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LES AGROGLYPHES

Un cercle de culture (souvent appelé par le nom anglais, crop circle et parfois par le néologisme « agroglyphe »), est un motif réalisé dans un champ de céréales (généralement de blé) par flexion des épis, dans le but de représenter diverses formes géométriques dont l'ensemble est visible depuis le ciel.

capture19-24.jpgCercle de culture ou agroglyphe (ici de type « fractal »). capture20-23.jpgAgroglyphe en Suisse

Ces formes peuvent aller d'un simple cercle de quelques mètres de diamètre à des compositions de plusieurs centaines de mètres impliquant de nombreuses sections.

Les premiers agroglyphes connus datent de la fin des années 1960 en Australie, au Canada et en Angleterre et ont, par la suite, inspiré deux Anglais, Doug Bower et Dave Chorley, qui ont déclaré, en 1991, en avoir réalisé des centaines d'autres à partir de 1978 par plaisanterie.

Bien qu'une majorité de scientifiques et les sceptiques affirment que l'origine des agroglyphes apparus dans la campagne anglaise est maintenant connue, divers amateurs de phénomènes paranormaux continuent d'avancer de très nombreuses explications alternatives pour l'apparition des agroglyphes : phénomènes naturels inconnus, manifestations ufologiques ou manifestations d'énergie.

Étymologie

L'expression « cercle de culture » est une traduction directe du mot anglais crop circle (inventé par l'ingénieur britannique Colin Andrews à la fin des années 1970). On rencontre aussi mais moins souvent la traduction « cercle de récolte ». « Agroglyphe », quant à lui, est un néologisme savant issu de agro- et de glyphe (littéralement « représentation graphique dans l'agriculture »). L'étude de la formation de motifs géométriques dans les champs est la « céréologie » et les personnes étudiant ce sujet sont des « céréologues ».

Gravure du « diable faucheur »

capture21-24.jpgReprésentation symbolique d'un « diable faucheur » dans une gazette anglaise du XVIIe siècle.

Selon Peter Jan Margry et Herman Roodenburg, les folkoristes sont muets sur la formation de cercles de culture au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle, ce qui indique qu'on a probablement affaire à un phénomène moderne.

Des céréologues présentent comme étant l'ancêtre des cercles de culture la gravure d'un « diable faucheur » (Mowing-Devil), occupé à faucher une aire en forme d'anneau dans un champ d'avoine, figurant dans une gazette de 1678. Le texte d'accompagnement dit que le fermier, irrité par la rémunération excessive demandée par son faucheur pour accomplir son travail, jura qu'il préfèrerait que ce soit le diable lui-même qui s'en charge. Dans la nuit, le champ fut pris dans des flammes et le lendemain matin on retrouva l'avoine parfaitement fauchée. Cependant, dans la mesure où l'avoine est non pas couchée mais fauchée, on ne saurait voir dans cette gravure un ancêtre du cercle de culture.

Apparition des agroglyphes

Le 19 janvier 1966, George Pedlez, propriétaire d'une plantation en Australie, près de la ville de Tully prétend avoir été témoin du décollage d'un aéronef qui se serait posé dans un marécage. On découvre dans les roseaux ce qu'on qualifie à l'époque du nom de saucer's nest (« nid de soucoupe »), un aplatissement des végétaux de manière circulaire. D'autres nids de soucoupe sont découverts par la suite dans le voisinage. On peut penser que cette histoire a inspiré certaines personnes, dont un certain Doug Bower, à faire des nids de soucoupe dans les champs . Une décennie plus tard, le même Doug Bower devait importer cette idée en Angleterre et, en compagnie de son compère Dave Chorley, multiplier les cercles dans des cultures, donnant ainsi naissance au mythe des crop circles (agroglyphes).

Au Canada, un fermier de Duhamel, Alberta, découvre des cercles de culture le 5 août 1967. Dans les semaines précédentes, plusieurs personnes avaient déclaré avoir vu des ovnis. Le rapport d'enquête conclut qu'il n'y avait pas de signe évident d'intervention humaine ni de trace d'activité chimique ni de radioactivité. D'autres cercles apparaissent dans le sud de l'Angleterre, en Hampshire, Wiltshire et dans les contrées avoisinantes, à partir de 1978.

Au fil du temps, à mesure que le nombre des crop circles croît, les motifs deviennent de plus en plus complexes : alors que les premiers agroglyphes étaient de simples disques, certains de ceux apparus dans les années 1990 et 2000, sont de plus en plus élaborés et complexes. Les agroglyphes se répandent dans plusieurs régions du monde.

Origine des agroglyphes

Explication scientifique

capture22-23.jpgAgroglyphe de type fractal

L'explication rationnelle admise aujourd'hui est que les agroglyphes sont des créations humaines, soit relevant du canular, soit similaires aux créations du Land Art ou encore aux graffitis dans un milieu urbain.

Canulars

La création des agroglyphes réalisés à partir de 1978 a été revendiquée par deux fermiers anglais, Doug Bower et Dave Chorley, dans la région d'Avebury dans le district de Marlborough. Ils expliquèrent plus tard leur intention de faire une plaisanterie, inspirée par les « saucer's nest » d'Australie en 1966.

Créations artistiques

Il existe plusieurs groupes artistiques créant des agroglyphes et apportant la preuve qu'ils en sont bien les auteurs ainsi que des explications sur la manière dont sont fabriqués ces agroglyphes. C'est la cas notamment du Circlemakers arts collective, un collectif fondé par John Lundberg dans les années 1990 et qui, en mars 1998, réalisa, de nuit, en quatre heures de temps, un agroglyphe complexe dont le dessin intégrait des éléments renvoyant à des cercles de culture ayant marqué l'histoire de la spécialité. Filmée par NBC en Nouvelle-Zélande pour une émission intitulée « Unmasked: The Secrets of Deception » (« Démasqué : les secrets d'une supercherie »), l'opération fut vue au mois de mai par 25 millions de téléspectateurs aux États-Unis, avant d'être diffusée, dans les semaines suivantes, dans le reste du monde.

Agroglyphes publicitaires

Par ailleurs, des médias, à grand renfort de publicité, ont fait réaliser à leur compte des agroglyphes ou autres motifs :

  • Les agroglyphes réalisés par la société Distrimix en bordure de l'autoroute A6 entre Joigny et Auxerre avaient un but publicitaire car le message textuel, associé à un logo, dépeint une marque d'une manière plus originale qu'un panneau publicitaire classique, et attire, de ce fait, plus facilement le regard.
  • Le quotidien The Sun commanda un agroglyphe circulaire géant faisant la publicité des Jeux olympiques de Londres 2012 et décoré des cinq anneaux entrelacés traditionnels, le piquant de cette pub étant d'avoir été réalisée sur le sol français, en plein jour, par une équipe de six « faiseurs de cercles » britanniques. Durée de la réalisation : sept heures, puis retour à Londres avant le coucher du soleil ;
  • La chaîne de télévision britannique Sky One fit réaliser un sudoku géant dans une pâture, avec des bâches blanches et des feuilles de plastique (ce n'est donc pas un agroglyphe). Sky One proposa au public de résoudre le jeu et le gagnant reçut de la chaîne une récompense de 5 000 livres (9 000 €). Du point de vue de la démarche, il s'agit d'une production comparable aux graffitis muraux.
  • En 2006, l'Oregon State University Linux Users Group a conçu un cercle de culture géant représentant le logo du navigateur Web Firefox dans un champ de maïs de l'Oregon. Le crop circle gigantesque, qui s'étend sur 45 000 mètres carrés, a été créé à l'occasion du 50 millionième téléchargement de Firefox.

 

Explications alternatives

Phénomène naturel

capture23-24.jpgUn tourbillon de vent qui pourrait être à l'origine de modification des cultures

Plusieurs théories ont été émises attribuant aux agroglyphes une origine naturelle (tourbillons de vent, « éclairs en boule », vortex de plasma, champs magnétiques, etc.). Cependant ces hypothèses expliquent difficilement les agroglyphes complexes ayant des formes géométriques élaborées, circulaires ou elliptiques, parfois multiples et symétriques, ou des motifs radiaux ou angulaires, ou encore symétriques voire asymétriques.

Origine terrestre militaire

capture24-23.jpgChamp d'antennes du HAARP

Le projet américain Initiative de défense stratégique, l'utilisation des lasers de puissance et plusieurs projets comme HAARP, sont aussi mentionnés.

Boule de lumière et origine extraterrestre

La théorie alternative avancée par citoyens amateurs est celle que les cercles de céréales auraient été causés par des boules de lumières, naturelles ou extraterrestres. Parmi ces citoyens amateurs, le BLT Research Team, Inc, dont le nom est constitué des initiales de ses trois initiateurs : John Burke (homme d'affaires new yorkais), W. C. Levengood (biophysicien du Michigan) et Nancy Talbott (collaborant par ailleurs à l'université du Maryland et au Harvard College) a acquis une certaine notoriété dans le domaine. Les membres de ce groupe disent rechercher les causes, naturelles inconnues ou autres, à l'origine de ces phénomènes et disent avoir découvert des isotopes radioactifs rares dans les agroglyphes, ils auraient aussi trouvé des modifications structurelles profondes dans les nœuds des plantes tressées (et non simplement couchées) qu'ils pensent provenir soit d'un « vortex de plasma » (phénomène naturel), soit d'un flux délibéré de deutérons (phénomène provoqué par une volonté humaine ou extraterrestre). Selon eux, de telles boules de lumières émettraient des micro-ondes qui réaliseraient la forme dans les blés. L'origine de ces boules n'est pas précisément définie. Dans un article de 1999, Levengood et Talbott prétendent que les blés ont été irradiés. E. H. Haselhoff (2001) propose dans la foulée un modèle physique explicatif. Leurs travaux, publiés dans deux revues à comité de lecture, le Journal of Scientific Exploration et Physiologia Plantarum, ont cependant été contestés, particulièrement sur le plan méthodologique, par le sceptique Joe Nickell dans son article Levengood's Crop-Circle Plant Research sur le site du Committee for Skeptical Inquiry.

capture25-19.jpgUne représentation du XIXe siècle d'une boule de lumière probablement de la foudre globulaire

Joe Nickell, membre du Committee for Skeptical Inquiry, a mis en question la fiabilité de ces résultats : il n'y a pas d'indication que l'analyse ait été faite en double-aveugle et il semblerait que les laboratoires ne puissent pas distinguer les épis de blé qui proviennent des agroglyphes de ceux qui n'en proviennent pas, si on ne leur donne pas l'information avant toute analyse. De plus, le modèle de Haselhoff (2001), selon ses propres dires, n'explique pas comment les micro-ondes coucheraient les épis de blé ni comment ils traceraient la forme de l'agroglyphe dans le champ, mais seulement une possible différence de longueur entre les épis.

Certains scientifiques, plus prudents, se contentent d'étudier le phénomène sans prétendre en expliquer l'origine exacte. Le physicien néerlandais Eltjo H. Haselhoff, dans son ouvrage The Deepening Complexity of Crop Circles (litt. « La complexité croissante des cercles de culture », traduit par Les Cercles dans les blés), pense avoir apporté la preuve que certains cercles de culture, en raison de diverses particularités biologiques et physiques, ne pouvaient pas avoir été fabriqués de façon simple par des êtres humains (mystificateurs ou autres groupes utilisant des moyens rudimentaires tels que des planches et des cordes). Même s'il avance l'hypothèse de boules lumineuses pour expliquer des traces de radiations à caractère électromagnétique, il ne prétend pas pour autant connaître l'origine de ces boules. De son côté, le biophysicien américain William C. Levengood a effectué des expériences montrant des déformations anormales et, d'après lui, jusqu'à ce jour inexplicables, des nœuds des tiges de céréales situées à l'intérieur d'un grand nombre de crop circles.

capture26-21.jpgDessin parodique de l'explication extraterrestre. L'extraterrestre dit « J'adore semer la confusion dans leur l'esprit !»

Thèse spiritualiste

Pour d'autres auteurs, tel que l'architecte français Umberto Molinaro, les agroglyphes authentiques auraient des particularités, la conductivité des végétaux prélevés à l'intérieur des cercles différerait de celle des végétaux prélevés à l'extérieur des cercles. Il considère que ce phénomène serait l'œuvre de « forces spirituelles [qui] agissent donc pour aider les humains à s’éveiller. Pour certains il s’agit d’extraterrestres, pour d’autres c’est l’œuvre de la Source, du Divin, ou les forces de la nature, les Dévas et le petit peuple invisible, c’est aussi la présence des désincarnés et des Maîtres ascensionnés, et le signal fraternel d’êtres existant de l’autre côté des étoiles ». Selon un autre auteur populaire, Colin Andrews, conseillé pour le film Signes, fondateur de Circles Phenomenon Research et inventeur de l'expression « crop circle », 80 pour cent des cercles seraient des œuvres artistiques humaines et les 20 pour cent restants auraient une autre origine. D'après lui, le phénomène « indique une période de chaos qui pourrait être empêchée par une évolution de la conscience humaine ». Son livre de 1989, Circular evidence, est un best-seller international qui a contribué à rendre le sujet populaire.

Les agroglyphes dans la fiction

  • Dans le film Chicken Little (2005), des agroglyphes sont créés par des extraterrestres alors qu'ils poursuivent les héros à travers un champ de maïs ;
  • Signes, un film de science-fiction au sujet des agroglyphes, écrit et réalisé par M. Night Shyamalan et diffusé durant l'été 2002, attribue aux extraterrestres la formation de motifs en cercles dans les champs de blé et autres céréales ;
  • Roswell, série télévisée consacrée à un groupe d'extra-terrestres, montrant des agroglyphes dans son générique

Deux catégories d'agroglyphes...et deux catégories d'auteurs

Deux agroglyphes de types très différents de ceux décrits précédemment sont apparus en Angleterre ces dernières années.

Le premier en 2001 au pied de l'observatoire astronomique de Chibolton, formé de deux parties : la représentation d'un visage « humanoïde » d'une part, et un rectangle contenant une grille de points d'autre part, appelé message de Chibolton, du nom de l'observatoire. Ce message a pu être décodé aisément quand on s'est aperçu que l'agroglyphe ressemblait beaucoup à la représentation visuelle du message envoyé par une équipe de chercheurs astronomes en 1974 à destination d'étoiles lointaines, dans le cadre d'un programme de recherche sur l'existence d'autres intelligences dans l'univers. Ce programme américain du SETI (Search for Extra Terrestrial Intelligences, ou recherches d'intelligences extraterrestres), dirigé par Carl Sagan, avait envoyé un message codé sous forme d'ondes électromagnétiques avec le télescope d'Arecibo(Porto Rico).

capt-h174103-001.jpgQuand on représente ce message sous forme visuelle, on se rend compte en effet que sa structure est très semblable à celle du message découvert dans le champ de Chibolton, ce qui indique que le code utilisé est le même. Mais des différences apparaissent, ce qui permet de considérer que le message de Chibolton constitue une « réponse « au message d'Arecibo. Et connaissant donc le code de ces messages, la réponse a pu être décryptée.

De la même façon que l'homme « se présentait » lui-même dans le message envoyé à Arecibo en 1974, l'auteur de cet agroglyphe a donné quelques indications sur son identité dans le message reçu à Chibolton en 2001. Mais ces indications sont évidemment sujettes à discussion, et ne donnent pas de réponse explicite

Une interprétation du message de Chibolton (2001)

Dans la ligne supérieure, sont indiqués les chiffres de 1 à 10 exprimés en code binaire. Cette ligne est identique dans les deux messages.

Au dessous figurent, dans le message d'Arecibo, les numéros atomiques des éléments principaux qui constituent l'ADN du corps humain, à savoir l'hydrogène, l'oxygène, le carbone, l'azote et le phosphore. Une première différence apparaît dans la réponse de Chibolton : l'élément Silicium a été ajouté, signifiant que l'auteur de cette réponse possède aussi du silicium dans son ADN, en plus des mêmes éléments que nous.

Plus bas figurent, sur quatre lignes, les formules chimiques des nucléotides qui constituent la base de l'ADN humain. Les mêmes formules moléculaires apparaissent dans le message-réponse, ce qui montre que la constitution physique de leurs auteurs est vraiment très proche de celle des êtres humains.

Au dessous nous trouvons un schéma simplifié de la molécule d'ADN, avec le nombre de nucléotides de base qui la constituent. Dans la réponse, on voit aisément que la molécule correspondante chez les auteurs de la réponse est plus complexe.

Puis au dessous et au centre, la représentation de la silhouette d'un être humain avec, à droite, la taille moyenne (1,74 m) et, à gauche, la population mondiale en 1974 (4,29 milliards). Dans le message réponse, on découvre la silhouette d'un être représenté avec une grosse tête, de petite taille (1,01 m), la population correspondante étant de 21,3 milliards.

Au dessous nous avons, dans le message d'Arecibo, une représentation du système solaire avec le soleil (à droite) et ses neuf planètes. La troisième planète (à partir du soleil) est décalée pour signifier que les êtres humains auteurs du message habitent cette planète : la Terre. Les quatre planètes suivantes, qui sont des planètes géantes, sont représentées avec de plus grandes dimensions.

Dans le message réponse de Chibolton, on a également une étoile et ses neuf planètes, qui donnent donc une information sur le système stellaire occupé par les auteurs du message, mais le code utilisé (choisi par les hommes) ne prévoyait pas de donner plus de précision ! On se trouve confronté à cette coïncidence que ce système stellaire possède le même nombre de planètes que notre propre système solaire : est-elle significative ? Je propose l'hypothèse de travail, même si elle peut paraître extravagante, que les deux systèmes pourraient bien être les mêmes. Dans cette hypothèse, l'auteur serait alors présent sur les planètes décalées : numéro trois (la Terre), quatre (Mars) et cinq (Jupiter). Mais cette cinquième planète n'est pas représentée simplement comme dans le message initial d'Arecibo. On a ici un ensemble de quatre « points », qui font penser aux quatre satellites de Jupiter. Or il se trouve justement que la planète Jupiter est une planète gazeuse, donc impropre à une vie matérielle, mais qu'elle possède quatre satellites principaux de nature tellurique (que Galilée avait observé le premier à l'aide de sa lunette). Elle en possède en réalité un grand nombre d'autres, mais qui sont de plus petites tailles. Cette représentation de ce qui pourrait être les quatre satellites principaux de Jupiter tend à donner un peu de poids à l'hypothèse précédente.

En bas du message d'Arecibo, nous trouvons une représentation schématique du télescope qui a servi à l'émission (on voit la source du signal au centre, celui-ci étant réfléchi symétriquement par le miroir vers le bas), avec ses caractéristiques géométriques.

Au bas du message de Chibolton, on est donc censé trouver également une représentation de l'instrument qui a servi à l'émission du message. Or les spécialistes s'accordent à voir dans cette représentation une copie (simplifiée) de l'agroglyphe apparu l'année précédente (en 2000)... au pied du même télescope de Chibolton

Mais le fait que cette antenne, qui est censée être l'instrument avec lequel a été envoyé le message de Chibolton, soit située au pied même de l'observatoire, pourrait bien traduire le fait que le message a été envoyé depuis là-même, c'est-à-dire que l'auteur est présent là-même, autrement dit est présent parmi nous ! Cette conclusion, qui paraît extravagante, est en tout cas cohérente avec l'interprétation proposée pour la ligne précédente, selon laquelle l'auteur serait présent sur Terre !

capt-h174103-003.jpgIl est évident que tout ce raisonnement est parfaitement discutable et ne constitue en rien une démonstration, mais il présente l'avantage d'être cohérent. Il tend à montrer que l'auteur du message de Chibolton est un être de type humanoïde (voir le visage associé au message) mais pourvu d'un corps de petite taille et d'une grosse tête (par rapport à l'homme). Mais sa civilisation pourrait être présente sur plusieurs planètes de notre système solaire (dont la Terre !). Son corps n'aurait sans doute pas la même densité que le nôtre puisqu'il a réalisé cet agroglyphe au pied de l'observatoire sans avoir été vu : il possèderait donc apparemment la capacité de se rendre invisible, c'est-à-dire de se dématérialiser... Science-fiction ou réalité ? L'agroglyphe de Chibolton en tout cas était bien réel.

Traduction du message de Crabwood (2002)

Le deuxième agroglyphe de type différent est apparu en 2002 a Crabwood, près de la ville de Winchester, dans la même région que le précédent. Il représentait aussi un visage mais de type différent (type alien), associé à un disque dans lequel était comme « imprimé » un message (photos 7, 8 et 9). On y voit en effet une série de « points » alignés sur une spirale, ce qui fait inévitablement penser à un disque compact contenant des informations imprimées sur une piste de lecture. Ce message a pu être décodé facilement car il s'est avéré être la traduction en langage ASCII (en langage informatique) d'un texte écrit en anglais. Ce texte ne fournit pas non plus de réponse explicite sur l'identité de son auteur, mais le visage associé indiquerait que l'auteur serait un être « extraterrestre » de type différent de l'homme, et différent de l'auteur du message de Chibolton.

capt-h174103-004.jpgIl faut bien réaliser que cet agroglyphe est le premier et le dernier à ce jour, c'est le seul qui contienne un message écrit dans une langue humaine, l'anglais transcrit en code ASCII.

capt-h174103-002.jpgAprès traduction en français, nous obtenons : « Méfiez-vous des porteurs de faux cadeaux et des promesses non tenues. Beaucoup de peine mais il est encore temps. Croyez. Il y a du bon là-bas. Nous nous opposons à la tromperie. »

Ce message énigmatique veut nous inciter à la prudence, au discernement, et à ne pas céder aux illusions...

Ces deux agroglyphes sont tout à fait originaux et absolument uniques : non seulement ce sont les deux seuls qui représentent un visage parmi les milliers de formations observées jusqu'à présent ; mais ce sont aussi les deux seuls qui contiennent un message explicite contenant des informations intelligibles adressées à l'homme.

Ceci pourrait d'ailleurs nous faire suspecter une supercherie humaine, mais il faut remarquer que le message de Chibolton par exemple a été réalisé presque sous les fenêtres de l'observatoire dans lequel travaillent en permanence un grand nombre de météorologistes, et dans un champ dont l'accès est interdit.

De plus, les techniques d'expression utilisées dans le premier message (grille de points dans un rectangle) comme dans le deuxième (ligne de points alignés en spirale dans un cercle) sont aussi tout à fait originales. Quelques formations des dernières années représentent bien un disque avec une série de points, mais dans ces cas-là cela reste une représentation purement géométrique, sans aucun contenu explicite de message codé.

Par contre, les milliers d'agroglyphes qui ont été observés depuis le début des années 1990 (quand les auteurs ont dépassé le stade des cercles et des segments) ont un rapport souvent évident avec la géométrie sacrée, ou avec le symbolisme ésotérique, ou des théories mathématiques ou physiques, etc... Mais ne contiennent jamais de message explicite et intelligible comme dans les deux cas précédents.

Les agroglyphes étant ainsi classés en deux catégories bien distinctes, nous pensons que les auteurs des agroglyphes authentiques peuvent aussi être classés en deux catégories différentes (au moins).

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