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CONSTANTIN TSIOLKOVSKI

Considéré comme le père et le théoricien de l'astronautique moderne.

capture35-11.jpgConstantin Edouardovitch Tsiolkovski, né le 5 septembre 1857 à Ijevskoïe, dans l'oblast de Riazan et mort à Kalouga le 19 septembre 1935, est un scientifique russe d'origine polonaise

Biographie

Dur d'oreille suite à une scarlatine contractée à neuf ans, Constantin Tsiolkovski est refusé dans les écoles traditionnelles et devient autodidacte ; il apprend tout seul les mathématiques. Grâce à son goût pour les études, son père l'envoie étudier à Moscou. Il y rencontre le philosophe Nikolaï Fiodorov, qui le guidera pendant trois ans en le faisant progresser dans les sciences et lui ouvrira des horizons divers comme l'exploration de l'espace. À 16 ans, il calcule la force centrifuge qui permettrait à un vaisseau de quitter la terre.

En 1882, à 25 ans, il est nommé professeur de mathématiques et de physique au collège de Borovsk, dans le gouvernement de Kalouga. Indépendamment de son travail d'enseignant, il travaille constamment à divers sujets scientifiques : moteurs à vapeur, radiations stellaires, dirigeables. En 1895, reprenant le modèle de la Tour Eiffel, il imagine une tour de 36 000 km de haut, qui permettrait d'amener par un ascenseur des charges en orbites. Il est à ce titre considéré comme l'inventeur de l'ascenseur spatial. En 1897, il fabrique et expérimente une petite soufflerie, la première en Russie.

Dans son ouvrage théorique L'Exploration de l'espace cosmique par des engins à réaction (1903), il décrit une fusée à propergol liquide (hydrogène/oxygène) qui serait assez puissante pour se libérer de l'attraction terrestre et atteindre d'autres planètes. Il aborde la technique du mélange des propergols, la forme de la chambre de combustion (divergente), son refroidissement par circulation du carburant, le guidage de la trajectoire par surfaces mobiles placées dans le jet de gaz, la stabilisation gyroscopique de la fusée, principes qui seront repris par la suite.

Il écrit la loi fondamentale du rapport de masse impliquant le découpage de la fusée en plusieurs étages. Il calcule aussi les différentes vitesses entrant en ligne de compte en astronautique et connues sous le nom de vitesses cosmiques. Il décrit une station interplanétaire qui serait composée de plusieurs éléments séparés, et dont l'orbite pourrait être modifiée. Pour tout cela, il est considéré comme un visionnaire de l'astronautique.

Enseignant solitaire et sans véritable soutien, il est aussi trop en avance sur son époque pour obtenir les moyens d'expérimenter ses idées. Reconnu à la fin de sa vie (il a alors 60 ans), il est élu à l'Académie des Sciences de l'URSS en 1918. L'État publie ses nombreux articles et livres scientifiques. Kalouga abrite en 2011 un musée consacré aux réalisations et aux idées de Tsiolkovski.

Influencé par l'œuvre de fiction de Jules Verne, il écrira deux romans de science-fiction : Rêves de la Terre et du Ciel (1895), et Au-delà de la Terre (1920). En 1935, il sera le conseiller technique d'un film de science-fiction réalisé par Vassili Zouravlev (Le Voyage cosmique).

Tsiolkovski décède à Kalouga le 19 septembre 1935, à l'âge de 78 ans.

En 1961, l'union astronomique internationale a donné son nom au cratère lunaire Tsiolkovski.

Œuvres principales

  • Rêves de la Terre et du Ciel, 1895
  • L'Exploration de l'espace cosmique par des engins à réaction, 1903
  • Au-delà de la Terre, 1920

Citation

La Terre est le berceau de l'humanité, mais on ne passe pas sa vie entière dans un berceau.

 

FREEMAN DYSON

Freeman J. Dyson, né à Crowthorne, dans le Berkshire, le 15 Décembre 1923,

Est un physicien théoricien et mathématicien américano-anglais. Il contribua notamment aux fondements de l'électrodynamique quantique en 1948. Son père est le compositeur George Dyson.

capture01-7-1.jpgIl étudie à l'université de Cambridge entre 1941 et 1943. Entre 1943 et 1945, pendant la Seconde Guerre mondiale, il sert son pays dans un centre de recherche de la Royal Air Force. Il obtient une maîtrise de Cambridge en 1945 et est nommé membre de Trinity College en 1946. Il obtient ensuite une bourse du Commonwealth et part aux États-Unis en 1947, à l'université Cornell et à l'Institute for Advanced Study (IAS) de Princeton. Il revient en Angleterre entre 1949 et 1951, à l'université de Birmingham. Il est ensuite nommé professeur titulaire à Cornell, où il restera de 1951 à 1953. Il s'installe en 1953 comme professeur permanent à l'IAS de Princeton, jusqu'à sa retraite en 1994. Il est naturalisé citoyen américain en 1957.

Il est élu membre de la Royal Society en 1952, membre de l'Académie nationale des sciences américaine en 1964, et membre associé étranger de l'académie des sciences française le 24 avril 1989.

Au cours de sa carrière, il obtient de nombreux prix, dont les suivants :

Danny Heineman Prize, American Institute of Physics (1965).
Oersted Medal awarded by the American Association of Physics Teachers (1991).
Enrico Fermi Award par le Département de l'Energie étasunien (1995).

capture09-18.jpg Sphère de Dyson

Freeman Dyson suggéré au début des années 60 qu'une civilisation avancée établisse une vaste coquille autour de son étoile. Une telle coquille, maintenant appelée une "sphère de Dyson," absorberait l'énergie de l'étoile pour l'usage de la civilisation. Des étoiles montrant la possibilité de telles caractéristiques ont été détectées.
Depuis 2003, Dyson est le président du Space Studies Institute, l'organisation de recherche spatiale fondée par son ami Gerard K. O'Neill.

Citations

« Vous ne pouvez pas raisonnablement obtenir une bonne technologie sans un nombre énorme d'échecs. Si vous regardez les bicyclettes, il y avait des milliers de modèles bizarres construits et testés avant qu'ils ne trouvent celui qui marchait vraiment. Vous ne pouvez jamais construire une bicyclette théoriquement. Même maintenant, après les avoir construit depuis une centaine d'années, il est très compliqué de comprendre comment fonctionne une bicyclette - il est même difficile de le formuler comme un problème mathématique. Mais juste par essais et échecs, nous avons trouvé comment le faire, et l'erreur était essentielle. »

« L'univers savait, quelque part, que l'homme allait venir. »

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