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ROBOTIQUE ET INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

La robotique est l'ensemble des techniques permettant la conception, la réalisation de machines automatiques.

L'Agence spatiale américaine planche sur les technologies des missions de demain...La Nasa semble vouloir passer un cap dans les technologies spatiales. Pour cela, l'agence basée à Houston a livré une série de propositions qui sont étudiées en ce moment par le Conseil national américain de la recherche. La revue New Scientist a réussi à se procurer quelques-unes des idées des ingénieurs de la Nasa. Ces dernières concernent à fois le mode de propulsion des engins spatiaux (voir dossier sur les moteurs spatiaux), et la possibilité de se servir des dernières avancées en matière de robotique pour améliorer le confort et la sécurité des astronautes.

Les progrès de la robotique pourraient aider les astronautes dans l'entretien du matériel spatial...L'entretien de satellites ou encore de la Station spatiale internationale (ISS) se révèle souvent difficile pour les astronautes. Sorties extravéhiculaires dangereuses ou impossibilité de vérifier certains endroits peuvent mettre en danger la survie d'un tel engin. Dès 1997, la Nasa avait pensé à ces problèmes et ainsi imaginé un petit robot sphérique télécommandé et muni de caméras.  Les progrès de la technologie ont permis de développer ce système, désormais plus petit et plus autonome. Ce robot baptisé Mini AERCam (Autonomous Extravehicular Robotic Camera), permettrait un entretien plus efficace de l'ISS, tout en limitant les risques pour les astronautes. Il ne reste plus qu'à l'envoyer dans l'espace.

Qu’est-ce qu’un robot ?

Le robot est un appareil effectuant, grâce à un système de commande automatique à base de micro-processeur, une tâche précise pour laquelle il a été conçu dans le domaine industriel, scientifique ou domestique.

De cette définition découlent deux interprétations. La première affirme qu'un robot est une machine, qui possède des capteurs, un système logique et des actionneurs. Il est matériel. La deuxième considère qu'un robot est un travailleur artificiel. Selon cette dernière, un robot peut être également virtuel

La robotique actuelle trouve des applications dans différents domaines : La robotique industrielle, la robotique domestique, la robotique médicale ou encore robotique militaire.

capture04-2-18.jpgNao, un robot humanoïdecapture59-3.jpgLe robots de l'ISS

Étymologie

capture06-2-15.jpgIsaac Asimov, écrivain

Le terme robot est issu des langues slaves telles que le russe, le biélorusse, le polonais, ou encore le tchèque. Ce mot signifie esclave ou travailleur dévoué (Ex. : travailleur ; robotnik en polonais, работник en russe, работнік en biélorusse). Le mot robot a été présenté au public par Karel Čapek, écrivain tchèque, dans son spectacle R.U.R. (Rossum Universal Robots), créé en 1921.

Origine

Selon le dictionnaire anglais Oxford, le mot "robotique" a été utilisé en version imprimée pour la première fois par Isaac Asimov, écrivain américain né en Russie, dans son récit de science-fiction Menteur!, publié en mai 1941 dans Astounding Science Fiction. Dans certains autres ouvrages d'Asimov, il affirme que la première utilisation du mot "robotique" était dans sa courte histoire Runaround (Astounding Science Fiction, Mars 1942). Toutefois, la publication originale de Menteur! Est antérieure à celle de Runaround de cinq mois, de sorte que le premier est considéré comme étant à l'origine du mot. Asimov n'était initialement pas conscient d'avoir créé le mot. Il a supposé que le terme existait déjà, par analogie avec «mécanique» (comme «positronique» avec «électronique»), et d'autres termes similaires dénotant des branches de science appliquée.

Historique

L'histoire de la robotique commence avant les robots, avec l'automate. La différence fondamentale entre automate et robot est simple : l'automate obéit à un programme préétabli, que ce soit de manière mécanique ou électrique, alors que le robot dispose de capteurs et ses actions seront décidés par l'intermédiaire de son programme en fonction de l'environnement. On peut également trouver des références bien plus lointaines d'humanoïdes artificiels : L'assistant mécanique fabriqué par Héphaistos dans la mythologie grecque ou encore les golems des légendes juives et nordiques. Il faut attendre l'Antiquité pour voir apparaître les premiers automates : Héron d'Alexandrie est le précurseur des automates, avec ses réalisations dans les temples et théâtres au Ier siècle après J.-C. Viendront ensuite, pour ne citer que les plus connus, les inventions de Léonard de Vinci au XVIe ou celles de Vaucanson au XVIIIe.

La robotique moderne commence au début du XXe. Le chien électrique conçu par Hammond et Miessner en 1915, Les machines de Russell (1913) et de Stephens (1929), les tortues cybernétiques de William Grey Walter (1950), le renard électronique d'Albert Ducrocq (1953) ou l'homéostat de William Ross Ashby (1952). Ces robots sont, en général, des répliques simplifiées plus ou moins réussies d'animaux existants. Il s'agit, cependant, des premières réalisations de la reproduction artificielle du réflexe conditionné, encore appelé réflexe de Pavlov, qui constitue la base des comportements adaptatifs, lesquels sont à la base des comportements du vivant. L'apparition de robots destinés à la guerre date de la Seconde Guerre mondiale, avec le Goliath, une mine téléguidée. Toutefois, il n'est pas autonome. La robotisation de l'industrie commence dans les années 1960, dans le secteur automobile, puis va se répandre jusqu'à ce que l'on connaisse aujourd'hui Les robots domestiques destinés au grand public, quant à eux, font leur apparition plus tard, au début du XXIe, avec par exemple les aspirateurs ou tondeuses autonomes. Toujours au début du XXIe mais au niveau militaire cette fois-ci, se développent les tourelles automatiques sur les navires de guerre, les appareils volants sans pilotes les drones, l'exosquelette motorisé ou encore les "mules" (BigDog en est un exemple).

La composition d'un robot

Un robot est un système pouvant être modélisé de la manière suivante : Capteur ; Système de contrôle ; Actionneur. Le capteur va envoyer une information, telle que la présence d'un objet ou une distance, cette information sera interprétée par le programme qui enverra un ordre à un actionneur, la plupart du temps un moteur afin de faire un mouvement, mais cela peut aussi être une LED, un haut-parleur. Lorsque le signal passe d'un capteur au programme, on parle d'entrée. Inversement, lorsque c'est le programme qui renvoie un signal à un actionneur, on parle de sortie. L'information peut prendre différentes formes : booléen (que l'on appelle aussi binaire ou encore TOR (tout où rien)), analogique ou numérique. Le système Programme ⇒ Actionneur peut fonctionner en boucle ouverte, c'est-à-dire sans retour, sans connaissance sur l'état de l'actionneur, ou en boucle fermée, avec un capteur qui informera le programme sur l'état de l'actionneur et corrigera le signal de sortie si besoin.

Fonctionnement d'un robot

Un robot fonctionne généralement avec un grafcet. Prenons le cas d'un robot simple : Il avance jusqu'à ce qu'il rencontre un obstacle.

  • Action 1 : Activer les moteurs (actionneurs) qui permettent d'avancer
  • Condition 1 : Le capteur détecte un obstacle
  • Action 2 : Arrêter un moteur (le robot tournera sur lui-même puisqu'une seule roue fonctionnera)
  • Condition 2 : Le capteur ne détecte plus rien

Puis le grafcet recommencera. Un petit système comme celui-ci comporte un capteur, deux actionneurs et un programme qui gère le tout.

Les capteurs

Les capteurs permettent aux robots de recevoir des informations sur l'environnement.

Les actionneurs

Les actionneurs servent à effectuer différentes action, différents ordres. Les ordres sont transmis par l'intermédiaire du système de contrôle;

Sources d'énergie

Les robots autonomes sont alimentés par batterie d'accumulateurs, donc par un courant continu.

Déplacement

Ils doivent pouvoir s'adapter à leur environnement. C'est pour cela que différents types de modes déplacements sont utilisés.

L'environnement d'interaction et de navigation

Bien qu'un pourcentage significatif de robots aujourd'hui sont contrôlés par des humains ou fonctionnent dans un environnement statique, il y a un intérêt croissant pour les robots qui peuvent fonctionner de manière autonome dans un environnement dynamique. Ces robots nécessitent une combinaison de matériel et logiciels de navigation pour traverser leur environnement. En particulier des événements imprévus (par exemple les personnes et les autres obstacles qui ne sont pas fixes) peuvent causer des problèmes ou des collisions. Certains robots très avancés tels que ASIMO ou NAO embarquent un ensemble matériel/logiciel particulièrement adapté. Les voitures sans chauffeur sont capables de diagnostiquer l'environnement et par la suite de prendre des décisions de navigation basées sur ces informations. La plupart de ces robots utilisent un GPS, avec radar, parfois combinés avec d'autres capteurs tels que LIDAR, caméras vidéo, et les systèmes de guidage inertiels pour une meilleure navigation entre les points de route.

Interaction homme-robot

Les robots sont des agents artificiels avec des capacités de perception et d'action dans le monde physique. Leur utilisation a été généralisée dans les usines, mais aujourd'hui, ils se trouvent dans les sociétés technologiquement les plus avancées dans des domaines critiques comme la recherche et le sauvetage, l'armée, la détection de bombes, l'exploration scientifique, le divertissement et les soins hospitaliers. Ces nouveaux domaines d'applications impliquent une interaction plus étroite avec l'utilisateur. Les robots et les humains partagent l'espace de travail, mais aussi des objectifs en termes de réalisation de tâches. Cette interaction étroite nécessite de nouveaux modèles théoriques. Pour que les robots fonctionnent correctement dans nos maisons ou d'autres environnements non-industriels, la manière dont les ordres sont reçus est d’une importance cruciale. Les personnes qui interagissent avec les robots peuvent avoir peu ou pas d'expérience dans ce domaine, l'interface doit donc être intuitive. Les auteurs de science-fiction supposent que les robots seront capables de communiquer avec les humains par l'intermédiaire de la parole, plutôt que par une interface de commande. L'un des objectifs, lors de la fabrication d'un robot, est de construire une communication intuitive et facile avec le robot, par la parole, les gestes ou les expressions faciales, et de faciliter l'interaction sur un pupitre en utilisant une interface graphique plutôt qu'un terminal.

Le système de contrôle

La structure d'un robot est contrôlée de manière à effectuer une tâche. Ce contrôle inclut trois phases distinctes : La perception, la réflexion (ou le traitement) et l'action. Les capteurs donnent une information à propos de l'environnement ou des composants internes (p.e. position d'un moteur ou d'un vérin, état d'une LED). Cette information est utilisée pour calculer l'ordre approprié à envoyer aux actionneurs. La phase de traitement peut varier en complexité. À un niveau réactif, il peut traduire l'information brute d'un capteur directement en commande d'un actionneur. (p.e. un arrêt d'urgence ; si un obstacle est détecté alors arrêt des moteurs). Avec des tâches plus sophistiquées, il faut utiliser des algorithmes. Un algorithme est une suite finie et non-ambiguë d’opérations ou d'instructions permettant de résoudre un problème. On peut, entre autres, utiliser des opérations mathématiques simples ou complexes, la trigonométrie, des conditions (si...alors...) et d'autres outils dépendants du langage utilisé.

Cartes électroniques

Les cartes électroniques (ou circuits imprimés) sont, par personnification, le cerveau du robot. C'est dans cette carte que le programme sera envoyé. La carte est composée d'entrées reliées aux capteurs, de sorties reliées aux actionneurs, et des différentes composants qui lui permettront d'appliquer les algorithmes (diode, amplificateur opérationnel, résistance, condensateur, transistor, circuit intégré, etc...)

Programmation

Le programme est une séquence d'instructions qui spécifie étape par étape les opérations à effectuer pour obtenir un résultat. Il est exprimé sous une forme qui permet d'utiliser un ordinateur ou un robot pour exécuter les instructions. Un programme est la forme électronique d'un algorithme exprimé dans un langage de programmation - un vocabulaire et des règles de ponctuation destinées à exprimer des programmes. Parmi les langages informatiques utilisés en robotique, on peut citer arduino, SCL, C++

La recherche en robotique

capture14-2-15.jpgUn exosquelette biomécanique

Les institutions les plus connues dont la recherche en robotique est l'un des buts sont : Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA), aux États-Unis ; National Robotics Initiative (NRI), aux États-Unis ; Centre national de la recherche scientifique (CNRS), en France ; National Institute of Advanced Industrial Science and Technology (NIAIST), au Japon. Auxquels il faut ajouter des universités, laboratoires privés et entreprises de tous les pays.

La micro robotique et les nanorobots

Ils sont un champ d'étude en plein essor. La compréhension des phénomènes physiques dans la manipulation à l'échelle du micromètre et la miniaturisation des mécanismes sont d'un intérêt crucial pour la micro-ingénierie. Les recherches concernent aussi bien les capteurs, que les actionneurs et les préhenseurs. Ces robots miniatures pourraient avoir un rôle significatif en matière de santé.

La bipédie

De nombreux roboticiens se concentrent aujourd'hui sur la locomotion humaine et animale. C'est une problématique difficile, en partie à cause de la puissance de calcul nécessaire. L'étude des robots à pattes a été menée depuis plusieurs décennies, surtout sur les robots hexapodes, quadrupèdes, etc. La tendance était alors de copier la flexibilité, la robustesse et l'adaptabilité des insectes. Ce type de robot est statiquement stable, et donc plus facile à contrôler. Aujourd'hui on assiste à une intensification de la recherche sur la locomotion bipède, qui est par nature dynamiquement instable, donc plus difficile à maîtriser. Mais les avantages sont considérables : progression dans la connaissance de la bipédie, meilleur franchissement d'obstacle et adaptation à l'environnement humain. Ainsi de nombreuses universités et entreprises, surtout japonaises, se sont lancées dans la construction de robots humanoïdes.

c1-2.jpg La robotique médicale

Elle est également très active. De nouveaux robots sont développés pour la chirurgie mini-invasive et la téléchirurgie. De nouvelles techniques sont exploitées, comme les actionneurs AMS (alliages à mémoire de forme), la microrobotique et les interfaces haptiques. Des algorithmes d'analyse d'images sont développés dans la même voie.

Les cyborgs

Ils font leur apparition : Des humains souffrant d'un handicap physique se sont fait greffer des jambes ou avant-bras robotiques, contrôlés par leur cerveau. Bien que les résultats soient impressionnants, ce type d'opération reste extrêmement rare.

L'exploration sous-marine et spatiale

La recherche s'est aussi orientée vers la navigation, la localisation et la planification de trajectoire. L'exploration sous-marine et spatiale est des domaines où la robotique sont d'une grande utilité.

La cognition

Enfin, une voie de développement importante concerne l'apprentissage des robots. Les robots actuels ne savent généralement pas s'adapter à une nouvelle situation car on ne leur a pas donné la possibilité d'apprendre et d'améliorer leurs comportements. Pourtant, des techniques d'apprentissage existent. Un peu comme le ferait un enfant, un robot pourrait donc apprendre de nouveaux comportements et s'adapter à des configurations non prévues au départ. Cet axe de recherche est actuellement en plein essor. On parle de cognition voire d'Intelligence artificielle.

L'intelligence artificielle ou A.I.

La construction de programmes informatiques qui s’adonnent à des tâches qui sont, pour l’instant, accomplies de façon plus satisfaisante par des êtres humains car elles demandent des processus mentaux de haut niveau tels que : l’apprentissage perceptuel, l’organisation de la mémoire et le raisonnement critique ». On y trouve donc le côté « artificiel » atteint par l'usage des ordinateurs ou de processus électroniques élaborés et le côté « intelligence » associé à son but d'imiter le comportement. Cette imitation peut se faire dans le raisonnement, par exemple dans les jeux ou la pratique des mathématiques, dans la compréhension des langues naturelles, dans la perception : visuelle (interprétation des images et des scènes), auditive (compréhension du langage parlé) ou par d'autres capteurs, dans la commande d'un robot dans un milieu inconnu ou hostile.

Le concept d’intelligence artificielle fait référence à une machine capable non seulement de produire un comportement intelligent, mais d’éprouver une impression d'une réelle conscience de soi, de « vrais sentiments » (quoi qu’on puisse mettre derrière ces mots), et " une compréhension de ses propres raisonnements".

c102-1.jpg L’intelligence artificielle a servi de moteur à la discipline, mais a également suscité de nombreux débats. En se fondant sur l'hypothèse, que tendent à confirmer les neurosciences et que des chercheurs n'hésitent pas à affirmer, que la conscience a un support biologique et donc matériel, les scientifiques ne voient généralement pas d’obstacle de principe à créer un jour une intelligence consciente sur un support matériel autre que biologique. Selon les tenants de l' A.I., si à l'heure actuelle il n'y a pas d'ordinateurs ou de robots aussi intelligents que l'être humain, ce n'est pas un problème d'outil mais de conception. Il n'y aurait aucune limite fonctionnelle (un ordinateur est une machine de Turing universelle avec pour seules limites les limites de la calculabilité), il n'y aurait que des limites liées à l'aptitude humaine à concevoir les logiciels appropriés (programme, base de données...). Elle permet notamment de modéliser des idées abstraites.

Espoirs et méfiances

D’après certains auteurs tels que Stephen Hawking, l’intelligence artificielle pourrait avoir des inconvénients, si par exemple les machines devenaient plus intelligentes que les humains, et finissaient par les dominer, voire (pour les plus pessimistes) à les exterminer, de la même façon que nous cherchons à exterminer certains êtres vivants et la majorité des virus. On reconnaît le thème du film Terminator, mais des personnalités techniquement très compétentes, comme Elon Musk ou Bill Joy, appréhendent un réel risque à long terme. Toutes ces possibilités futures ont fait l’objet de quantités de romans de science-fiction, tels ceux d’Isaac Asimov ou William Gibson en passant par Arthur C. Clarke.

Une description spectaculaire d’un possible avenir de l’intelligence artificielle a été faite par I. J. Good : « supposons qu’existe une machine surpassant en intelligence tout ce dont est capable un homme, aussi brillant soit-il. La conception de telles machines faisant partie des activités intellectuelles, cette machine pourrait à son tour créer des machines meilleures qu’elle-même ; cela aurait sans nul doute pour effet une réaction en chaîne de développement de l’intelligence, pendant que l’intelligence humaine resterait presque sur place. Il en résulte que la machine ultra intelligente sera la dernière invention que l’homme aura besoin de faire, à condition que ladite machine soit assez docile pour constamment lui obéir. »

La mutation qu'évoque Good correspond à un changement qualitatif du principe même de progrès, et certains la nomme « singularité » qui est un concept central pour de nombreux transhumanistes, qui s'interrogent très sérieusement sur les dangers ou les espoirs d'un tel scénario, certains allant jusqu'à envisager l'émergence d'un « dieu » numérique appelé à prendre le contrôle du destin de l'humanité, ou à fusionner avec elle.

Selon le spécialiste américain de l'informatique Moshe Vardi, l'intelligence artificielle pourrait mettre 50% de l'humanité au chômage. « Nous approchons d'une époque où les machines pourront surpasser les hommes dans presque toutes les tâches ». Son avènement poserait, à terme, la question de l'utilité même de l'espèce humaine

Les enjeux éthiques et de responsabilité

Éthique : Dans un contexte d'utilisation croissante de robots et de robots disposant parfois d'une relative "semi-autonomie" (de la tondeuse à gazon autonome aux drones sophistiqués, en passant par la rame de métro sans chauffeur, ou l'assistance à opération chirurgicale, éventuellement à distance, etc..). La notion de responsabilité juridique liée à l'utilisation de robots pourrait évoluer et poser de nouvelles questions éthiques, notamment en cas d'accident, d'impacts sur l'environnement ou la santé, voire en cas d'attaque volontaire (des robots sont déjà utilisé militairement et/ou pourront l'être pour des observations, enquêtes ou intrusions illégale, pour provoquer ou violemment réprimer des soulèvements, ou lors de troubles civils divers, incluant opérations de répression, guérilla ou contre-guérillas).

Pour le droit : Plus l'intermédiaire robotisé disposera d'autonomie, plus il pourrait à l'avenir bouleverser le droit international humanitaire et compliquer la tâche de juger de l'intention du fabricant, programmeur ou utilisateur d'un robot dont l'action aurait eu des conséquences dommageables pour des hommes ou l'environnement. Les tribunaux internationaux sont déjà compétents en termes de crime de guerre, crime contre l'humanité et génocides, mais la situation est plus complexes concernant le renseignement ou des accidents liés à des usages civils ou de robot en tant qu'arme non-létale destiné par exemple à séparer des adversaires dans une volonté de maintien ou rétablissement de la paix.

Enjeux prospectifs : Le robot qui se retourne contre son fabricant, n'est plus maîtrisé, ou prend une autonomie inattendue est un thème fréquent de la science-fiction, mais qui intéresse aussi les militaires, dont certains suggèrent qu'il serait utile de créer une « responsabilité du fait des choses » en Droit international public.

De nouveaux défis moraux et environnementaux sont également posés par les nanotechnologies et le développement plausible ou en cours de robots très miniaturisés comme les nanorobots, voire dans un futur proche les bio-nanorobots.

La cohabitation entre le robot et l’homme est-elle donc possible ?

Les robots ont la cote auprès du grand public. Le film Transformers pulvérise les records du box office tandis que la saga Terminator reste une valeur sûre.
Depuis l’Antiquité, l’homme tente avec acharnement de reconstituer mécaniquement le vivant. Les premiers « êtres » mécaniques sont les automates mais ces derniers sont dépourvus d’organes sensoriels. Il faut attendre le début du 20e siècle pour que les premiers robots fassent leur apparition. Aujourd’hui, de nombreuses recherches sont effectuées sur l’intelligence artificielle. Peut-être qu’un jour les robots deviendront-ils  indépendants et pourront se passer de l’homme.

Pourquoi les robots nous fascinent-ils ?

Pourquoi l’homme s’obstine t-il à vouloir créer un être mécanique doué de raison ? Nous vivons dans une société où la machine est devenue reine, souvent au détriment de l’homme. Plus nos machines deviennent perfectionnées et rentables, plus l’individu perd de sa valeur. Cette constatation ne nous empêche nullement de continuer nos recherches. Dans certaines circonstances, ces robots peuvent effectivement se révéler très utiles. Imaginez un robot capable de détecter des alpinistes pris sous une avalanche et qui prendrait toutes les décisions appropriées pour les sauver ou un robot qui pourrait récupérer la boîte noire d’un avion tombé en plein océan. Là où l’homme ne peut intervenir, le robot devient indispensable. C’est notamment le cas pour l’exploration spatiale. Mais, si les robots nous fascinent, ils nous font également peur, du moins en Occident. Effectivement, en Asie, les robots sont très bien perçus.

La littérature et le cinéma ont largement contribué à entretenir nos craintes. La robotique est associée à notre propre régression. A travers les films ou les livres ( I Robot, Terminator, Matrix, I.A, l’homme bicentenaire, planète interdite), les progrès technologiques nous sont présentés comme une menace qui peuvent aboutir à la destruction de l’humanité. L’écrivain Asimov, très prévoyant, a eu la bonne idée de programmer les robots afin qu’ils deviennent les gardiens de l’humanité. Mais, comme toujours, un grain de sable vient enrayer le processus et une fois encore les robots se retournent contre leurs créateurs. Les films de SF sont un exutoire à nos angoisses. Nous avons fait en sorte de devenir l’espèce dominante tout en sachant que d’autres espèces, avant nous, ont dominé le monde pour finalement disparaître. (Les dinosaures)

Aucun règne n'est éternel.

Aucune autre espèce ne peut nous concurrencer. Par contre, la science pourrait bien créer l’arme absolue : un être mécanique plus intelligent, plus fort, plus rapide et surtout immortel. Imaginer un robot tellement intelligent qu’il pourrait apprendre de lui-même et serait capable de ce reproduire lui-même il deviendrait par ce faite immortel (voir le sujet sur les sonde de Von Neumann). Si un tel être venait à être créé, pourquoi se contenterait-il du second rôle ? Si conflit il y a, nous ne sommes pas certains de remporter cette guerre là.

Les robots contribuent au savoir. Les applications en seront saines ou malsaines, selon l’éthique des chercheurs et des industriels. Mais, cela n’est pas le propre des roboticiens, c’est le propre de l’Homme. » On ne peut pas leur donner tord mais n’est-ce pas une façon de se décharger de toutes responsabilités ? C’est sans doute le même type de discours qu’ont dû tenir les scientifiques qui ont créé la première bombe atomique. Les chercheurs qui travaillent sur des robots militaires doivent bien se douter que l’utilisation qui va en être faite ne pourra pas être pacifique. Ceux qui créé des robots sensés remplacer l’homme réfléchissent-ils à l’implication en terme d’équilibre social et économique ? Ne pas réfléchir aux conséquences de ses propres inventions me semblent un peu léger, voire totalement irresponsable.

Si les robots nous font peur c’est bien parce que nous savons ce que l’homme en fera, en partie, une mauvaise utilisation. Et si certains chercheurs se donnent la peine de se dédouaner, c’est bien parce qu’au fond d’eux, ils en ont conscience.

c104-2.jpg Et si une autre civilisation nous contacte basé sur l' Intelligence Artificielle et leurs technologiquement a mille lieux de la nôtre. Voir même des Sondes de Von Neumann. Comment réagiront-ils face à nous ?capture03-42.jpgNotre cerveau fonctionne avec 10puissance16 calculs par seconde la même chose sera possible en 2020 auprès des ordinateurs pour 1000 dollars

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