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LA RUSSIE SUR GANYMEDE

Après l'Esa, la Russie veut aussi explorer Ganymède. L’intérêt pour les lunes glacées de Jupiter se concrétise,

Avec des missions en développement et en projet. Après la confirmation par l’Agence spatiale européenne (Esa) du lancement de la mission Juice en 2022, c’est au tour de la Russie d’annoncer vouloir envoyer un atterrisseur se poser à la surface de Ganymède, à la même période.

capture10-2-10.jpg Si jusqu’à tout récemment l’essentiel des efforts d’exploration planétaire s’était concentré sur Mars et les petits objets du Système solaire (comètes, astéroïdes), aujourd’hui l’intérêt envers les mondes glacés de Jupiter est grandissant. Un phénomène qui s’explique par le fait que certaines lunes de Jupiter posséderaient un océan liquide sous la surface, d’où la vie pourrait émerger. À cela s’ajoute la découverte d'exo planètes qui présenteraient certaines similitudes avec les lunes de Jupiter.

C’est dans ce contexte que la Russie vient de dévoiler ses plans pour l’exploration de Ganymède, l’un des quatre satellites galiléens de Jupiter. Baptisée Ganymede Lander, cette mission prévoit un atterrissage en douceur sur la surface glacée de cette lune. Lune à l’intérieur de laquelle, à quelque 130 à 150 kilomètres de profondeur, on suppose la présence d’une grande étendue d’eau à l’état liquide.

capt-h143624-001.jpg À plus long terme, les lunes glacées de Jupiter pourraient devenir des destinations de choix pour des missions habitées. © DR

Ganymède Lander et Juice ensemble sur de Ganymède ?

L’originalité de cette mission réside dans le fait qu’elle pourrait s'appuyer sur la mission Juice (Jupiter Icy Moons Explorer) de l’Esa, dont le lancement est prévu en 2022. En effet, dans l’optique de réduire les coûts et d’augmenter les chances de réussite, les Russes souhaitent développer une importante synergie avec la mission européenne, dont l’un des objectifs est de se mettre en orbite autour de Ganymède. L’idée est d’utiliser les cartes qui seront tracées par la sonde Juice pour sélectionner le site d’arrivée de l’atterrisseur, et de se servir de l’orbiteur comme relais de communication entre l’atterrisseur et la Terre.

capt-h143624-002.jpg Sur le papier, l’idée est évidemment lumineuse. Mais dans la pratique, elle ne sera pas simple à mettre en œuvre. Premier écueil : les deux engins d’exploration doivent se trouver là-bas en même temps, et être capables de communiquer entre eux. Or, le projet de l’Esa, qui a obtenu son financement et choisi ses instruments, est déjà bien avancé, alors que le projet russe n’en est qu’à ses balbutiements.

Consciente de cette difficulté, la Russie prévoit alors un autre scénario, avec un atterrisseur et un orbiteur. Ils seraient lancés en même temps mais l’orbiteur arriverait le premier autour de Ganymède, pour reconnaître le site d’atterrissage et relayer les communications.capt-h143624-003.jpgOn suppose que l'intérieur de Ganymède renferme, comme Callisto et Europe, une grande étendue d'eau à l'état liquide. Malgré l'envoi d'un atterrisseur à sa surface, les chances d'étudier cette eau sont nulles : l'état actuel de notre technologie ne nous le permet pas. © Nasa, JPL, LPI


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