Referencement gratuit

VALERIAN ET LAURELINE

Valérian, agent spatio-temporel est une série de bandes dessinées de science-fiction réalisée par le scénariste Pierre Christin, le dessinateur Jean-Claude Mézières et la coloriste Évelyne Tranlé

capture18-28.jpg Jean-Claude Mézières

Elle est publiée pour la première fois en 1967 dans Pilote et éditée en album chez Dargaud à partir de 1970. Pour le quarantième anniversaire de sa création, en 2007, la série est rebaptisée Valérian et Laureline.

capt-h155608-001.jpg Valerian et sa compagne Laureline sont des agents du Service Spatio-Temporel (SST) de Galaxity, une mégapole terrienne et la capitale au XXVIIIe siècle d'un empire galactique. La Terre est devenue, à la suite d'un âge noir, l'une des grandes puissances cosmiques. Les agents du SST se déplacent dans le temps et dans l'espace pour préserver les intérêts de Galaxity. Les règles du SST leur interdisent de modifier les évènements du passé. Valérian et Laureline explorent de nouvelles planètes (Les Oiseaux du Maître), participent à des expériences historiques (Sur les terres truquées), aident des peuples inconnus (Bienvenue sur Alflolol), règlent des conflits planétaires (Le Pays sans étoile), représentent Galaxity (L'Ambassadeur des Ombres), etc.

Ils n'interviennent pas pour prévenir l’explosion nucléaire de 1986 qui transforme l’aspect et l’organisation de la Terre. Mais c’est l'avenir de Galaxity qu’ils réécrivent en aidant le superintendant du SST à empêcher ultérieurement ce cataclysme. Hélas, dans cette manipulation temporelle à hauts risques, ils annulent aussi le futur de leur planète. Dans la dernière quadrilogie de la série, Valérian et Laureline partent en quête de la Terre pour lui assurer un nouvel avenir.

D'après Stan Barets en introduction de l’Intégrale n°1, la série Valérian et Laureline est « à la fois un classique du 9e art et un chef d'œuvre de la science-fiction » vendu à plus de 2 500 000 exemplaires. Elle ajoute une dimension particulière au genre codifié du space opera, ouvrant ainsi la porte à toutes les séries actuelles de science-fiction, d'anticipation et d’heroic fantasy. Pour lui, Valérian et Laureline « c'est l'archétype originel d'où tout procède ».

capt-h155608-002.jpg Après plusieurs essais personnels de Mézières et Christin, Valérian et Laureline existe maintenant en tant que dessin animé, indépendamment de ses créateurs. C'est une coproduction franco-japonaise qui est à l'origine d'une série d'animes librement inspirée de la bande dessinée. En France, elle est présentée pour la première fois le 7 novembre 2007 sur la chaîne thématique Canal+ Family, puis rediffusée à partir de septembre 2009 sur la chaîne Game One.

Origine

À la fin des années soixante, époque de la première publication de Valérian et Laureline, les séries de science-fiction sont encore peu nombreuses. Y figurent de rares précurseurs d'avant-guerre :

  • les Américains Dick Calkins et Phil Nowlan avec Buck Rogers (1929), Clarence Gray et William Ritt avec Brick Bradford / Luc Bradefer (1933) et Alex Raymond avec Flash Gordon / Guy l'Eclair (1934);
  • et les Français René Pellos et Martial Cendres avec Futuropolis (1937).

Viennent ensuite à partir de 1945 en France :

  • Raymond Poïvet et Roger Lecureux avec les Pionniers de l'Espérance (1945) ; Roger Chevalier, sous le nom de Kline, avec Kaza le Martien (1946) ; Jean-Claude Forest avec Barbarella (1962), puis Les Naufragés du temps (1964) dessinés par Paul Gillon ; ou encore Philippe Druillet avec Lone Sloane (1966).

Lors de la création en 1959 du journal Pilote, sa rédaction essaye de couvrir l’ensemble des genres de la bande dessinée. Elle compte ainsi faire face aux magazines concurrents : principalement (par ordre alphabétique et non d’importance) Le Journal de Mickey, Spirou, Le Journal de Tintin et Vaillant. Ainsi avec un sommaire très éclectique, le numéro 1 du 29 octobre 1959 comporte entre autres : Astérix ; Les Aventures de Michel Tanguy ; Le Démon des Caraïbes ; Le Scout Jacques Le Gall ; sans oublier Le Petit Nicolas ; puis plus tard : Bob Morane (1962) ou Fort Navajo (1963). Alors que René Goscinny, rédacteur en chef, recherche du sang neuf pour Pilote, Greg, rédacteur en chef de Tintin mais aussi collaborateur à Pilote, scénarise et fait paraître en janvier 1967 une histoire de science-fiction, Luc Orient, dessinée par Eddy Paape.

Après leurs premières collaborations à Pilote, Jean-Claude Mézières et Pierre Christin cherchent le sujet d'une histoire à suivre. Mézières était attiré par le genre western, après avoir lui-même mené la vie d'un cow-boy aux États-Unis. Mais ce genre était déjà représenté dans Pilote par Jean Giraud avec Blueberry, dans Spirou par Morris avec Lucky Luke et par Jijé avec Jerry Spring et dans Tintin par Tibet avec Chick Bill. Après avoir pensé à une histoire médiévale, puis se déroulant au XIXe siècle dans la veine d'Arsène Lupin ou « un peu fantastique genre Sherlock Holmes », les deux auteurs se décident pour une série de science-fiction, un genre littéraire qu'ils apprécient, étant tous deux lecteurs de revues comme Fiction ou Galaxy Science Fiction.

Christin est un bon connaisseur de John Wyndham, A. E. van Vogt, Isaac Asimov, Poul Anderson, Jack Vance, Dan Simmons, Ray Bradbury, René Barjavel ou Theodore Sturgeon. Dans « science-fiction », il préfère le mot fiction à celui de science et déclare ne pas aimer la science-fiction scientifique en provenance de l'Est, mais apprécier plutôt la notion de « logique-fiction ».

Mézières est un lecteur moins assidu du genre, mais il en a lu tous les grands classiques, comme Isaac Asimov, A. E. van Vogt, Philip K. Dick ou Jack Vance. Les planches de Valérian ne sont pas les premières pages de science-fiction dessinées par Mézières. En fait, celles-ci remontent à l'époque où, en même temps qu'il suit ses études à l'école des Arts appliqués, il place des planches à Cœurs vaillants et à Fripounet et Marisette. Dans un numéro « spécial An 2000 » de ce dernier illustré, daté du 30 décembre 1956, il signe une page sur un scénario de Guy Hempay, en fait Jean-Marie Pélaprat, d'une histoire d'anticipation, Expédition Noachis, où déjà les déplacements se font à 3 000 kilomètres par seconde.

capture04-2-21.jpg « La science-fiction n'était pas le domaine favori de Goscinny, mais il avait un désir d'innover, de proposer dans son journal des travaux originaux. Il a vu [...] ce que Valérian pourrait apporter. » Linus (Pierre Christin) et Mézi (Jean-Claude Mézières), afin de s'acclimater au genre et, pour le second, au style de dessin, choisissent des histoires qui se déroulent au XIe siècle (Les Mauvais Rêves) et au XXe siècle (La Cité des eaux mouvantes et Terres en flammes), imposant ainsi d’office le thème du voyage dans le temps. C’est à partir de la quatrième aventure, L'Empire des mille planètes, que la série devient pleinement une série de science-fiction avec le thème du voyage dans l'espace.

Histoire

La série, d'abord sur-titrée Valérian, agent spatio-temporel, a pour héros central Valérian. Laureline était au départ un personnage de circonstance qui ne devait apparaître que dans la première histoire, mais, sauvée par le courrier des lecteurs du journal Pilote, elle prend de plus en plus de place et devient progressivement héroïne à part entière. Depuis L'Ordre des Pierres, la série s'appelle Valérian et Laureline, officialisant ainsi, pour ses 40 ans, la place prise par Laureline mais aussi la perte par les deux héros de leur statut d'agents spatio-temporels.

Héros

Valérian est originaire de Galaxity, la mégapole terrienne du XXVIIIe siècle, capitale de l'empire galactique terrien. Il est depuis 2713 l'un des agents et sans doute le meilleur élément du Service Spatio-Temporel (SST). Sa mission est de maintenir l’ordre terrien dans l’Univers. Il peut, à l'aide de son vaisseau spatial, parcourir l'immensité de l'espace et effectuer des voyages dans le temps, dans le passé comme dans le futur.

Valérian a un caractère peu trempé. Plutôt dilettante, ce n'est pas vraiment un gagneur et il a l’art de se mettre dans des situations difficiles. Il est présenté un peu comme l'opposé des bons boy-scouts des bandes dessinées franco-belges ou l'antithèse des superhéros des comics américains auxquels il est d'ailleurs confronté jusqu'à la caricature dans Les Héros de l'équinoxe. Ce profil d'antihéros, qui rend le personnage sympathique, est souvent considéré comme une caractéristique particulièrement attirante de la série.

Laureline apparaît initialement comme une sauvageonne vivant dans la forêt d’Arelaune, sur la Terre du XIe siècle. Ramenée par Valérian à Galaxity, elle intègre à titre exceptionnel le Service Spatio-Temporel en 2721 et devient sa coéquipière, avant d'être sa compagne. Valérian et Laureline forment rapidement un vrai couple. Des scènes de jalousie dans Brooklyn station terminus cosmos font suite à leur premier baiser dans L'Empire des mille planètes et leur vie commune est officialisée à la première case des Foudres d'Hypsis.

Laureline est une jeune femme de tête, particulièrement décidée, un garçon manqué, au moins égale au héros. Elle sort bien souvent Valérian des guêpiers où, homme d'action plus que de réflexion, il ne manque pas de tomber. Laureline est le contre-poids exact de Valérian, l'un dessine en creux l'autre.

« Laureline dès le début n'est pas un faire-valoir de Valérian. Il nous a semblé important que notre héroïne ait ce côté positif, tête claire, décidée et en même temps des jolies petites fesses », dixit Mézières. Au fil des albums, elle devient l'héroïne centrale de la série à tel point qu'après les Héros de l'équinoxe, Christin cherche, par touches successives, à revaloriser son héros. Mais dans la quadrilogie finale, Laureline laisse passer Valérian pour son employé.

Dans leur quête, Valérian et Laureline ont des alliés fidèles comme Monsieur Albert, les Shingouz, le Schniarfeur, le Transmuteur grognon de Bluxte et Ky-Gaï ; et des ennemis plus ou moins dangereux comme Xombul, la Trinité d’Hypsis, le Triumvirat de Rubanis, le Quatuor Mortis ou les Wolochs.

Synopsis

Dans les trois premières histoires de la série, Valérian pourchasse un dissident, Xombul, superintendant des rêves, qui cherche à prendre le pouvoir à Galaxity. Dans Les Mauvais Rêves, Xombul retourne sur Terre au XIe siècle pour s'approprier les pouvoirs du magicien Albéric le Vieil. Avec l'aide d'une sauvageonne de rencontre, Laureline, Valérian parvient à faire échouer cette tentative. Dans La Cité des eaux mouvantes et dans la suite Terres en flammes, Xombul parvient à s'échapper de nouveau sur la Terre du XXe siècle. Il pense pouvoir profiter d'un cataclysme nucléaire pour s'approprier des connaissances scientifiques qui feraient de lui un nouveau maître de l’Univers. Sun Rae, un pillard new-yorkais, et Schroeder, un jeune savant, aident Valérian et Laureline à poursuivre Xombul. Finalement ce dernier disparaît dans la dématérialisation d'une machine à remonter le temps qui ne pouvait pas encore être fonctionnelle.

Dans L'Empire des mille planètes, Valérian et Laureline aident la Guilde menée par Elmir le marchand à rétablir l'ordre sur Syrte-la-Magnifique. Ils découvrent à cette occasion que les Connaisseurs sont les rescapés d'une expédition spatiale terrienne lancée à la recherche d'une planète d'accueil pour sauver l'humanité, à la suite du cataclysme nucléaire de 1986. Alerté par une série de phénomènes inexplicables, le Superintendant de Galaxity tente, dans Les Spectres d'Inverloch, d'empêcher le déclenchement de l'âge noir de la Terre. Avec l'aide de Valérian et Laureline, de Monsieur Albert, de Ralph le Glapum'tien et des Shingouz, il déjoue les plans de la Trinité d'Hypsis. Une négociation avec ces faux Dieux permet de changer le passé de la planète : l'explosion nucléaire (Les Foudres d'Hypsis) qui l'a dévastée au XXe siècle n'aura pas lieu. Cette modification de l'histoire a pour conséquence la disparition de Galaxity, qui était née de l'âge noir.

C'est alors qu'un ex-membre du Service spatio-temporel, Jal, s'approprie les pouvoirs de Kistna, survivante d'une espèce très ancienne et très puissante, pour répliquer une explosion nucléaire qui doit corriger les altérations de la trame du temps. Sur les frontières, Valérian et Laureline, avec l'aide de Monsieur Albert, font échouer toutes ses tentatives. Ayant perdu la Terre de Galaxity, devenus mercenaires à la solde du colonel Tlocq dans Les Cercles du pouvoir, tous deux se confrontent au futur Triumvirat de Rubanis. C'est en réunissant des données sur des événements épars qu'ils se heurtent à LCF Sat et de nouveau à la Trinité d'Hypsis. Ils en obtiennent des informations sur l'existence de leur planète, perdue quelque part dans l'Univers, Par des temps incertains.

Dans l'antépénultième et la pénultième histoire de la série (respectivement Au bord du Grand Rien et L'Ordre des Pierres), Valérian et Laureline se lancent à la recherche de la Terre de Galaxity, aux confins de l'Univers, en se joignant à une expédition d'exploration dirigée par la commandante Singh'a Rough'a. Ils découvrent alors la puissance des Wolochs qui sont à l'origine de tous les malheurs de la Terre. L'ultime album, L'OuvreTemps, met fin à la quête des héros pour retrouver l'Âge d'or de la Terre. Valérian et Laureline y réunissent tous les amis rencontrés au long de la saga. Et leur alliance affronte, dans un dernier combat, tous leurs adversaires.

Chronologie sommaire

Le point de départ de la série se situe sur Terre, à Galaxity, au XXVIIIe siècle après J.-C., dans les années 2720. Mais les aventures de Valérian et Laureline débutent aux alentours de l'an 1000. Pour aider le lecteur à se retrouver dans les méandres spatio-temporels, les auteurs fournissent, dans leurs albums, une frise chronologie des trames historiques.

Thématique

« Valérian (et Laureline, bien sûr), c'est la surprise permanente, la diversité, la richesse thématique et visuelle. » La bande dessinée se voulait simple, un héros voyageant dans le temps, mais assez rapidement, elle se développe et parcourt des thèmes qui par leur nombre et leur variété en font une série originale et en continuel renouvellement. De l'aveu de ses auteurs, « chaque nouvel album peut nous conduire absolument où nous voulons », la science-fiction étant conçue par eux comme « un moyen formidable de « surchauffer » le réel. » Le thème qui traverse toute la série, avec celui des voyages spatio-temporels, est la manipulation du temps. Une autre de ses caractéristiques est la référence subtile à des situations sociales, économiques, politiques et même écologiques avant l'heure, « sans pour autant transformer les histoires en discours militants. » Dans la préface du catalogue de l'exposition qui a suivi à Angoulême la remise du Grand Prix de la Ville, Jack Lang, alors ministre de la culture, écrit : « Valérian et Laureline, transportés dans un futur technologique qui assure confort et progrès, s'affrontent toujours dans leurs pérégrinations à des tyrans ou des dictateurs, à des sociétés où règnent conflits et injustice qui sont l'image de notre propre réalité. Et ce faisant, on peut découvrir à travers l'itinéraire de nos deux héros une lecture avisée de nos sociétés contemporaines [...] Mézières et Christin réussissent la gageure de ne pas inventer un univers de pure fiction, mais de nous entretenir sur un mode réellement divertissant des problèmes socio-politiques les plus critiques de notre temps. »

Voyage spatio-temporel

À l'origine de la série, une distinction forte existe entre voyages dans l'espace et voyages dans le temps. Les premiers se font grâce à des vaisseaux spatiaux de type XB 27 et les seconds, les sauts temporels, passent par l'intermédiaire de portes temporelles prépositionnées en différents lieux terrestres (auberge d'Aurelaune, New York, Brasilia, Inverloch, etc.).

Mais cela interdit par définition les voyages dans le temps dans des univers inconnus des Terriens de Galaxity, du fait de l'inexistence de portes temporelles. Dans la première histoire courte, Le Grand Collectionneur, les auteurs simplifient les voyages spatio-temporels en dotant le SST - Service Spatio-Temporel - de vaisseaux de type XB 982 autorisant les voyages spatiaux et les sauts temporels combinés. Cela permet de développer des aventures sur des planètes autres que la Terre et d'ouvrir aux auteurs les univers sans limite de leur imagination.

Manipulation de la flèche du temps

Jusqu'au diptyque Châtelet/Brooklyn, les différents albums montrent Valérian et Laureline sillonnant l'Univers d'aventure en aventure. Mais les auteurs se laissent prendre au piège de leur imagination. Dès la seconde planche de la deuxième aventure, La Cité des eaux mouvantes, publiée en 1968, ils inventent une situation qui leur posera plus tard un vrai problème de cohérence : un dépôt de bombes à hydrogène explose en 1986 près du pôle Nord, transformant radicalement l’aspect et l’organisation de la Terre. C’est sur ces ruines, pendant l'âge noir, que naîtra Galaxity après l'invention de la machine spatio-temporelle en 2314. Les auteurs ne s’imaginaient pas en 1968 faire vivre la série pendant encore 18 ans. Mais en 1980/1981, après la parution du diptyque Châtelet/Brooklyn, un des sommets de la série, il faut bien se rendre à l’évidence : Valérian agent spatio-temporel a un succès tel qu’il n’est pas question de mettre fin à la série ou de la continuer dans l’incohérence. Aucune explosion nucléaire, malgré la catastrophe de Tchernobyl, ne va ravager la Terre en 1986. Pierre Christin, fin connaisseur de science-fiction, s’attache alors dans le diptyque suivant, publié en 1983/1985, Inverloch/Hypsis, à surmonter l’incohérence. Il n'ignore pas que c'est malheureusement au prix d’un autre problème bien connu en science-fiction, le paradoxe du grand-père. Si, en remontant dans le passé, on tue son grand-père avant qu’il n'ait procréé, on n’a donc pas de père. Si on n'a pas de père on ne peut donc pas exister et si on n’existe pas, on ne peut pas tuer son grand-père. Autrement dit, en changeant le passé, on détruit le présent et rend impossible le futur : c'est le principe de causalité du paradoxe temporel.

Dans Les Foudres d'Hypsis, venant de 3152, le Superintendant du Service Spatio-Temporel, aidé de Valérian et Laureline, empêche, en 1985, l’explosion nucléaire qui devait désorganiser la Terre l'année suivante. Ils détruisent le futur de la planète, donc rendent impossible l'émergence de Galaxity qui s’est construite sur les ruines de la période noire de celle-ci. Si Galaxity n'a pu se construire pendant l'âge noir, la machine spatio-temporelle n'a pu être inventée en 2314 et Galaxity n'existe pas en 3152. Valérian ne peut donc exister dans ce siècle, ni dans aucun autre d’ailleurs, à la différence de Laureline qui, elle, vient du XIe siècle, donc bien avant la période noire. Si Valérian ne peut exister dans aucun siècle, comment justifier la série ? Heureusement, les Shingouz négocient avec le Fils de la Trinité d’Hypsis le retour de Valérian et Laureline au XXe siècle avec leur astronef, autorisant ainsi la poursuite des voyages spatio-temporels et permettant aussi à la saga de renouer avec le parti pris du départ et la continuation de la série. Mais le paradoxe du grand-père n'est pas résolu. Une première possibilité de solution est représentée par l'entreprise de Jal, autre agent spatio-temporel rescapé de Galaxity, qui cherche à répliquer en 1988 la catastrophe évitée en 1985. Toutefois Valérian et Laureline, avec l'aide de Monsieur Albert, font échouer cette tentative Sur les frontières. Pierre Christin n'adopte donc pas la théorie de l'autocorrection, qui veut que le temps répare le temps.

Avec la parution en 2001 de Par des temps incertains, une nouvelle négociation apporte la réponse à deux questions : il existe bien deux histoires parallèles de la Terre post-XXe siècle ; la Terre de Galaxity du XXXIIe siècle se trouverait quelque part dans un trou noir. Ainsi, dans Par des temps incertains, Schroeder et Sun Rae n'ont pas la mémoire de leurs aventures de La Cité des eaux mouvantes et de Terres en flammes, qui se sont passées dans une autre trame de temps. Christin fait donc le choix de la théorie d'un Univers multiple ou d'univers parallèles, dits encore multivers d'Everett. C’est le thème des derniers épisodes, Au bord du Grand Rien paru en 2004, L'Ordre des Pierres en 2006 et L'OuvreTemps, paru en janvier 2010. Ce dernier album clôture la saga de Valérian et Laureline.

Critiques sociales

Christin et Mézières conforment les aventures de Valérian et Laureline à leurs inclinations politiques, plutôt situées à gauche. « À l'époque, en 1967, la bande dessinée était foncièrement de droite, avec des grands chefs, des grands héros [...], et nous on ne savait pas ce qu'on allait faire, mais on savait qu'on n'allait pas faire ça. » Ils ne souhaitaient pas pour autant faire des histoires aussi ouvertement politiques que celles de Charlie-Hebdo. Sans être « engagée dans le sens où les écrivains de la génération précédente, par exemple Aragon ou Sartre, ont pu s'engager [...] cette série est par contre profondément engagée dans son temps, c'est-à-dire que Valérian parle et a toujours voulu parler de problèmes très contemporains » et ne s'est pas fait faute de « dénoncer la concentration du pouvoir, les oripeaux idéologiques dont elle se pare et l'illusion d'utopie qu'elle se donne pour horizon », précise Gérard Klein.

La première prise de position de Christin et Mézières est peut-être leur défense du féminisme. Laureline est une héroïne féminine qui n'a rien à envier aux héros masculins. Elle forme avec Valérian un vrai couple dans lequel l'homme ne domine pas la femme. Au moment de la création de Laureline, les vraies héroïnes de bandes dessinées étaient inexistantes ; c'est sans doute grâce à elle que des héroïnes comme Yoko Tsuno ou Natacha ont existé ensuite. Toutefois, dans Le Pays sans étoile, les auteurs présentent « une belle fable renvoyant dos à dos le machisme et le féminisme dans une ridicule guerre des sexes. » Dans Les Armes vivantes, c'est la guerre elle-même qui est tournée en ridicule sur « une planète de féodaux mal embouchés qui se livrent des guerres aussi archaïques qu'inexpiables. »

Très tôt, Christin et Mézières font preuve d'une conscience écologique. En 1971 et 1972, Bienvenue sur Alflolol est une des premières bandes dessinées traitant d'écologie, terme assez peu répandu à l'époque. Ils y posent « quelques questions essentielles à mi-chemin de la fable et de l'aventure. Jusqu'où l'industrie peut-elle mettre en péril une planète? » Ce sont les intérêts économiques qui sont dénoncés en 1980/81 dans le diptyque Chatelet/Brooklin, ou « la nature proprement diabolique du capitalisme contemporain », et cela dès 2001, dans Par des temps incertains.

Les scénarios de Christin ont très souvent pour cadre des civilisations très hiérarchisées, mettant généralement en scène toutes les injustices de nos sociétés modernes comme dans l'Empire des mille planètes et Otages de l'Ultralum. En nous présentant les astéroïdes de Shimbalil à l'image d'une Californie des astres, dans L'Orphelin des astres, les auteurs se lancent dans une « critique sociale hilarante. » « Sous la plume de Christin, chaque humanité stellaire connaît ses classes opprimées et ses luttes. » S'y opposent souvent nature et technologie, hiérarchie et anarchie, oppression et révolution. Avec Les Oiseaux du Maître, une histoire « résolument placée sous le signe de la lutte contre l'oppression, Christin signe un de ses scénarios les plus politiques » : il y montre comment la domination des esprits permet la dictature mais aussi comment la volonté commune des dominés peut mettre fin à la domination. Dans L'Ambassadeur des Ombres, les auteurs mettent en scène, au sein d'une ONU intergalactique, l'impérialisme de Galaxity que Laureline saura déjouer en plaidant la libre détermination des peuples. Dans Les Héros de l'équinoxe, Christin profite « d'un malicieux pastiche des histoires de super héros [...] pour renvoyer dos à dos les trois grandes idéologies que sont le fascisme, le communisme et le spiritualisme. »

Christin ne considère pas Galaxity comme une cité idéale, puisque c'est la capitale d'un empire. « On n'y prêche pas que la bonne parole » et les hommes qu'il y met en scène, s'inspirant du modèle de « l'homme blanc américain » du XXe siècle, sont des personnages « pas tout blancs [qui] ont tous en réalité des motivations très sombres. » « Les extra-terrestres sont plutôt les Bantous, bref toute cette population pas toute noire qui fait peur à l'Occidental. »

Influence sur le cinéma

Stan Barets raconte qu'en 1977, lors du Festival international de la science-fiction à Metz, où était projeté pour la première fois en France le premier film de Star Wars (La Guerre des étoiles), Mézières déclara à la fin de la projection : « On dirait une adaptation de Valérian au cinéma. »

Cela faisait déjà dix ans que la série paraissait dans Pilote et le Faucon Millenium de Han Solo a le même aspect global que le vaisseau XB 982 de Valérian et Laureline. Au fil des épisodes, les ressemblances se font de plus en plus précises : dans L'Empire contre-attaque en 1980, Han Solo est prisonnier d'un bloc de carbonite qui retenait déjà Valérian en 1971, dans L'Empire des mille planètes. En 1983, dans Le Retour du Jedi, la princesse Leia Organa est habillée par Jabba le Hutt d'une tenue de harem semblable à celle qu'avait revêtue Laureline pour Alzafar, le gros poussah d'empereur du Pays sans étoile, publié en 1972. Dans La Menace fantôme de 1999, le ferrailleur Watto pourrait bien venir, tant l'apparence est similaire, de la même planète que les Shingouz apparus en 1975 dans L'Ambassadeur des Ombres. Les Connaisseurs de l'Empire des mille planètes de 1971 cachent sous leur casque la même figure décharnée que Valérian découvre à la fin de l'histoire comme Luke Skywalker va découvrir, en 1983, celle d'Dark Vador à la fin du Retour du Jedi. Cependant il est aussi admis que Vador soit inspiré du docteur Fatalis qui avait déjà cette caractéristique. Il serait facile aussi de relever des ressemblances entre la faune galactique de La Guerre des étoiles et les inventions graphiques du bestiaire de Mézières. Un ami américain du dessinateur lui a rapporté que Doug Chiang, le chef-décorateur de George Lucas sur La Menace fantôme, possédait en bonne place dans les rayons de sa bibliothèque les albums de Valérian.

« Les designs de planètes, de créatures ou d'objets de Mézières participeront tellement à l'établissement des codes du genre que Will Eisner (auteur et théoricien de la bande dessinée) dira [que Mézières et Christin] sont l'une des plus grandes influences qu'ait subie le cinéma américain en matière de science-fiction. » En 1983 paraît dans Pilote un article sur le Retour du Jedi et les emprunts du cinéma à la bande dessinée, illustré par Mézières qui fait se rencontrer, dans un bar de l'espace, Valérian et Laureline et Luke Skywalker accompagné de la princesse Leia. À cette dernière qui déclare : « Comme c'est amusant de nous rencontrer ici ! », Laureline répond, non sans sous-entendus : « Oh, nous sommes des habitués de cette boîte depuis longtemps ! »

capt-h155608-003.jpg De même, la planche 4 de l'Ambassadeur des Ombres représentant Point Central a souvent été source d'inspiration, comme le making-off d'Independence Day en fait état. Ou encore la similitude frappante entre la tanière de Thulsa Doom, dans le film de 1981 Conan le Barbare, et les cuisines du Maître des oiseaux dans l'album de 1973. Le film Dark City d'Alex Proyas, en 1998, met en scène un inspecteur de police, Franck Bumstead, qui pour échapper à une bagarre tombe dans l'espace, découvrant une ville, Shell City, flottant dans le vide. C'est la même aventure que vit Valérian en 1976/1977 dans Sur les terres truquées : rattrapé par ses poursuivants, il tombe de la jetée d'un port non pas dans l'eau mais dans l'espace. Le cinéaste danois Søren Kragh-Jacobsen (lui-même amateur de Valérian et Linda, le nom de Laureline en danois) fait une citation de la série et de Linda/Laureline dans Mifunes sidste sang (La dernière chanson de Mifune). Dans ce film de 1999, sorti en France sous le titre de Mifune, un personnage, Rud, est lecteur assidu des albums de Valérian qu'il cache sous son lit. Il croit reconnaître dans un autre personnage, Liva Psilander, Linda, son héroïne préférée.

Le cas du Cinquième Élément

Le travail de Jean-Claude Mézières sur le film Le Cinquième Élément représente un magistral clin d’œil à Valérian et Laureline. La bande dessinée va influer de façon significative sur le film de Luc Besson.

C’est à Noël 1991 que le réalisateur demande à Jean Giraud/Moebius et à Jean-Claude Mézières de travailler avec son chef décorateur Dan Weil aux décors du film qu’il a en projet : Zaltman Bléros. Pendant toute l’année 92, Mézières met de côté l’histoire sur laquelle il avait commencé à travailler, Les Cercles du pouvoir, pour se consacrer au projet. Il introduit dans les croquis de décors qu'il réalise des éléments qu'il emprunte à son travail interrompu. Pour une scène qui doit se passer à la bibliothèque publique, les personnages se déplacent en métro aérien et Mézières agrémente la scène de ses taxis volants et des « limouzingues » des Cercles du pouvoir. Mais le projet est arrêté début 1993. Mézières reprend donc le dessin des Cercles du pouvoir et lors de la sortie de l'album en 1994, il en dédicace un exemplaire à Besson, ainsi qu'un dessin de ses taxis. Après le succès de Léon, celui-ci reprend son projet et réalise ce qui s'appelle désormais Le Cinquième Élément en utilisant dans une large mesure les dessins de Mézières pour ses décors. Mais surtout il modifie son scénario en s'inspirant fortement de l'album : le héros n'est plus Zaltman Bléros mais Korben Dallas, qui n'est plus travailleur dans une usine d'assemblage de fusées mais chauffeur de taxi, rappelant S'Traks, l'un des personnages des Cercles du pouvoir, plus pourri que tous les taxis du Bronx. Surtout, les taxis volants et les « limouzingues » tiennent maintenant un rôle central dans le film.

Dans la bande dessinée, les influences sont souvent réciproques. Mézières et Giraud ont travaillé ensemble sur le Cinquième Élément et il est intéressant, à ce sujet, de rapprocher une aventure dessinée en 1976 par Giraud/Moebius sur un scénario de Dan O'Bannon, The Long Tomorrow, avec sa ville organisée en niveaux et parcourue par des voitures volantes, de l'atmosphère des Cercles du pouvoir, du Cinquième Élément, ou encore du Blade Runner de Ridley Scott.

Lors de ses visites aux studios de Pinewood en 1996, Jean-Claude Mézières déclare que c'est une « émotion rare pour un artiste graphique, que de voir son travail à la fois scrupuleusement respecté et magnifié par la magie toujours intacte du cinéma à grand spectacle. »

Influence sur la bande dessinée

Pour ce qui est de la bande dessinée, il est difficile de ne pas remarquer les similitudes entre les personnages de Valérian et Laureline et ceux de Bruno Castorp et Mireia dans la série Gigantik, de Victor Mora (scénario) et Josep-Maria Cardona, ou encore l'allure de loser commune à Valérian et à Cosmik Roger, de Mo/CDM et Julien/CDM. Dans l'histoire de Goldorak intitulée Le Vaisseau errant, dessinée par Jorgue Domenech et publiée dans Téléjunior, ledit vaisseau errant est la copie presque conforme de l'astronef de Valérian et Laureline. Mézières reconnaît lui-même qu'une bonne culture graphique fait que des souvenirs s'imposent quelquefois malgré soi sous le crayon, la plume ou le pinceau.

Auteurs

capture19-26.jpgLes auteurs de Valérian et Laureline lors d'une séance de dédicaces pendant le festival BD des Grandes Écoles à l'École normale de Paris le 28 février 2009. De droite à gauche :
Jean-Claude Mézières, Pierre Christin, Évelyne Tranlé.
Photographie : Hamelin de Guettelet.

Cette série est née grâce à la rencontre et à la collaboration de deux amis d'enfance.

  • Jean-Claude Mézières : dessinateur et illustrateur, il crée pour Pilote, avec Pierre Christin, la série Valérian et Laureline. Cette série est la seule de ce dessinateur éclectique dont la production est surtout abondante en dehors de la bande dessinée.
  • Pierre Christin : scénariste, ami d’enfance de Jean-Claude Mézières, il crée avec lui la série Valérian et Laureline pour Pilote. Ce scénariste prolifique a notamment collaboré avec Enki Bilal, Annie Goetzinger, André Juillard et Jacques Tardi. Il est aussi professeur d'université honoraire et romancier.
  • Évelyne Tranlé : coloriste, elle est la sœur de Jean-Claude Mézières et a mis en couleurs les aventures de Valérian et Laureline dans Pilote à partir de celle intitulée Terres en flammes, ainsi que tous les albums de la série sauf Les Oiseaux du Maître. Elle n'est toutefois créditée de son travail qu'à partir de l'album L'Empire des mille planètes. Évelyne Tranlé est aussi la coloriste d'autres grands noms de la bande dessinée comme Cabu, Fred, Jean Giraud, Gérard Lauzier et Albert Uderzo.

Inspiration et références

Toutes les aventures de Valérian et Laureline sont des références constantes à la culture de la science-fiction. Pour le lecteur attentif, il est possible de reconnaître dans l'écriture ou dans le dessin les sources d'inspiration des auteurs de la série. Pourtant Mézières déclare qu'il arrête de lire de la science-fiction dès qu'il commence à produire Valérian : « la science-fiction était devenue mon territoire, je ne voulais pas aller grappiller des idées chez les autres. » Il reste que la machine à voyager dans le temps, c'est H. G. Wells, l'idée même d'agents spatio-temporels c'est Poul Anderson et sa Patrouille du temps, les pouvoirs des Alflololiens semblent venir des Plus qu'humains de Theodore Sturgeon et l'ambiance du Monde d'Azur de Jack Vance, enfin une partie du bestiaire de la série pourrait sortir tout droit de La Faune de l'espace d'Alfred E. van Vogt. Tous ces éléments et d'autres encore, sont le signe d'une inspiration voulue et assumée, venue des auteurs de pulp magazines de science-fiction. « L'œuvre de Jean-Claude Mézières et de Pierre Christin constitue aujourd'hui l'une des deux voies royales vers une initiation à la science-fiction, l'autre étant celle des anthologies. »

Récompenses

La série Valérian et Laureline, comme ses auteurs, ont été plusieurs fois récompensés dans des salons ou des manifestations françaises et étrangères. C'est la bande dessinée de science-fiction la plus distinguée (quatre fois honorés à Angoulême).

1970, prix Phénix, catégorie science-fiction pour Valérian Agent spatio-temporel ;

1972, Grand prix du syndicat des dessinateurs de presse pour Valérian Agent spatio-temporel ;

1976, 3e Salon international de la Bande Dessinée du Festival d'Angoulême, Alfred du meilleur scénariste français à Pierre Christin ;

1984, 11e Salon International de la Bande Dessinée du Festival d'Angoulême, Grand Prix de la Ville à Jean-Claude Mézières ;

1987, European Science Fiction Society, Special Award pour Valérian Agent spatio-temporel ;

1992, 19e Salon International de la Bande Dessinée du Festival d'Angoulême, Alph'Art jeunesse mention spéciale du jury pour Les Habitants du ciel ;

1995, Salón Internacional del Cómic del Principado de Asturias, Premios Haxtur pour El Circulo del Poder (Les Cercles du pouvoir) ;

1997, 24e Salon international de la Bande Dessinée du Festival d'Angoulême, prix Tournesol pour Otages de l'Ultralum ;

2005, Harvey Award, nommé pour Special Award for Excellence in Presentation pour Valerian, New Future Trilogy ;

2006, The Inkpot Award for Outstanding Achievement in Comic Arts, Comic-Con International;

2007, Salon de la bande dessinée de Vaison-la-Romaine, les Lauriers d'Hadrien d'or à Pierre Christin, Jean-Claude Mézières et Évelyne Tranlé.

Édition des albums

La série Valérian et Laureline comprend à ce jour 29 aventures publiées en 22 albums. Les auteurs ont prévu une trentième aventure dont l’album est attendu en 2009/10. Les amoureux de la série redoutent que cela ne soit la fin d’une belle aventure, mais Jean-Claude Mézières et Pierre Christin auront alors 72 ans et la série 43 ans. Quant à Valérian et Laureline, ils sont toujours aussi jeunes, le temps n’a pas de prise sur eux. C’est la série de bande dessinée qui aura duré le plus longtemps avec les mêmes auteurs. Astérix par René Goscinny et Albert Uderzo ou Blueberry par Jean-Michel Charlier et Jean Giraud, ami d’études de Mézièrescréées tous deux 4 ans avant Valérian sont toujours éditées mais ces deux séries ont malheureusement perdu leur scénariste.

Les histoires publiées et ensuite éditées en album ont, au fil du temps, créé un univers particulier propre à la série et aux talents inventifs conjugués de Pierre Christin, Jean-Claude Mézières et Évelyne Tranlé. Pierre Christin avoue que d'imaginer les histoires de Valérian et Laureline en des lieux qui n'existent pas, lui impose un gros travail d'invention lexicale pour nommer tout ce que sa créativité engendre de personnages, d'animaux, de choses et de lieux extra-terrestres.

Autour de la série

La notoriété de la bande dessinée, va permettre à Valérian et Laureline de sortir de leurs albums pour se présenter d'une autre façon au public.

Luc Besson realise les aventures de Valerian et Laureline au cinema avec un budget de 170 millions de dollars. Le film est prévue pour 2017

RETOUR

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×