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KEPLER

Le télescope spatial Kepler est un photomètre spatial développé par la NASA pour détecter des exoplanètes et autres petits corps orbitant autour des étoiles de notre galaxie, la Voie lactée. Il a été lancé le 7 mars 2009 et placé en orbite héliocentrique

 capture04-12.jpgTélescope spatial Kepler

La plus petite exoplanète alors connue (10 janvier 2011), Kepler-10b, une planète tellurique, a été découverte à l'aide des observations de Kepler ; depuis, plusieurs exoplanètes de taille comparable voire plus petites que la Terre ont été identifiées, telles que Kepler-20f, Kepler-20e, voire des corps à l'existence fortement suspectée en janvier 2012 tels que KOI-961.01, KOI-961.02 et KOI-961.03, cette dernière étant à peine plus grande que Mars.

Histoire

La compagnie Ball Aerospace & Technologies Corp., basée à Boulder (Colorado), est le maître d'œuvre de la construction du télescope. La mission est sous l'égide du Jet Propulsion Laboratory. Il a été nommé en l'honneur de l'astronome Johannes Kepler.

Description

Il a une masse de 1 039 kilogrammes. Son énergie est fournie par un panneau solaire délivrant une puissance de 651 watts. Afin de mesurer les courbes de lumière des étoiles, il possède un télescope d'environ un mètre de diamètre : son ouverture est de 0,95 mètre et son miroir primaire, de 1,4 mètre. Le champ de vision de l'appareil est de 105 deg², donc pour un diamètre d'environ 12 degrés.

La caméra

La caméra comporte 42 capteurs photographiques de 2200 × 1024 pixels, ce qui fait d'elle la plus grande envoyée dans l'espace, avec une résolution de 95 megapixels.

Satellisation

capture05-12.jpgLancement de Kepler par une fusée Delta II.

Initialement prévu pour novembre 2006, la mise sur orbite a souffert de multiples retards pour des raisons budgétaires. Le télescope a été lancé le 7 mars 2009 à bord d'une fusée Delta II depuis la base militaire de Cap Canaveral en Floride.

Champ d'observation

capture06-14.jpgL'orbite de Kepler : la position des panneaux solaires est ajustable

Il observera la luminosité d'environ 150 000 étoiles situées dans la constellation du Cygne et de la Lyre pendant trois ans. Une des causes possibles des variations d'intensité est la présence de planète autour des étoiles. Kepler ne se trouve pas en orbite autour de la Terre, mais autour du Soleil, sur l'orbite de la Terre, en retard par rapport à celle-ci. Cela permet également de minimiser les perturbations gravitationnelles, stabilisant ainsi la plate-forme d'observation. Cela permet aussi de favoriser l'observation, le télescope étant pointé dans une direction qui n'est gênée ni par la Terre ni par le Soleil.

Techniques d'observation

Le but de la mission est de mesurer des étoiles comparables aux Soleil, c'est-à-dire m(V)=12, avec une précision photométrique différentielle combinée (anglais : combined differential photometric precision, CDPP) de 20 ppm sur une intégration de 6,5 heures. Une planète comparable à la Terre produit un changement de luminosité de 84 ppm durant au moins 13 heures lorsqu'elle croise le centre de son étoile.

PlanetQuest, un projet de calcul distribué utilisant la plate-forme BOINC, devrait permettre d'analyser les données recueillies.

Sa précision devrait permettre de détecter des planètes telluriques y compris dans des orbites en zone habitable.

Résultats

En août 2009, la NASA annonce que Kepler a transmis des images de l'exoplanète HAT-P-7b.

Le lundi 4 janvier 2010, les responsables de mission annonçaient la découverte de ses cinq premières exo-planètes, soit les planètes des étoiles Kepler-4 à Kepler-8.

Outre des exoplanètes, Kepler a découvert des bizarreries cosmiques comme une étoile avec un petit objet en orbite autour d'elle et dont la température est plus élevée que la sienne.

NOTE: Kepler a actuellement des problemes au niveau des trois roues de réaction de ce chasseur d’exoplanètes. À terme, l'incident l'empêche de conserver l'orientation de ses instruments vers la portion de la Voie lactée qu’il scrute sans relâche pour découvrir des transits planétaires. Ces roues permettent en effet de corriger des dérives sans recourir à ses propulseurs alimentés par du carburant, ce qui allège la charge utile lors d’un lancement.

http://kepler.nasa.gov/

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