ces constantes,

  • C’est notre existence qui à posteriori fait que notre Univers et ses lois doivent être de la manière qu’ils sont.
  • La propre existence de l’humanité conditionnerait la nature des lois de la physique pour que la vie puisse apparaître.

En conclusion, si l’Univers est composé d’une «scène», le continuum spatio-temporel, et d’ « acteurs », l’énergie et la matière (actuum), il existe aussi une « mise en scène », c’est à dire des règles du jeu, ou Lois de l’Univers régies par les constantes fondamentales.

Cela nous remaine aussi a la question ? Y a-t-il eu un maitre d’œuvre, un organisateur, un dieu. Avant la creation du big bang ?  Stephen Hawking nous donne une reponse :

« Si un dieu existe ! Alors que fit-il avant de crée l’univers ? Il devrait se situer hors de l’univers pour pouvoir le crée. Etant normalement omniprésent. Il aurait eu sans aucune difficulté démarré et étendu l’univers de façon complètement arbitraire suivant ses propres lois et pourtant il a choisi de le crée de manière très régulière et avec une certaines logique de lois physique et chimiques. Il a crée donc le monde de façon très organisé et régulière. Il semble donc tout aussi raisonnable de supposé qu’il a également des lois qui gouverne son état initial de dieu… »

Source : Wikipedia et futura science

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